dimanche 20 février 2005

flagada

Je viens de terminer古都 (koto / la vieille Capitale / simplement et judicieusement traduit Kyôto en livre de poche), l'adaptation télévisée ドラマスペショール du roman de 川端康成 / Kawabata Yasunari. Pour une fois, je me suis pris à apprécier 上戸彩 / Ueto Aya, même si elle continue de m'agacer un peu...

J'aime beaucoup cette histoire, et voir, comme dans le roman, la ville traverser le temps à travers ses saisons m'a rendu nostalgique et révise mes projets japonais... En effet, à moins d'y partir travailler, ne serait il pas plus judicieux de travailler une année - je reprends du service à BNP Paribas le vendredi 1er avril - et ainsi économiser suffisament pour partir au Japon en avril 2006, à Kyôto précisemment, afin d'y rester le printemps, l'été, et goûter l'arrivée de l'automne... d'avril à octobre... avec un petit séjour intermédiaire, de retour en France, par exemple, histoire de dire bonjour à mon médecin...
Je peux toujours regarder des images de Tôkyô et ressentir comme une nostalgie pour cette ville électrique et excitante. Mais à regarder Kyôto, ses couleurs, ses teintes de verts, me reviennent ses goûts -le thé, le Tôfu-, ses sons et ses silences -cours d'eau, jardins, oiseaux, criquets, grillons et cigales... -ainsi que ses odeurs... et soudain ce n'est pas de la nostalgie, mais un manque, un manque cruel, et je me prends, en repensant à ses temples, ses sanctuaire et son rythme nonchalant, à m'être laisser tenter par Tôkyô pour ce séjour improvisé de fin décembre, et d'avoir oublié ma Capitale, Kyôto...
Ce n'est pas grave, il me fallait cela, et j'avais besoin d'autre chose... peut-être. Mais maintenant mon avis est fait, et c'est à nouveau Kyôto que je désire retrouver. Parout il y a des capitales et leurs provinces. Aux unes le pouvoir et le rythme, aux autres la nonchalance et la bonhommie. Mais aussi aux capitales la concentration, une sorte de pédanterie et aux province ce ringardisme souvent insupportable au milieu du rien, de la campagne. Kyôto est la ville parfaite, idéale. Beauté architecturale des grandes capitales, tranquilité et nonchalance de la province, et même un certain snobisme de provinciaux qui n'ont pas à se la jouer pour exister. On rêve de voir partir notre capitale vers Lyon ou Bordeau pour enfin savourer la tranquilité et l'architecture de Paris, débarassés de leurs snobs, et des "d'la night'...
Takeshi ne m'a rien envoyé pour la Saint Valentin, ne m'a rien répondu à un petit mail concernant ma visite à l'hopital de vendredi mais m'a en revanche beaucoup parlé de son problème d'argent concernant son appart... Il m'a même demandé si je pouvais l'aider. La page est tournée, bien sûr, de mon côté ! Du siens, je m'en moque complètement ! Les gens ont les problèmes qu'ils veulent bien avoir, moi, les miens me suffisent bien largement, et comme il ne partage pas les miens...
Dehors, il neige. Il refait extrèmement froid depuis quelques jours. Bah, on est encore en février... Je devais aller au cinéma avec Carlos, ce midi, mais entre le froid et de terribles courbatures dans le dos, j'ai renoncé et envoyé un sms pour me décommander. Grippe ? Je ne sais pas. Ca me rends parano, comme toujours... Mais à mon avis, 'avoir passé beaucoup de temps assis cette semaine n'a pas aidé. J'ai en effet "avalé" リング / Ring, le dorama (12 épisodes) ainsi que 翔太の寿司 / Shôta no sushi, un dorama (17 épisodes) très sympa, un gars qui apprend à faire des sushis... Rien que ça ! Petite remarque en passant, je suis assez lassé par les sous titres... Bref, cette semaine, j'ai été assez devant la télé, je ne crois pas que cela soit très bon... J'étais déprimé, pas envie de sortir de la maison... Bof, pas grave, c'est passé. Cette histoire à distance me plombait littéralement. Je m'en libère. Advienne ce qui doit arriver est enfin redevenue ma devise. Pour le reste, je ne m'occupe que de ce qui me laisse prise...
J'ai donc recontacté BNP Paribas après que mon ancienne collègue Odile m'eut informé que ma "remplaçante" avait été virée. Je retourne donc à Sofia en avril. Libéré du soucis travail. Par ailleurs, j'ai reçu un mail de confirmation après avoir envoyé il y a deux semaines un dossier de candidature pour un poste d'enseignant à Tôkyô. Bien sûr, cela m'intéresse, mais à choisir, je préfèrerait NOVA, s'ils pouvaient plutôt me proposer un poste à Osaka. Moins de risque sismique, mais surtout très grande proximité de Kyôto. 26 minutes en express (15 mn en Shinkansen) et Nara, 30 mn en express.
On verra bien. J'attends les résultats du JLPT cette semaine.
Bon, bref, je suis flagada de ma très grande passivité depuis un certain temps (mon retour en janvier ? mon retour en novembre ?), mais les choses avances et je retrouve mon chemin ! Je crois vraiment qu'en fait, je ne suis pas encore tout à fait rétablit de Kyôto... Pour la première fois de ma vie, j'ai eu la sensation que le temps s'était enfin arrêté. C'est à dire que mon temps à moi ne comptait plus, que seul existait le temps réel, celui de la ville, de mes promenades, et que je n'avait nulle bataille à mener pour gagner du temps, ralentir les temps, penser le temps. A Kyôto, j'ai laissé la ville prendre place en moi.
J'avais les yeux et le coeur grands ouverts.

mardi 15 février 2005

Nouveau look pour mon blog

Aujourd'hui, c'était la Saint-Valentin. Je suis frustré, pour tout dire, et je me pose des questions sur Takeshi... Sur ma relation, sur la distance, sur le temps qui passe, sur la réalité de ses sentiments, sur la réalité des miens. Ce n'est pas facile, d'être aussi éloignés que nous le sommes, d'avoir vécu les malentendus que nous avons vécu et de poursuivre ainsi comme s'ils n'avaient jamais existé. Takeshi n'est guère bavard sur ces sujets, je ne sais quoi trop penser. Bref, j'ai de terribles moments de doute. C'est aussi un peu ma faute, attendre, toujours attendre. Mais j'aimerai aussi de temps en temps un petit signe... Je crois que c'est cela, la distance, la séparation... Et le poids de notre histoire respective. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai fini par me laisser aller, par me détendre un peu, j'ai accpeter de me donner, de recevoir, et je me sens maintenant extrèmement vulnérable, fragile. Je pense que je sors un peu de cet état, mais je m'ys suis installé car il est très confortable, c'est un état d'inaction, d'inutilité, parfait pour jouer à la vistime.
J'ai cette nuit envoyé à minuit pile une petite photo arrangée par mes soins.

Je l'ai agrémentée d'un petit commentaire sur cette journée. Levé, je lui ai envoyé un autre petit mail gentil. A chaque fois il a répondu, et quand il a trouvé de retour de son travail son cadeau de St Valentin, il m'a envoyé un mail de remerciement... Cela dit, je ne trouve pas de place à des sentiments dans ses mail. On dit merci à ses copains, à ses amis, à ses parents aussi. Ma boîte aux lettres, elle, est restée désespérément vide... Et je n'ai reçu aucun mot un peu gentil...
On peut accepter cela d'une personne avec qui on est, et je crois aussi que c'est quelque chose que j'aime bien chez lui, ce jmenfoutisme pour ce genre de truc. Mais à 10000 km de distance, avec mon examen sangain dans la semaine, ça me démoralise... Et j'en arrive à me demander si à défaut d'être aimé, je ne suis pas plutôt rangé dans la catégorie des options, qu'on met de côté au cas où...
Plus d'une fois j'ai eu envie d'abdiquer, comme samedi où il ne m'a pas écrit et où je me suis dit, c'est bon, il m'écrit pas, j'ai des trucs à faire, je suis sorti, bibliothèque, amis/restau/dorama, et puis Yoshinobu au Centre ville pour de la conversation. Et puis vers 19h, un coup de fil de Takeshi, un peu inquiet parce que je ne lui avais pas envoyé de mails dans la journée... Il est extrèmement égoïste, peu communicatif mais finalement je découvrais une énorme inquiétude, mes mails le rassurent... Rentré, d'ailleurs, chez moi vers 20 heure ce samedi, il me rappelait plus tard (22 heures) car je n'avais pas répondu à son mail plus tôt...
Je n'ai pas de mal à croire à la symétrie de nos sentiments, où parfois l'un, parfois l'autre doute de l'autre, et puis se trouve démenti, une fois un appel impromptu, une fois une carte postale inattendue... Combien de temps endurerons nous ce calvaire avant de penser qu'il y a quelque chose d'absurde dedans. Ou plutôt car je suis certains que nous y pensons tous les 2, à cette absurdité qui guette, le jour où ce ne sera plus une pensée, mais un geste, une décision. Bah, la Saint Valentin passée, nous allons peut être dépassionner cela... jusqu'à ce qu'il trouve son colocataire et que je commence à me ronger de jalousie, de doutes, de douleurs.
Le plus étonnant en tout ça est en même temps ma très grande indifférence... C'est à dire que ma décision de vivre un temps au Japon est indépendante de lui, sans lui je me conçois très facilement avec un autre... Je ne cherche pas à le posséder comme j'ai longtemps fait. J'ai juste eu le sentiment d'être extrèmement proche et famillier avec lui, et je sais que ce sentiment a été réciproque. En général, les mecs me font tellement chier...
Mais bon, c'est une déprime de chômage, de jet-lag, d'après voyage, d'éloignement... Ca fait beaucoup ! Alors me revoici avec mon blog, relooké. Et recomposé puisqu'on y trouve également réuni mon Blog japonais d'octobre novembre... Avec un peu de patience, vous y trouverez quelques notes de mon séjour de décembre janvier, à leurs dates respectives... A vous de fouiller quand vous constaterez la présence de "janvier 2005" dans les archives...
J'ai revu beaucoup de monde depuis mon retour : Maria, enceinte. Fréddie, malade mais pas abattue comme elle a déjà pu être. Nicolas, enforme malgré la crève et pas encore parti à Marseille. Stéphane, Véronique et les demoiselles Héléna et Emilie. Alain, au retsau lors d'un de ses très rares passages à Paris. Carlos, au restau. Olivier Arezki hier devant un café. Thomas et Olivier "rasen" pour nos dorama, chez Kunitoraya samedi midi... etc, etc...
Bien, il ne me reste plus qu'à vous faire partager ma vie intéressante et palpitante, sous la forme d'un compte à rebours à suspens... Disons que "J", ce sera le 1er septembre 2005. Maintenant, on verra bien...

mardi 1 février 2005

久し振り,ね!Ca fait longtemps, hein ?

Ah, que de temps passé loin de vous... Ah, Tôkyô, où es-tu ? あ〜皆と僕は長い間に遠かったんだなぁ〜❦東京はどこ???

今から,東京では,恋人がいる。笑わないでよ!ね!愛している人は28歳の男性で,武史と言う.この人は本当に愛してくれているか.知っていないけど,言ってくれたので,信じている.Dorénavant, j'ai un petit ami a Tôkyô. On ne rit pas !!!! Celui que j'aime est un homme de 28 ans, il s'appelle Takeshi. Est-ce qu'il m'aime vraiment ? Je ne sais pas, mais comme il me l'a dit, je lui fait confiance.

Je reviendrais plus tard, et je vous mettrai des photos, et je vous raconterai le séjour, ou en tout cas je commencerai de le faire. Bye.

Ce matin, je lui ai envoyé une photo de mon petit déjeuner. On fait ce qu'on peut, hein, à 10 000 km...