Je suis content, ce midi : je viens de payer mes droits d'inscription, et j'ai enfin ma carte d'étudiant 2005/2006. Inalco, me revoilà!
Encore 1 mois avant le départ.
Week end chargé de fatigue : après midi de samedi avec Yoshinobu rue Montorgueil, soirée chez Stéphane, jusque tard dans la nuit, avec Véro, Nicole et Jean Claude. Le narguile est un truc redoutable... les gateaux Stohrer sont eux véritablement divins... A l'occasion, vers 2 heures, on a regardé Batman begin : c'est un très bon film.
Dimanche matin, comme toujours levé à 8 heures, claqué. Journée flasque limitée à la lessive du weekend. En soirée, soirée chez Julien qui part en Colombie.
Aujourd'hui, travail. Là, j'ai ma carte étudiant. Dans 1 semaine, ma carte MK2, je vais reprendre avec Beaubourg, aussi.
Le voyage approche, mais déjà j'organise mon retour : mes objectifs, clarifiés, nécessitent beaucoup d'organisation et le plus exécuté maintenant, lieux ce sera.
lundi 25 juillet 2005
samedi 9 juillet 2005
Attentat à Londres
Echanges de mails au contenus presques surréalistes vers 10 heures du matin, entre Alain et moi, rumeurs diverses au travail...
De moi à Alain :
"10h56
Je réfléchis beaucoup à mon avenir. C'est normal, dans 3 mois, il y aura un 4 devant ! J'ai une idée très claire de ce que je peux faire en France. Quand je pense à l'Angleterre, je ne sais trop. Si je pars, ce ne serait pas pour un trip, ce serait pour y rester un certain temps... Voilà pourquoi pour le moment, garder ce boulot ici, m'inscrire en Fac, etc, l'emporte nettement.
Contacter le middle à Londres, c'est être vraiment prêt à changer de vie.
Tout de go, une question. La vie est elle vraiment vivable, à Londres ? Tu m'a parlé de ton manque de soleil, par exemple. Y a t'il d'autres trucs qui te manquent de manière fondamentale ?
Pour le moment, je compte continuer comme si je restais ici. D'un autre côté, si je compte poursuivre l'étude du japonais, il n'y a pas que l'Inalco au monde... Car quand il y a du soleil, je me remets à aimer Paris, mais dès la grisaille installée, je me demande ce que je fais ici. A grisaille égale, Londres est elle plus vivable ?
Le middle de Londres est en crise de croissance, ça peut être une opportunité de me faire un peu de stabilité, reposer de nouveaux repères, et c'est pas à 50 ans que je devrai me lancer !
Si tu as un moindre avis, je suis ouvert...
Bise
Madjid"
De Alain :
"9h58
J’ai appris la sortie en France d’un film d’Emmanuel Carrere:“La moustache”. J’ai adore le livre: adore etant un bien grand mot tant il m’a mis mal a l’aise, et que ce fut un supplice a chaque page. Je ne saurais trop vous le recommander. Bonne journee
Alain "
"10:52
Difficile de repondre a une telle question:d'abord parce que je ne pense pas que nous ayons toi et moi, tout a fait le meme type de vie.
Oui la chaleur et le soleil manqué, mais sit u gagnes bien ta vie, le but peut etree de s'organiser des break et des visites dans toute l'europe. Car si la vie est chere a Londres, partir a l'etranger, faire le touriste te fait sentir riche.
Ici le temps n'est pas terrible depuis mon retour, mais l'energie gagnee pendant les vacances dure encore.
Londres c'est (comme partout - Paris, Japon, petite ville de province, Trinidad et Tobago) ce que tu en fais. Et ici, tu as plus de choix qu'ailleurs: culture, clubbing, defonce, le fait de ne pas se sentir totalement londonien après des annees, mais d'avoir toujours quelquechose a decouvrir.
En ce qui me concerne, j'arriverais a vivre toute ma vie professionnelle a londres (pas ma retraite, faut pas abuser non plus), si tant est que le boulot me motive encore, il y a suffisement de choses pour ce que je recherché. Mais le point primordial reste le salaire... tout depend, ici plus qu'ailleurs de ca...
A toi
Alain
Il y a eu une explosion a Liverpool street et les sirenes hurlent sans discontinuer a Waterloo"
De moi à Alain :
"11h55
T'es au courant des explosions du côté de la City ? La bourse est bloquée, le métro interrompu, on parle ici de 3 explosions, de blessés..."
De Alain à moi :
"Si tu lisais mon email jusqu'au bout..."
De moi à Alain :
"J'ai lu, bien sûr mais nos mails se croisent. Ici, on a des nouvelles de nos collègues à Londres à qui on a demandé de ne pas sortir. Il y a une autre banque, LCH, qui elle évacue... Le département "Londres" est perturbé... Les infos se croisent... Ca doit pas être facile de garder son sang froid.
J'espère juste que ce "n'est que l'IRA", c'est à dire que ça ne durera que peu de temps. Si c'était El Kaida...
On pense à toi"
De Alain à moi :
"Excuse pour la brutalite de ma reponse
Ce n'est pas le style de l'IRA (ni le moment pour eux).
Ai appele ma mere, une amie vient dormer chez moi ce soir. Elle ahbite loin dans le nord. Les rues autour de Waterloo sont pleines de voitures, et de gens qui marchent. Un ex collegue allant vers son boulot, est arrive a Wtaerloo mais ne pourra aller plus loin et commence son chemin a pied pour rentrer chez lui.
Moi je n'arrive a faire cet email commence il y a 2 heures...
Et ces sirenes... et ces sirenes...
On ressens le chaos, miles away from the explosions
Vos messages a tous me font du bien"
De moi à Alain :
"Je vais déjeuner. J'espère que c'est pas trop panique. Je reprends des nouvelles en revenant. Ici, on ne cause que de ça, on bosse pas des masses..."
De Alain à moi :
"Des explosions qui apparaissent de plus en plus comme etant des
attentats se produisent a londres. Pour le moment je suis vivant"
"Les nouvelles officielles font a l'heure ou j'ecris etat de 33 morts.
Ici les gens partent un par un deja, on s'organisent pour ceux qui ne peuvent pas rentrer. C'est moins l'abattement que ce matin. On s'est parle beaucoup. A chaque personne croisee, on pouvait remarque que le "Hi" n'etait plus suivi du "How are you" mais d'un regard lourd (la politesse anglaise a des limites, qu'on appelera plutot decence).
Ai d'autant plus volontiers dis oui a Benedicte qui cherchait quelquepart ou dormer que je ne me voyais pas rester seul ce soir. Plus un bruit alentour (plus de sirenes), la agre de Waterloo semble calme, quoiqu'elle continue a fonctionner. L'evening standard qui titre dans sa premiere edition sur les JO, dans sa deuxieme sur les attentats, mais excepter la premiere page le reste demeure identique.
Et puis les message d'amis, qui ont fait du bien pendant la journee et ce besoin imperieux de vous dire combien je vous aime.(Clothilde que j'avais eu du mal a joindre le jour des attentats de Madrid, m'a aussi texte)
Merci encore mille fois, je ne devrais plus tarder a quitter le boulot (si on peut appeler ca comme ca aujourd'hui). Alain"
Epilogue
De Alain à moi :
"Ca va bien.
Hier donc une amie est venue chez moi, et a coup de musique et de
discussion(on a refuse d'allumer la tele) on a fini par se coucher a
02.30. ce matin un peu fatigue, mais ca va.
Les londoniens en general ne se sont pas trop deplace pour venir bosser,
conformement aux consignes des autorites.
A cote de ca, je me demande pourquoi je me suis senti plus atteint que
pour les attentats de 95 par exemple ou j'etais a Paris. Mais c'est vrai
que ca me semble tres differents. Bises a toi, Alain"
Le Bilan final sera de 58 morts et plus de 700 blessés.
De moi à Alain :
"10h56
Je réfléchis beaucoup à mon avenir. C'est normal, dans 3 mois, il y aura un 4 devant ! J'ai une idée très claire de ce que je peux faire en France. Quand je pense à l'Angleterre, je ne sais trop. Si je pars, ce ne serait pas pour un trip, ce serait pour y rester un certain temps... Voilà pourquoi pour le moment, garder ce boulot ici, m'inscrire en Fac, etc, l'emporte nettement.
Contacter le middle à Londres, c'est être vraiment prêt à changer de vie.
Tout de go, une question. La vie est elle vraiment vivable, à Londres ? Tu m'a parlé de ton manque de soleil, par exemple. Y a t'il d'autres trucs qui te manquent de manière fondamentale ?
Pour le moment, je compte continuer comme si je restais ici. D'un autre côté, si je compte poursuivre l'étude du japonais, il n'y a pas que l'Inalco au monde... Car quand il y a du soleil, je me remets à aimer Paris, mais dès la grisaille installée, je me demande ce que je fais ici. A grisaille égale, Londres est elle plus vivable ?
Le middle de Londres est en crise de croissance, ça peut être une opportunité de me faire un peu de stabilité, reposer de nouveaux repères, et c'est pas à 50 ans que je devrai me lancer !
Si tu as un moindre avis, je suis ouvert...
Bise
Madjid"
De Alain :
"9h58
J’ai appris la sortie en France d’un film d’Emmanuel Carrere:“La moustache”. J’ai adore le livre: adore etant un bien grand mot tant il m’a mis mal a l’aise, et que ce fut un supplice a chaque page. Je ne saurais trop vous le recommander. Bonne journee
Alain "
"10:52
Difficile de repondre a une telle question:d'abord parce que je ne pense pas que nous ayons toi et moi, tout a fait le meme type de vie.
Oui la chaleur et le soleil manqué, mais sit u gagnes bien ta vie, le but peut etree de s'organiser des break et des visites dans toute l'europe. Car si la vie est chere a Londres, partir a l'etranger, faire le touriste te fait sentir riche.
Ici le temps n'est pas terrible depuis mon retour, mais l'energie gagnee pendant les vacances dure encore.
Londres c'est (comme partout - Paris, Japon, petite ville de province, Trinidad et Tobago) ce que tu en fais. Et ici, tu as plus de choix qu'ailleurs: culture, clubbing, defonce, le fait de ne pas se sentir totalement londonien après des annees, mais d'avoir toujours quelquechose a decouvrir.
En ce qui me concerne, j'arriverais a vivre toute ma vie professionnelle a londres (pas ma retraite, faut pas abuser non plus), si tant est que le boulot me motive encore, il y a suffisement de choses pour ce que je recherché. Mais le point primordial reste le salaire... tout depend, ici plus qu'ailleurs de ca...
A toi
Alain
Il y a eu une explosion a Liverpool street et les sirenes hurlent sans discontinuer a Waterloo"
De moi à Alain :
"11h55
T'es au courant des explosions du côté de la City ? La bourse est bloquée, le métro interrompu, on parle ici de 3 explosions, de blessés..."
De Alain à moi :
"Si tu lisais mon email jusqu'au bout..."
De moi à Alain :
"J'ai lu, bien sûr mais nos mails se croisent. Ici, on a des nouvelles de nos collègues à Londres à qui on a demandé de ne pas sortir. Il y a une autre banque, LCH, qui elle évacue... Le département "Londres" est perturbé... Les infos se croisent... Ca doit pas être facile de garder son sang froid.
J'espère juste que ce "n'est que l'IRA", c'est à dire que ça ne durera que peu de temps. Si c'était El Kaida...
On pense à toi"
De Alain à moi :
"Excuse pour la brutalite de ma reponse
Ce n'est pas le style de l'IRA (ni le moment pour eux).
Ai appele ma mere, une amie vient dormer chez moi ce soir. Elle ahbite loin dans le nord. Les rues autour de Waterloo sont pleines de voitures, et de gens qui marchent. Un ex collegue allant vers son boulot, est arrive a Wtaerloo mais ne pourra aller plus loin et commence son chemin a pied pour rentrer chez lui.
Moi je n'arrive a faire cet email commence il y a 2 heures...
Et ces sirenes... et ces sirenes...
On ressens le chaos, miles away from the explosions
Vos messages a tous me font du bien"
De moi à Alain :
"Je vais déjeuner. J'espère que c'est pas trop panique. Je reprends des nouvelles en revenant. Ici, on ne cause que de ça, on bosse pas des masses..."
De Alain à moi :
"Des explosions qui apparaissent de plus en plus comme etant des
attentats se produisent a londres. Pour le moment je suis vivant"
"Les nouvelles officielles font a l'heure ou j'ecris etat de 33 morts.
Ici les gens partent un par un deja, on s'organisent pour ceux qui ne peuvent pas rentrer. C'est moins l'abattement que ce matin. On s'est parle beaucoup. A chaque personne croisee, on pouvait remarque que le "Hi" n'etait plus suivi du "How are you" mais d'un regard lourd (la politesse anglaise a des limites, qu'on appelera plutot decence).
Ai d'autant plus volontiers dis oui a Benedicte qui cherchait quelquepart ou dormer que je ne me voyais pas rester seul ce soir. Plus un bruit alentour (plus de sirenes), la agre de Waterloo semble calme, quoiqu'elle continue a fonctionner. L'evening standard qui titre dans sa premiere edition sur les JO, dans sa deuxieme sur les attentats, mais excepter la premiere page le reste demeure identique.
Et puis les message d'amis, qui ont fait du bien pendant la journee et ce besoin imperieux de vous dire combien je vous aime.(Clothilde que j'avais eu du mal a joindre le jour des attentats de Madrid, m'a aussi texte)
Merci encore mille fois, je ne devrais plus tarder a quitter le boulot (si on peut appeler ca comme ca aujourd'hui). Alain"
Epilogue
De Alain à moi :
"Ca va bien.
Hier donc une amie est venue chez moi, et a coup de musique et de
discussion(on a refuse d'allumer la tele) on a fini par se coucher a
02.30. ce matin un peu fatigue, mais ca va.
Les londoniens en general ne se sont pas trop deplace pour venir bosser,
conformement aux consignes des autorites.
A cote de ca, je me demande pourquoi je me suis senti plus atteint que
pour les attentats de 95 par exemple ou j'etais a Paris. Mais c'est vrai
que ca me semble tres differents. Bises a toi, Alain"
Le Bilan final sera de 58 morts et plus de 700 blessés.
mercredi 6 juillet 2005
Envies de meurtres, rien que ça !
Si je vous disais que ma banquière n'est qu'une pauvre merde, me croiriez vous ? Eh bien c'est le cas, et je suis persuadé que c'est une expérience assez communément partagée... Cette personne m'a en effet fait envoyer un recommandé pour me prévenir qu'elle suspendait ma convention pour fonctionnement anormal du compte... Je suis allé immédiatement la voir.
-On n'avait pas rendez vous hier ?
Ca commence mal...
-non ! Vous m'avez envoyé ça !
- Ah, je n'ai pas le temps, j'ai du travail.
-Moi aussi, mais ça, c'est le vôtre !
Passent 2 minutes, elle revient.
- Asseyez vous.
Là, je lui demande de regarder mon compte, de m'expliquer où est le problème.
- Ben le voilà, le problème, vous n'avez pas de salaire !
- ???????
- Vous ne versez que des espèces !
- Et alors ? Ce sont des accomptes, et de toute façon vous voyez qu'il y a aussi des virements ! Vous croyez que les impôts me prendraient ce qu'ils prennent si je n'avait pas de salaire ?
- Moi je peux pas le savoir ! On va prendre rendez vous ! Vous m'apporterez vos fiches de paie.
- Votre courrier évoque d'autres courriers. Je ne les ai jamais reçus : vous pouvez me les montrer ?
- Je ne suis pas responsable de la distribution de la poste. C'est la bonne adresse, au moins que vous avez ?
- Vous pouvez être plus claire ? J'ai bien reçu mon recommandé...
- Eh bien, c'est la poste! Votre numéro de compte ?
...
- Vous me donnez votre numéro de téléphone ?
- Je vous l'ai déjà donné ! Et mon email aussi, mais vous ne téléphonez pas si vous vous posez des questions...
- Les clients sont assez grands pour gérer leur compte eux même !
- Vous pouvez expliquer ?
- Lundi à 14 h35
- Je travaille, ce n'est pas possible.
- Moi aussi, je travaille.
- Je sais, mais vous, me recevoir, c'est votre travail.
- Mardi à 11h45
- Non.
- Bon, mardi à 9h00
- Bien. J'aimerai aussi que vous m'expliquiez pourquoi vous n'avez pas répondu à un fax envoyé il y a une an, j'ai gardé l'accusé de réception. Je vous demandais l'arrêt de l'assurance parrainage...
- Bien, l'assurance parainnage...
Surréaliste, non ?
Je vais porter une première plainte auprès du médiateur...
+
Dois-je penser à un délit de faciès ? A une mise à l'index pour 3 mois sans emploi ?
Ca m'a énervé.
-On n'avait pas rendez vous hier ?
Ca commence mal...
-non ! Vous m'avez envoyé ça !
- Ah, je n'ai pas le temps, j'ai du travail.
-Moi aussi, mais ça, c'est le vôtre !
Passent 2 minutes, elle revient.
- Asseyez vous.
Là, je lui demande de regarder mon compte, de m'expliquer où est le problème.
- Ben le voilà, le problème, vous n'avez pas de salaire !
- ???????
- Vous ne versez que des espèces !
- Et alors ? Ce sont des accomptes, et de toute façon vous voyez qu'il y a aussi des virements ! Vous croyez que les impôts me prendraient ce qu'ils prennent si je n'avait pas de salaire ?
- Moi je peux pas le savoir ! On va prendre rendez vous ! Vous m'apporterez vos fiches de paie.
- Votre courrier évoque d'autres courriers. Je ne les ai jamais reçus : vous pouvez me les montrer ?
- Je ne suis pas responsable de la distribution de la poste. C'est la bonne adresse, au moins que vous avez ?
- Vous pouvez être plus claire ? J'ai bien reçu mon recommandé...
- Eh bien, c'est la poste! Votre numéro de compte ?
...
- Vous me donnez votre numéro de téléphone ?
- Je vous l'ai déjà donné ! Et mon email aussi, mais vous ne téléphonez pas si vous vous posez des questions...
- Les clients sont assez grands pour gérer leur compte eux même !
- Vous pouvez expliquer ?
- Lundi à 14 h35
- Je travaille, ce n'est pas possible.
- Moi aussi, je travaille.
- Je sais, mais vous, me recevoir, c'est votre travail.
- Mardi à 11h45
- Non.
- Bon, mardi à 9h00
- Bien. J'aimerai aussi que vous m'expliquiez pourquoi vous n'avez pas répondu à un fax envoyé il y a une an, j'ai gardé l'accusé de réception. Je vous demandais l'arrêt de l'assurance parrainage...
- Bien, l'assurance parainnage...
Surréaliste, non ?
Je vais porter une première plainte auprès du médiateur...
+
Dois-je penser à un délit de faciès ? A une mise à l'index pour 3 mois sans emploi ?
Ca m'a énervé.
mardi 5 juillet 2005
Extrait de ma promenade dominicale

Cliquez sur le titre!
Vous voyez, aujourd'hui, grande forme ! Mon deuxième post... pour vous faire partager mon retour de chez Maria, en passant par derrière chez moi, sur le Canal Saint Martin où il y avait une brocante. Il a fait très beau, ce dimanche. Je me suis arrêté plusieurs fois, ai pris mon temps.
J'ai notamment flashé sur cette télé, une belle ébènisterie.
Bonne vidéo !
lundi 4 juillet 2005
Parlez-moi d'moi, y'a qu'ça qui m'intéreeeeeseu...
Comme je l'écrivais à l'instant à mon ami Alain,
"Ben écoute, je pète la forme.
Après un long temps de réfléxion, j'ai décidé de ne pas me porter candidat à un travail en Grande Bretagne. Ce serait tentant, il y a des besoins. J'ai en revanche décidé de me réinscrire en DULCO de japonais et de le réussir, de reprendre mon analyse, cette fois en l'orientant vraiment sur la psychanalyse, de déménager même si cela va être difficile pour les raisons que tu sais (conjoncture, prix, etc). Je suis en très sérieuse réflexion sur une (ré)- adhésion au Parti Socialiste. Comme je n'ai plus aucune admiration / soumission et qu'être minoritaire me plait bien, je me dit que je vais bien m'amuser. Je compte toutefois adhérer dans mon arrondissement de travail, le 18ème, si tu vois ce que je veux dire... Ca va être rigolo, Jospin minoritaire... Je regarde les abonnements divers de spectacles, cinéma, etc...
En revanche, je pense que je vais prendre l'habitude d'aller à Londres plus souvent (un peu comme en ce moment), et de peut être aussi tester d'autres capitales Européennes. C'est désormais très abordable.
Partir travailler à Londres, c'est à mon avis le meilleurs moyen d'échapper à des obligations. C'est facile (il y a du taf, c'est bien payé), mais est-ce que je veux vraiment de cette vie là, finalement centrée autours du travail ? Je souhaite reprendre le japonais et à Londres cela sera impossible. Mon vrai "défi" cette année, cela va donc être de déménager, trouver une coloc sur Paris, par exemple... On verra.
Je renonce à beaucoup sur le court terme, mais je pense faire un bon choix sur le long terme.
Ici, temps de début juillet, en orages et chaleur moite.
Et toi, alors ? Comment va ? J'ai été étonné de recevoir ton avis d'absence la semaine dernière.
Je te (re)confirme que j'arrive la semaine prochaine, mercredi vers 18h50."
Fin de message.
Fin de semaine sympa, avec forte remonté des températures et idées de plus en plus claires, évidentes. J'ai téléchargé pas mal de matériel pour la 2ème année de DULCO, ma décision a été naturelle, et elle a entrainé beaucoup d'autres décisions. Comme une envie de bien me poser, pas m'allonger, non, me tenir droit, bien sur mes pieds, prêt à foncer. de là ont découlé d'autres désirs, enfouis sous la contamination et qui ne demandaient qu'à remonter à la surface tranquile rendue accessible par 10 ans de travail d'analyse. Je m'apprécie, je m'aime et je m'admire même, pour avoir su garder le cap sur l'essentiel malgré ce qui m'est arrivé, et de pouvoir en parler aussi facilement. Ainsi, mardi dernier, j'ai retrouvé Thomas avec qui je suis allé dîner de délicieux sushis, avant de faire notre devenu traditionnel échange de doramas, et cela m'a semblé naturel d'aborder le sujet de ma santé, de mon traitement. De même avec Carlos l'autre semaine, avent le spectacle de Noh à la MCJP. J'abhore l'idée qu'il puisse y avoir un "quelque chose" de l'ordre du non dit entre moi et les autres. Et comme je n'ai pas (plus) le sentiment d'être frappé d'une quelquonque malédiction. Je crois que c'est cela que j'aimais bien chez Jacques, à une époque où cela n'était pas facile, cette facilité à blaguer en public sur son Sida, ses T4 à moins de 50, ses infections aux yeux, ou ses terribles diarrhées liées à ces traitements alors redoutablement mal dosés, mal combinés. Je n'ai jamais ressenti le moindre malaise quand il faisait une blague, et pour tout dire, je les trouvais même plutôt drôle. On pouvait passer à autre chose. On comprenait ce qui pouvait se cacher derrière les mots, mais il n'y avait pas de mur. Avec Olivier, cette opacité, ces silences étaient pesants, je me demandais toujours "mais comment en parler", il balayait les questions si facilement. Il ne parlait que pour se plaindre et mettre cette contamination sur le dos d'une quelquonque malédiction qui commençait le jour de sa naissance, avec son abandon, et son adoption. Et il était généralement soul quand la pénible lithanie commençait. Moi, à l'époque, toujours négatif, je le plaignais, je culpabilisais. Quel idiot ! Il en a fallu, du temps, pour lui dire que son ivrognerie c'était de sa faute et qu'il n'avait que lui à accuser, et que sa contamination, c'était juste la faute à pas de chance, et que ça me faisait chier, ces plaintes sempiternelles alternées de commentaires méprisants sur les gens qui n'allaient pas dans les clubs où il allait, qui ne "connaisaient" pas tel ou tel éléments de branchitude dont je n'avait au passage strictement rien à faire...
Je ne veux vraiment pas faire subire ça aux autres (he he he, il suffit que je parle d'analyse pour trouver, au passage, ma phrase extrèmement pertinente!). Je le fais donc comme je le sens, et je veux que cette séropositivité soit tellement évidente, normale, naturelle, que personne ne se pose la question du "courage", "difficile", etc Je vais bien.
Je m'inscrit à l'Inalco justement pour ne pas laisser le dernier mot à ces 2 dernières années où il m'a été impossible de mener tout de front, où mon esprit errait dans le vague, incertain. Décider que c'était le moment de commencer un traitement m'a ouvert une autoroute fantastique.
JE NE ME CONSIDERE PAS COMME UN SEROPOSITIF, MAIS COMME UN ANCIEN SERONEGATIF.
Je n'ai pas oublié qui j'étais auparavant, et je suis toujours intransigeant à l'égars du bareback, du sexe non protégé. Je n'en veux pas à celui qui sur mon chemin a décidé de se lacher sans prévenir, parce que je sais reconnaître mon chemin. Mais je pense aussi à ces gamins tout fraichement débarqués dans leur séxualité, et qui eux, verront leur horizon rétrécis, amputé, et je me dis que le silence des gays sur les nouvelles contaminations est un déni de meurte/viol consciemment perpétré. Si la psychologie permet de comprendre le geste en lui restituant un sens, la justice, et particulièrement la justice qui découle de l'esprit que l'on se fait d'une "idée communautaire" m'invite à considérer ces comportements comme criminels. Et je continue de penser qu'une condamnation devrait être prononcée, quitte à ce qu'elle soit assortie d'un sursis équivalent et d'une obligation à commencer un travail de reconstruction psychologique.
Enfin...
Immense cogitation, idées qui se libèrent, je repense politique, littérature, art, desing, je regarde de nouveaux Paris avec des yeux neufs. Cette ville ne demande qu'à se donner à celui qui veut la prendre. Et qu'importe saleté, malpolitesse. Il y a comme une nonchalance finalement bien agréable... Paris n'est pas une ville à photographier, c'est une ville à raconter.
Suis allé chez Maria retrouver Dulcinia avec qui j'ai terminé la ré-installation de l'IMac. Maria va bientôt accoucher. Son appartement est sympa. Dans l'après midi, elle s'est reposé en regardant un documentaire sur une Japonaise devenue cuisinier, diffusé sur la 5ème. J'ai bien du en regarder 20 mn, c'était très intéressant. Elle parlait du regard des autres, du sentiment de différence, et derrière elle la couleur(s) verte du Japon, les maisons traditionelles, le chadô. Nostalgie.
Je suis revenu à vélo, longeant le Canal de l'Ourq. Nonchalance de La Villette, rempli de bronzeurs et bronzeuses, joggers et joggeuses, tranquilité de ce Parc, et puis après Jaurès sur Saint Martin, Vide Grenier. Beaux objets, comme une TV des années 50 avec une très belle ébénisterie, des sièges métalliques des années 40. Je me suis acheté une petite boule à neige "Pékin". Une fois achté, j'ai compris que je tenais à rester à Paris, à commencer à faire ce que je désire, sans attendre, maintenant, et non "recommencer", encore et encore.
J'ai entendu hier matin que Laurent Fabius était candidat à la candidature. "un travail, un toit, un savoir". En gros, des stages, des alloc familiales et du super Besson qui engraisseront les proprios, et des stages. Lamentable... Je ne me suis jamais autant senti "rocardo-mendesiste".
Hier soir, c'était chez Stéphane, sur la terrasse, avec Nicolas, Véronique. Comme c'est agréable...
Je lis le livre de G. Sieffert, Les religions du Japon.
Le travail est un job. Définitivement. Le savoir est une porte, qui ouvre d'autres portes. Elle me libèreront de ce travail crétin dans lequel je suis enfermé, mais qui me permet tout de même d'avoir été 3 mois au Japon ces 12 derniers mois... Je ne me plains pas. L'an prochain, en fin de mission ici, dans l'été, je repartirai pour trois mois, heureux je l'espère, d'avoir bouclé un DULCO.
J'ai beaucoup de choses à raconter, mais j'ai toute ma vie devant moi pour le faire, rien ne presse. Il y a ce journal et de nombreux romans qui m'en donneront l'occasion. Je ne suis pas inquiet.
Je vous laisse, c'est l'heure du déjeuner.
"Ben écoute, je pète la forme.
Après un long temps de réfléxion, j'ai décidé de ne pas me porter candidat à un travail en Grande Bretagne. Ce serait tentant, il y a des besoins. J'ai en revanche décidé de me réinscrire en DULCO de japonais et de le réussir, de reprendre mon analyse, cette fois en l'orientant vraiment sur la psychanalyse, de déménager même si cela va être difficile pour les raisons que tu sais (conjoncture, prix, etc). Je suis en très sérieuse réflexion sur une (ré)- adhésion au Parti Socialiste. Comme je n'ai plus aucune admiration / soumission et qu'être minoritaire me plait bien, je me dit que je vais bien m'amuser. Je compte toutefois adhérer dans mon arrondissement de travail, le 18ème, si tu vois ce que je veux dire... Ca va être rigolo, Jospin minoritaire... Je regarde les abonnements divers de spectacles, cinéma, etc...
En revanche, je pense que je vais prendre l'habitude d'aller à Londres plus souvent (un peu comme en ce moment), et de peut être aussi tester d'autres capitales Européennes. C'est désormais très abordable.
Partir travailler à Londres, c'est à mon avis le meilleurs moyen d'échapper à des obligations. C'est facile (il y a du taf, c'est bien payé), mais est-ce que je veux vraiment de cette vie là, finalement centrée autours du travail ? Je souhaite reprendre le japonais et à Londres cela sera impossible. Mon vrai "défi" cette année, cela va donc être de déménager, trouver une coloc sur Paris, par exemple... On verra.
Je renonce à beaucoup sur le court terme, mais je pense faire un bon choix sur le long terme.
Ici, temps de début juillet, en orages et chaleur moite.
Et toi, alors ? Comment va ? J'ai été étonné de recevoir ton avis d'absence la semaine dernière.
Je te (re)confirme que j'arrive la semaine prochaine, mercredi vers 18h50."
Fin de message.
Fin de semaine sympa, avec forte remonté des températures et idées de plus en plus claires, évidentes. J'ai téléchargé pas mal de matériel pour la 2ème année de DULCO, ma décision a été naturelle, et elle a entrainé beaucoup d'autres décisions. Comme une envie de bien me poser, pas m'allonger, non, me tenir droit, bien sur mes pieds, prêt à foncer. de là ont découlé d'autres désirs, enfouis sous la contamination et qui ne demandaient qu'à remonter à la surface tranquile rendue accessible par 10 ans de travail d'analyse. Je m'apprécie, je m'aime et je m'admire même, pour avoir su garder le cap sur l'essentiel malgré ce qui m'est arrivé, et de pouvoir en parler aussi facilement. Ainsi, mardi dernier, j'ai retrouvé Thomas avec qui je suis allé dîner de délicieux sushis, avant de faire notre devenu traditionnel échange de doramas, et cela m'a semblé naturel d'aborder le sujet de ma santé, de mon traitement. De même avec Carlos l'autre semaine, avent le spectacle de Noh à la MCJP. J'abhore l'idée qu'il puisse y avoir un "quelque chose" de l'ordre du non dit entre moi et les autres. Et comme je n'ai pas (plus) le sentiment d'être frappé d'une quelquonque malédiction. Je crois que c'est cela que j'aimais bien chez Jacques, à une époque où cela n'était pas facile, cette facilité à blaguer en public sur son Sida, ses T4 à moins de 50, ses infections aux yeux, ou ses terribles diarrhées liées à ces traitements alors redoutablement mal dosés, mal combinés. Je n'ai jamais ressenti le moindre malaise quand il faisait une blague, et pour tout dire, je les trouvais même plutôt drôle. On pouvait passer à autre chose. On comprenait ce qui pouvait se cacher derrière les mots, mais il n'y avait pas de mur. Avec Olivier, cette opacité, ces silences étaient pesants, je me demandais toujours "mais comment en parler", il balayait les questions si facilement. Il ne parlait que pour se plaindre et mettre cette contamination sur le dos d'une quelquonque malédiction qui commençait le jour de sa naissance, avec son abandon, et son adoption. Et il était généralement soul quand la pénible lithanie commençait. Moi, à l'époque, toujours négatif, je le plaignais, je culpabilisais. Quel idiot ! Il en a fallu, du temps, pour lui dire que son ivrognerie c'était de sa faute et qu'il n'avait que lui à accuser, et que sa contamination, c'était juste la faute à pas de chance, et que ça me faisait chier, ces plaintes sempiternelles alternées de commentaires méprisants sur les gens qui n'allaient pas dans les clubs où il allait, qui ne "connaisaient" pas tel ou tel éléments de branchitude dont je n'avait au passage strictement rien à faire...
Je ne veux vraiment pas faire subire ça aux autres (he he he, il suffit que je parle d'analyse pour trouver, au passage, ma phrase extrèmement pertinente!). Je le fais donc comme je le sens, et je veux que cette séropositivité soit tellement évidente, normale, naturelle, que personne ne se pose la question du "courage", "difficile", etc Je vais bien.
Je m'inscrit à l'Inalco justement pour ne pas laisser le dernier mot à ces 2 dernières années où il m'a été impossible de mener tout de front, où mon esprit errait dans le vague, incertain. Décider que c'était le moment de commencer un traitement m'a ouvert une autoroute fantastique.
JE NE ME CONSIDERE PAS COMME UN SEROPOSITIF, MAIS COMME UN ANCIEN SERONEGATIF.
Je n'ai pas oublié qui j'étais auparavant, et je suis toujours intransigeant à l'égars du bareback, du sexe non protégé. Je n'en veux pas à celui qui sur mon chemin a décidé de se lacher sans prévenir, parce que je sais reconnaître mon chemin. Mais je pense aussi à ces gamins tout fraichement débarqués dans leur séxualité, et qui eux, verront leur horizon rétrécis, amputé, et je me dis que le silence des gays sur les nouvelles contaminations est un déni de meurte/viol consciemment perpétré. Si la psychologie permet de comprendre le geste en lui restituant un sens, la justice, et particulièrement la justice qui découle de l'esprit que l'on se fait d'une "idée communautaire" m'invite à considérer ces comportements comme criminels. Et je continue de penser qu'une condamnation devrait être prononcée, quitte à ce qu'elle soit assortie d'un sursis équivalent et d'une obligation à commencer un travail de reconstruction psychologique.
Enfin...
Immense cogitation, idées qui se libèrent, je repense politique, littérature, art, desing, je regarde de nouveaux Paris avec des yeux neufs. Cette ville ne demande qu'à se donner à celui qui veut la prendre. Et qu'importe saleté, malpolitesse. Il y a comme une nonchalance finalement bien agréable... Paris n'est pas une ville à photographier, c'est une ville à raconter.
Suis allé chez Maria retrouver Dulcinia avec qui j'ai terminé la ré-installation de l'IMac. Maria va bientôt accoucher. Son appartement est sympa. Dans l'après midi, elle s'est reposé en regardant un documentaire sur une Japonaise devenue cuisinier, diffusé sur la 5ème. J'ai bien du en regarder 20 mn, c'était très intéressant. Elle parlait du regard des autres, du sentiment de différence, et derrière elle la couleur(s) verte du Japon, les maisons traditionelles, le chadô. Nostalgie.
Je suis revenu à vélo, longeant le Canal de l'Ourq. Nonchalance de La Villette, rempli de bronzeurs et bronzeuses, joggers et joggeuses, tranquilité de ce Parc, et puis après Jaurès sur Saint Martin, Vide Grenier. Beaux objets, comme une TV des années 50 avec une très belle ébénisterie, des sièges métalliques des années 40. Je me suis acheté une petite boule à neige "Pékin". Une fois achté, j'ai compris que je tenais à rester à Paris, à commencer à faire ce que je désire, sans attendre, maintenant, et non "recommencer", encore et encore.
J'ai entendu hier matin que Laurent Fabius était candidat à la candidature. "un travail, un toit, un savoir". En gros, des stages, des alloc familiales et du super Besson qui engraisseront les proprios, et des stages. Lamentable... Je ne me suis jamais autant senti "rocardo-mendesiste".
Hier soir, c'était chez Stéphane, sur la terrasse, avec Nicolas, Véronique. Comme c'est agréable...
Je lis le livre de G. Sieffert, Les religions du Japon.
Le travail est un job. Définitivement. Le savoir est une porte, qui ouvre d'autres portes. Elle me libèreront de ce travail crétin dans lequel je suis enfermé, mais qui me permet tout de même d'avoir été 3 mois au Japon ces 12 derniers mois... Je ne me plains pas. L'an prochain, en fin de mission ici, dans l'été, je repartirai pour trois mois, heureux je l'espère, d'avoir bouclé un DULCO.
J'ai beaucoup de choses à raconter, mais j'ai toute ma vie devant moi pour le faire, rien ne presse. Il y a ce journal et de nombreux romans qui m'en donneront l'occasion. Je ne suis pas inquiet.
Je vous laisse, c'est l'heure du déjeuner.
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