vidéo, O-Daiba, non, ce n'est pas Florence, c'est Tôkyô, un centre commercial... Le Japon et la post-modernité, c'est pareil... ici, les signes se réinventent, s'interpénètrent, s'échangent et se régénèrent, c'est O-Daiba, mais c'est aussi Florence, donne-moi la main, comme c'est romantique, la promenade sous ce ciel synthétique...
Je passais par là, je me suis dis, allez, pas besoin de frapper, ils dorment tranquillement, ici, il est midi, j'ai quelques minutes avant de partir travailler... Tiens, à ce propos, je me suis fait hier la frayeur de ma vie ! J'avais du temps, je travaillais sur les albums photos sur lesquels je vous invite d'ailleurs à cliquer quand, d'un seul coup, hop, mince, déjà la demi ! Sapristi ! Et hop! que j'enfile ma veste, les chaussures, zut, les lacets, oh la la... je vais être à la bourre, zut ! Et de courir, et de prendre mes clefs, oh la vache déjà moins vingt, j'y serais jamais à l'heure, merde ! Et de fermer la porte de ma chambre, et de fermer celle de la maison, et courir, les petites rues, et puis Kagurazaka, et puis un feu rouge piétons, attendre, et recourir enfin, ça monte, ouf! ça commence à descendre, encore courir, le grand carrefour devant le MacDo de Iidabashi, oh la la, presque moins dix, c'est plié, je suis en retard, oh la la... ça la fout mal... Le ticket, vite, le ticket, l'argent, la machine, mince, mon train qui part... l'autre est à 54, j'y serais jamais à l'heure, j'appelle ? Le passage, le couloir, ichi-ban sen ni, mamonaku, Hachiôji-yuki densha ga mairimasu... c'est pas le miens, je file vers la tête du quai, ce sera toujours ça de pris... Et comme ça, jusqu'à Yûrakuchô ! J'ai appelé bien sûr, mais finalement je suis arrivé avec 5 minutes d'avance. En sueur mais en avance ! Il y a eu les cours, ces visages qui se succèdent, souvent souriant, attentifs, parfois étonnés quand ils ne me comprennent pas... J'aime ce que je fais, je tâche de le faire honnètement. Tant vis à vis de mon employeur que vis à vis de mes élèves. Bref, je suis heureux. Je m'imprègne d'une banalité nouvelle, je me sens libre. Fini les claviers, l'ordinateur. Pour la première fois, je sors du travail reposé, détendu, ma journée est terminée mais j'ai aimé retrouver ces gens qui cherchent un petit peu de la France lointaine, à taton, maladroitement, comme ils peuvent, avec la petite part de rêve et d'espoir que je leur dispense. J'ai été comme eux moi aussi, maladroit, timide mais terriblement en quète d'un Japon que je trouvais lointain, inabordable. Alors, je ne peux pas être malheureux au travail, au contraire. Je rentre en salle le sourire sur le visage, j'en sors avec un grand sourire. Et ce sourire n'est pas feint.
C'est mon moyen de leur dire merci.
De Tôkyô, avant d'aller travailler,
Suppaiku
mardi 28 février 2006
lundi 27 février 2006
Bonjour à tous
Cela faisait longtemps, toutes mes excuses.
Ce blog va subir quelques modifications, tout comme mes pages personnelles, que je réorganise.
En attendant, j'ai rajouté sur le côté deux nouveaux liens :
- mes anciennes photos du Japon, prises en août/septembre 2003, avec celles de octobre et novembre 2004, celles de janvier 2005, celles de août septembre 2005
- un nouvel album, avec des photos prises depuis le 3 février 2006, date de mon départ.
Je vous abandonne sur ces quelques mots. A bientôt,
de Tôkyô,
Suppaiku
Ce blog va subir quelques modifications, tout comme mes pages personnelles, que je réorganise.
En attendant, j'ai rajouté sur le côté deux nouveaux liens :
- mes anciennes photos du Japon, prises en août/septembre 2003, avec celles de octobre et novembre 2004, celles de janvier 2005, celles de août septembre 2005
- un nouvel album, avec des photos prises depuis le 3 février 2006, date de mon départ.
Je vous abandonne sur ces quelques mots. A bientôt,
de Tôkyô,
Suppaiku
dimanche 19 février 2006
Très bonnes soirées

il est tard, je bloguerai demain. En attendant je sais maintnant que je sais toujours faire rire les garçons... Celui là, derrière un aspect provincial assez prononcé (son look a failli me faire rebrousser chemin, vraiment de chez vraiment... On a beau être au Japon, il y a des limites, quand même... Eh bien, non seulement il est très gentil, très calme, mais en plus il est extrèmement cultivé au point de connaitre la généalogie des rois de France, celle des Shoguns Tokugawa, mais en plus, d'apprécier la musique baroque et les peintures de Boucher ! J'ai donc passé de très bons moments, à me grande surprise, et je le retrouve maintenant en espérant qu'il aura mis un bémol vestimentaire... Il s'appelle Jun et on a quand même eu le temps d'aller au restau manger des crèpes bretonnes au sarazin, passer la nuit ensemble, prendre le petit déjeuner, aller au musée Edo-Tôkyô (au moins trois heures trente de visite, aller diner, aller au Karaoke...
Edo Tokyo Bijutsukan
vendredi 17 février 2006
jeudi 16 février 2006
Absence, passe temps (cliquez sur l'absence)
Une vraie bonne nouvelle, et une première : LES AVENTURES DE BARZADOR SONT DÉSORMAIS EN COULEUR !!!Non, je vais pas vous le faire triste... voyons, je ne me permettrais pas. On a beau être sous la pluie aussi, ici, et j'ai beau devoir aller chercher mon vélo surpris pas une averse hier soir du côté de Shinjuku, je suis quand même à Tôkyô, et puis en plus je n'ai pas passé la nuit tout seul, mais avec une rencontre de hazard qui passait par là... Mais bon, hein, Camille a eu beau chanter le mois de septembre, février n'est pas mal non plus, pour les coeurs esseulés. BOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUHHHHHHHH.... Ce qui est le plus drôle dans cette rencontre de hazard au demeurant très agréable, c'est qu'il fasse le même métier et qu'il ait à un an près le même âge que l'aiguille de ma botte de foin. Mais alors un goût musical qui frôle la demande de divorce avant même de se marier. Un gentil garçon qui voulait se faire un gaijin, quoi, et travailler son anglais par la même occasion. Ca tombait bien, j'avais justement envie de me faire un mec et de travailler le japonais (surtout, éviter cette faute courante qui conciste à mettre des majuscules partout... ici, cela créerait un sens qui n'est pas du tout dans mes intentions...). J'ai ainsi pu causer pendant des heures avec ce garçon dont Maruchan aurait dit qu'il s'agissait d'un bouseux : eh ouais, il y a aussi des gays dans Saitama-ken !
Promenade dans la Shitamachi, hier, vers Asakusa-bashi, ici, la Sumida-gawaJe continue d'avoir quelques contacts suite au dépôt de mon profil sur un site gay. Marrant ! J'ai également commencé à poster mon blog en japonais sur un site appelé MIXI et sur lequel on est invité par d'autres membres... Vous le voyez, je mets tous les atouts de mon côté pour causer et écrire. Faut dire aussi que j'ai le temps puisque je suis encore en vacance. Demain soir, je devrais en rencontrer un. Mais je vous avoue qu'il y en a un qui est pas mal dans le lot, peut être deux. Le mieux a la trentaine jeune, extrèmement beau, j'ai franchement le sentiment de viser trop haut, donc, je continue ma correspondance avec lui. Il est coiffeur, mais dans le genre haut de gamme... Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, je fantasme sur les coiffeurs et pour être plus exact, j'ai toujours ressenti une sensation très proche de celle que ressent Jean Rochefort dans Le mari de la coiffeuse, de Patrice Lecomte. Bref, comme il est très beau, et malgré le fait qu'il ait l'air encore plus PD qu'un type qui n'a jamais quitté le Village à New York de sa vie et a passé tout son temps entre les clubs de gym, les clubs et les voyages internationaux, je m'en tape, je le trouve craquant et je corresponds. Je trouve ça rigolo.

Le hazard ! Voici Jean Baptiste avec qui j'ai suivi des cours à l'INALCO il y a deux ans, et qui m'a contacté car il avait trouvé ma trace grace à ce blog... marrant, non ? Nous nous sommes donné rendez vous vers Ueno et avons passé un bon après midi, de cafés en sushis, dévocation de carte American Express en keitai plus ou moins "gaijin" (Vodafone) ou "jeune" (AU)... mon tel est AU !!!

Benjamin est le coloc de Jean Baptiste. Aventure un peu différente, mais beau tandem de copains qui s'aventurent sans hésiter dans Tôkyô, dans "tout" Tôkyô. C'est hétéro mais de très bonne facture également et ne peux que les encourager à écrire un blog, si possible en duo car ils "fonctionnent" bien tous les deux. Salut les amis !

Je continue mes séries de photographies "urbaines". Cette ville est fascinante...

Fin de journée hier soir, le bar gay "Advocates Bar", en 2ème sous-sol... Faut pas voir peur des tremblements de terre ni des américains qui tirent une gueule de 4 mètre de long dans ce genre de bar !
De Tôkyô sous la pluie,
Suppaiku
mercredi 15 février 2006
En photos
Les photos ont été prises avec mon téléphone, pardonnez la très mauvaise qualité ainsi que le format bizarre, genre 16*9...
Si vous cliquez sur chaque photo, elle apparaitra en un peu plus grand, comme toujours... Je fainéante, donc je n'écris pas.
Bonne journée. D'Iidabashi,
Suppaiku
Très beau temps, très grande forme

Le jinja derrière chez moi. bonjour à mes amis les divinités du Japon

Ce nikuman-ya est merveilleux. Vous savez, ces brioches chinoises fourrées... ici, variété des fourrages, taille gigantesque. Le soir, plus de 20 m de queue...

Costumes d'écolier, c'est la sortie des classes à Iidabashi

Mon plus fidèle ami n'est ni un chien, ni un cheval, ni un homme. Pour le moment, c'est un vélo

Le soir, Akihabara, c'est très flashy. Je vous épargne le bruit

Le soir, Ginza. Hier, c'était le jour du chocolat. Comprenez, la Saint Valentin "à la japonaise". Les femmes offrent des chocolats à tous les hommes de leur entourage. Ici, devant Dalloyeau

Début de lune descendante, je fais un voeux
Si vous cliquez sur chaque photo, elle apparaitra en un peu plus grand, comme toujours... Je fainéante, donc je n'écris pas.
Bonne journée. D'Iidabashi,
Suppaiku
Très beau temps, très grande forme

Le jinja derrière chez moi. bonjour à mes amis les divinités du Japon

Ce nikuman-ya est merveilleux. Vous savez, ces brioches chinoises fourrées... ici, variété des fourrages, taille gigantesque. Le soir, plus de 20 m de queue...

Costumes d'écolier, c'est la sortie des classes à Iidabashi

Mon plus fidèle ami n'est ni un chien, ni un cheval, ni un homme. Pour le moment, c'est un vélo

Le soir, Akihabara, c'est très flashy. Je vous épargne le bruit

Le soir, Ginza. Hier, c'était le jour du chocolat. Comprenez, la Saint Valentin "à la japonaise". Les femmes offrent des chocolats à tous les hommes de leur entourage. Ici, devant Dalloyeau

Début de lune descendante, je fais un voeux
lundi 13 février 2006
Ma vie à Tokyo / 自分な東京の生涯
Ici, temps magnifique. Chez vous, il pleut. Ici, dans la journée, il fait très frais mais le soleil nous réchauffe un peu. Chez vous, la pluie. Comment allez vous ?
Samedi, je n'ai rien fait du tout, hier dimanche je me suis levé moins tard, quelle heure était-il, déjà ? Peut être 9h30, peut être même moins. J'ai posé la vieille au soir mon profil sur un site internet et j'ai échangé quelques mails avec un jeune gars de 27 ans, qui s'appelle Nori. Je l'ai retrouvé hier après midi, à Shibuya, il était environ 17heures. Sympa... Mais avant, j'ai fait un grand ménage chez moi, il fallait trouver une place à tout ce petit fourbi dont on ne sait jamais quoi faire, ranger les papiers, etc. J'ai eu fini vers midi. J'ai envoyé quelques mails, à Megumi, Noriyuki de Kyoto, Tomo, Maruchan, etc. J'étais relativement prêt vers 14heures, alors j'ai pu enfin prendre une douche, aérer mon studio, passer l'aspirateur. Tout frais, tout beau et tout propre sous le soleil de février. Le matin, comme c'était un dimanche, je suis allé m'acheter un pain dans une boulangerie appelée Little Mairmaid, il y est assez bon. Avec le café, de la confiture, c'était vraiment un dimanche. A Tôkyô... C'est donc vers 15H que j'ai proposé à Nori de se retrouver. J'allais sortir quand je vois un jeune homme parler avec la propriétaire : un ancien élève de l'Inalco, Antoine ! Quelle surprise, le monde est vraiment minus, non ? Mais le plus surprenant a été la réception d'un message de Machida-chi, un "posteur" du japon.org me disant qu'il colouait avec ledit Antoine vers Takadanobaba... Là, chapeau bas ! Je m'incline, Tôkyô m'a définitivement vaincu, je me rends. Je ne cherche plus rien puisque tout s'y présente comme ça, comme sur un plateau. Tiens, rien que l'avion. Avant de les quitter, je dis à Alain, Atomicdog et Nicolas que j'aimerais bien voyager dans un JAL aux nouvelles couleurs, particulièrement le Yokoso Japan. Et hop, toc, mon avion est le Yokoso Japan... C'est rare, à Paris, sur Tôkyô, les nouvelles couleurs de la JAL... Hier soir, je regardais la lune alors que je traversais Tôkyô, et je pensais très fort, mais vraiment extrèmement fort qu'il y a bien une aiguille dans cette botte de foin de 30 millions d'habitants que je retrouverais bien, mais je m'incline devant la difficulté de la tâche et il n'y a bien que la lune, le renard malicieux et le regard amusé d'un certain prètre Shintô, peut être aussi l'arc en ciel, qui sait mon ami le cheval, tous réunis, qui pourraient m'aider dans cette lourde tâche... Cela étant le simple fait de marcher ou rouler dans Tôkyô éveille mes sens, vous ne pouvez pas imaginer. Certains Japonais sont extraordinairement beaux et, contrairement aux chinois, ils ont une sensualité, une gracilité féminine extrèmement charmante. Et le plus étonnant, c'est que cette gracilité qui disparait avec l'âge derrière cette face rigidifiée par les codes, se libère après deux ou trois verres et il n'est pas rare de retrouver ce charme particulier du jeune homme dans quelque vieillard aviné aux traits burinés par les ans. Je dis cela des hommes, mais cela s'applique aussi aux vieilles femmes qui quand elles sourient vivement retrouvent un charme qui est un charme propre au Japon. Bref, imaginez moi, sur mon vélo, après avoir testé un raccourcis qui m'a bien rallongé de 10 mn qui côté de Minato-ku, imaginez-moi, bombant, arrivant sur Harajuku, entouré de tous ces gars, de tous styles, marchant nonchalant sous le beau soleil, et soudain cette pensée :
MAIS QU'EST CE QUE JE SUIS BIEN ICI !!!!
Justement, alors que j'étais à moitié paumé, mais je dis bien, à moitié seulement, je me suis retrouvé sur une sorte de boulevard qui m'a fait pensé à un de ceux que l'on voit dans Hana-bi, de Kitano Takeshi. Une longue avenue bordée d'immeubles de 5/étages, qui monte, surplombée de panneaux de signalisation, assez grise, anonyme et très américaine au premier regard, mais qui, plus on la regarde, que l'on gagne en confiance, se fait plus parisienne et ressemble à s'y méprendre à certaines de ces avenues que l'on a dans la première couronnes aux portes de Paris, comme à Saint Mandé, à Vincennes. Des immeubles récents, quelques espaces verts, des arbres, des commerces. J'aime bien Tôkyô et ne m'y sens pas si dépaysé. Mais alors, quel sentiment de liberté, la ville est immense. J'en ai au moins pour 10 ans, avant de m'en lasser. Imaginez, je n'ai toujours pas été à O-Daiba, et n'ai apperçu le Rainbow bridge que de mon bus, il y a 4 jours !
Il était donc environ 17h quand j'ai retrouvé Nori. Shibuya grouillait de monde. Le garçon est charmant, du charme particulier des garçons de son âge. Je crois qu'un homme est extrèmement attachant autours de cet âge. Avant il est très jeune, trop jeune même, un peu foufou, et c'est légitime. Après, vers la trentaine, il se fossilise souvent. Ca peut être le moment où il rêve de se pacser et acheter un appartement, se contenter des petites choses. Mais avant, il y a encore les rêves, les désires lointains de la jeunesse, et la vie ne s'est pas encore occupé de tout raboter, d'user ces espoirs. Bref, malgré la lassitude qui pointe (c'est d'ailleurs certainement biologique puisque c'est à cet âge là que l'on commence à ne plus croître et que l'on diminue son métabolisme...), il y a encore de l'énergie. Dans mon cas, malgré que je commençais mon analyse à ce moment là, loin de me résigner, j'y ai retrouvé force et confiance en moi et, du garçon dépressif que j'étais, je suis en un an redevenu un jeune homme dynamique qui non seulement reprenait ses étude mais se surpris également à haranguer les foules, créer, vivre, quoi. J'y ai trouvé une énergie qui m'a donné de la vie pour au moins cinq à six ans... et dont le résultat final est ici, à Tôkyô.
Barzador est un joyeux drille, surtout sur la montagne russe du Tôkyô Dôme en novembre 2004... sacré Barzador, va !
Non, je n'ai pas renoncé à mes désirs profond, et s'il est un peu tard, il n'en est pas moins pas trop tard. Il y a juste qu'Arnantulfe Blazor, hégérie mythique du non moins mythique Spont'Ex a cédé la place au très timide, en cette époque là, Barzador. J'ai toujours préféré Barzador, plus calme et plus "graphique", mais Arnantulfe lui a rendu son énergie avant, enfin, de lui céder toute sa place. Bon, je concède, c'est trop private, tout ça, mais certains lecteurs comprendront car ils ont très bien connu Arnantulfe Blazor.
Avec Nori, un café, puis un autre, un restau. J'ai eu par moment un certain type de démangeaison qui m'aurait bien conduite à proposer autre chose, mais quelle idée de donner RDV à Shibuya, alors !!!! Un monde !!! Une foule !!! A Paris, c'est simple, quand on sent ces trucs là, on peut toujours s'arranger pour emballer le gars, mais à Tôkyô, je ne suis pas très famillier. On peut m'aider ? C'est pas pour dire mais en plus, avec l'âge, je prends la tournure du French Lover sans aucune difficulté (à Londres, la dernière fois, j'ai été épaté par mon succès... à mon âge, vous rendez compte ?). Dans le même bar où Tomo m'offrait du champagne l'an dernier, j'ai commandé après avoir expliqué la recette, des grog. Boire un grog dans Tôkyô, avec un beau garçon, c'est pas le paradis ? Ensuite, on a attéri dans un restaurant Italien très correct, meilleurs qu'à Paris, d'ailleurs. J'y ai mangé un rizotto, délicieux, poivré, très gouteux. Etonnant. Décoration Post-moderne : fontaine, patio de style acienda... au 2ème sous sol bien entendu. On a beaucoup causé, un peu bu aussi, très sympa tout ça. Enfin, bref, on s'est quitté vers 22heures, j'ai alors retraversé Tôkyô à vélo. Il faisait froid.... Je suis étonné, à mon âge, de continuer à regarder les gars avec les mêmes yeux qu'à 20 ans, mais avec juste le petit détachement de l'âge, une sorte de j'm'enfoutisme nonchalant que je n'avais pas quand j'étais plus jeune. Sur mon vélo, j'ai regardé la lune, comme si j'étais encore sous l'emprise de cette lune magnifique de septembre, à Nara. Je déteste ça, mais je crois qu'en moi veille un très grand romantique... OOOOUUUUUUUUUUUUHHHHHHHHHHHHHH !
Je suis rentré après être passé par Harajuku, Shinjuku, Yotsuya puis, tout droit jusque Iidabashi. Là, ça monte raide ! Je suis arrivé à la maison, enfin. Ouf !
Ce matin réveil tardif vers 9heures trente mais léver vers 11heures ! JetLag + vacances = je m'en moque, j'en profite. Reçu un mail de Megumi.
Là il est 14 heures 15 et je ne vais pas tarder à sortir.
Samedi, je n'ai rien fait du tout, hier dimanche je me suis levé moins tard, quelle heure était-il, déjà ? Peut être 9h30, peut être même moins. J'ai posé la vieille au soir mon profil sur un site internet et j'ai échangé quelques mails avec un jeune gars de 27 ans, qui s'appelle Nori. Je l'ai retrouvé hier après midi, à Shibuya, il était environ 17heures. Sympa... Mais avant, j'ai fait un grand ménage chez moi, il fallait trouver une place à tout ce petit fourbi dont on ne sait jamais quoi faire, ranger les papiers, etc. J'ai eu fini vers midi. J'ai envoyé quelques mails, à Megumi, Noriyuki de Kyoto, Tomo, Maruchan, etc. J'étais relativement prêt vers 14heures, alors j'ai pu enfin prendre une douche, aérer mon studio, passer l'aspirateur. Tout frais, tout beau et tout propre sous le soleil de février. Le matin, comme c'était un dimanche, je suis allé m'acheter un pain dans une boulangerie appelée Little Mairmaid, il y est assez bon. Avec le café, de la confiture, c'était vraiment un dimanche. A Tôkyô... C'est donc vers 15H que j'ai proposé à Nori de se retrouver. J'allais sortir quand je vois un jeune homme parler avec la propriétaire : un ancien élève de l'Inalco, Antoine ! Quelle surprise, le monde est vraiment minus, non ? Mais le plus surprenant a été la réception d'un message de Machida-chi, un "posteur" du japon.org me disant qu'il colouait avec ledit Antoine vers Takadanobaba... Là, chapeau bas ! Je m'incline, Tôkyô m'a définitivement vaincu, je me rends. Je ne cherche plus rien puisque tout s'y présente comme ça, comme sur un plateau. Tiens, rien que l'avion. Avant de les quitter, je dis à Alain, Atomicdog et Nicolas que j'aimerais bien voyager dans un JAL aux nouvelles couleurs, particulièrement le Yokoso Japan. Et hop, toc, mon avion est le Yokoso Japan... C'est rare, à Paris, sur Tôkyô, les nouvelles couleurs de la JAL... Hier soir, je regardais la lune alors que je traversais Tôkyô, et je pensais très fort, mais vraiment extrèmement fort qu'il y a bien une aiguille dans cette botte de foin de 30 millions d'habitants que je retrouverais bien, mais je m'incline devant la difficulté de la tâche et il n'y a bien que la lune, le renard malicieux et le regard amusé d'un certain prètre Shintô, peut être aussi l'arc en ciel, qui sait mon ami le cheval, tous réunis, qui pourraient m'aider dans cette lourde tâche... Cela étant le simple fait de marcher ou rouler dans Tôkyô éveille mes sens, vous ne pouvez pas imaginer. Certains Japonais sont extraordinairement beaux et, contrairement aux chinois, ils ont une sensualité, une gracilité féminine extrèmement charmante. Et le plus étonnant, c'est que cette gracilité qui disparait avec l'âge derrière cette face rigidifiée par les codes, se libère après deux ou trois verres et il n'est pas rare de retrouver ce charme particulier du jeune homme dans quelque vieillard aviné aux traits burinés par les ans. Je dis cela des hommes, mais cela s'applique aussi aux vieilles femmes qui quand elles sourient vivement retrouvent un charme qui est un charme propre au Japon. Bref, imaginez moi, sur mon vélo, après avoir testé un raccourcis qui m'a bien rallongé de 10 mn qui côté de Minato-ku, imaginez-moi, bombant, arrivant sur Harajuku, entouré de tous ces gars, de tous styles, marchant nonchalant sous le beau soleil, et soudain cette pensée :
MAIS QU'EST CE QUE JE SUIS BIEN ICI !!!!
Justement, alors que j'étais à moitié paumé, mais je dis bien, à moitié seulement, je me suis retrouvé sur une sorte de boulevard qui m'a fait pensé à un de ceux que l'on voit dans Hana-bi, de Kitano Takeshi. Une longue avenue bordée d'immeubles de 5/étages, qui monte, surplombée de panneaux de signalisation, assez grise, anonyme et très américaine au premier regard, mais qui, plus on la regarde, que l'on gagne en confiance, se fait plus parisienne et ressemble à s'y méprendre à certaines de ces avenues que l'on a dans la première couronnes aux portes de Paris, comme à Saint Mandé, à Vincennes. Des immeubles récents, quelques espaces verts, des arbres, des commerces. J'aime bien Tôkyô et ne m'y sens pas si dépaysé. Mais alors, quel sentiment de liberté, la ville est immense. J'en ai au moins pour 10 ans, avant de m'en lasser. Imaginez, je n'ai toujours pas été à O-Daiba, et n'ai apperçu le Rainbow bridge que de mon bus, il y a 4 jours !
Il était donc environ 17h quand j'ai retrouvé Nori. Shibuya grouillait de monde. Le garçon est charmant, du charme particulier des garçons de son âge. Je crois qu'un homme est extrèmement attachant autours de cet âge. Avant il est très jeune, trop jeune même, un peu foufou, et c'est légitime. Après, vers la trentaine, il se fossilise souvent. Ca peut être le moment où il rêve de se pacser et acheter un appartement, se contenter des petites choses. Mais avant, il y a encore les rêves, les désires lointains de la jeunesse, et la vie ne s'est pas encore occupé de tout raboter, d'user ces espoirs. Bref, malgré la lassitude qui pointe (c'est d'ailleurs certainement biologique puisque c'est à cet âge là que l'on commence à ne plus croître et que l'on diminue son métabolisme...), il y a encore de l'énergie. Dans mon cas, malgré que je commençais mon analyse à ce moment là, loin de me résigner, j'y ai retrouvé force et confiance en moi et, du garçon dépressif que j'étais, je suis en un an redevenu un jeune homme dynamique qui non seulement reprenait ses étude mais se surpris également à haranguer les foules, créer, vivre, quoi. J'y ai trouvé une énergie qui m'a donné de la vie pour au moins cinq à six ans... et dont le résultat final est ici, à Tôkyô.
Barzador est un joyeux drille, surtout sur la montagne russe du Tôkyô Dôme en novembre 2004... sacré Barzador, va !Non, je n'ai pas renoncé à mes désirs profond, et s'il est un peu tard, il n'en est pas moins pas trop tard. Il y a juste qu'Arnantulfe Blazor, hégérie mythique du non moins mythique Spont'Ex a cédé la place au très timide, en cette époque là, Barzador. J'ai toujours préféré Barzador, plus calme et plus "graphique", mais Arnantulfe lui a rendu son énergie avant, enfin, de lui céder toute sa place. Bon, je concède, c'est trop private, tout ça, mais certains lecteurs comprendront car ils ont très bien connu Arnantulfe Blazor.
Avec Nori, un café, puis un autre, un restau. J'ai eu par moment un certain type de démangeaison qui m'aurait bien conduite à proposer autre chose, mais quelle idée de donner RDV à Shibuya, alors !!!! Un monde !!! Une foule !!! A Paris, c'est simple, quand on sent ces trucs là, on peut toujours s'arranger pour emballer le gars, mais à Tôkyô, je ne suis pas très famillier. On peut m'aider ? C'est pas pour dire mais en plus, avec l'âge, je prends la tournure du French Lover sans aucune difficulté (à Londres, la dernière fois, j'ai été épaté par mon succès... à mon âge, vous rendez compte ?). Dans le même bar où Tomo m'offrait du champagne l'an dernier, j'ai commandé après avoir expliqué la recette, des grog. Boire un grog dans Tôkyô, avec un beau garçon, c'est pas le paradis ? Ensuite, on a attéri dans un restaurant Italien très correct, meilleurs qu'à Paris, d'ailleurs. J'y ai mangé un rizotto, délicieux, poivré, très gouteux. Etonnant. Décoration Post-moderne : fontaine, patio de style acienda... au 2ème sous sol bien entendu. On a beaucoup causé, un peu bu aussi, très sympa tout ça. Enfin, bref, on s'est quitté vers 22heures, j'ai alors retraversé Tôkyô à vélo. Il faisait froid.... Je suis étonné, à mon âge, de continuer à regarder les gars avec les mêmes yeux qu'à 20 ans, mais avec juste le petit détachement de l'âge, une sorte de j'm'enfoutisme nonchalant que je n'avais pas quand j'étais plus jeune. Sur mon vélo, j'ai regardé la lune, comme si j'étais encore sous l'emprise de cette lune magnifique de septembre, à Nara. Je déteste ça, mais je crois qu'en moi veille un très grand romantique... OOOOUUUUUUUUUUUUHHHHHHHHHHHHHH !
Je suis rentré après être passé par Harajuku, Shinjuku, Yotsuya puis, tout droit jusque Iidabashi. Là, ça monte raide ! Je suis arrivé à la maison, enfin. Ouf !
Ce matin réveil tardif vers 9heures trente mais léver vers 11heures ! JetLag + vacances = je m'en moque, j'en profite. Reçu un mail de Megumi.
Là il est 14 heures 15 et je ne vais pas tarder à sortir.
dimanche 12 février 2006
Enfin chez moi (cliquez,svp)
la vidéo est pas terrible, mais c'est le petit plus de ce post, pour vous dire que tout va très bien...
mon quartier
Voilà, ça y est, j'y suis, et c'est vraiment extraordinaire. Aujourd'hui, je n'ai enfin rien fait de la journée, et c'est formidable car je n'ai pas arrêté pendant des jours et des jours... J'aurais même envie de dire que depuis mon retour fin septembre, ça n'avait pas arrêté. Fond sonore, April March, son premier album, le remix de Sugar. Un son bien français, bien parisien comme je l'aime, avec des chordes généreuses et une guitare au son "60's" très prononcé quand il faut.
Avant-hier, j'ai enfin donné de mes nouvelles à mes amis, mon premier mail. Ca donnait ça :
"Bonjour,
Il est midi. Je ne vous ai pas écrit avant car ma connection ne passait pas, mais ce matin j'ai pris le temps de m'en occuper, et ça marche très bien. Bref, j'ai le net. Ouf !
Le vol. Après avoir quitté Alain, Nicolas et Atomicdog qui m'ont accompagné (merci), je me suis retrouvé tout seul et déphasé. J'ai eu beau chercher la plus petite trace de solitude, de tristesse, rien n'est venu. J'ai le don d'anticiper et je m'étais préparé. Peut être la solitude est elle désormais de votre côté, dans mon absence. Mais pas de soucis, ça passe très vite.
Bref, dans ce grand hall clair, je me suis vite retrouvé entouré de Japonais et j'ai trouvé cela très encourageant, mais aussi un peu bizarre. J'ai acheté du parfum (comme depuis plus d'un an désormais, L'Instant de Guerlain, puis je suis descendu vers le Lounge, mais à peine avais-je eu le temps de m'installer (café expresso, galette bretonne, verre d'eau -infecte) que je m'appercevais que l'embarquement était commencé. Vous voyez, guère de temps pour l'introspection... Depuis des semaines, courir, courir...
Je remonte, je passe en priorité (business class oblige) et me voici en moins de 2 dans l'avion, je monte. Je m'installe. Le pont supérieur, c'est étroit, mais il n'y a que 2 rangées, on se croierait dans un club... J'enlève mon manteau, ma veste et déjà une hôtesse se précipite, confuse, pour me délester. Très classe ! Je m'assieds. Je teste le Shell seat. Rigide et pas moelleux du tout, mais bien étudié. On peut même régler l'assise, le maintien de la colonne vertébrale, etc... Le service est très bien : serviettes chaudes, abondance d'hotesses prévenantes, nourriture plus que correcte. Les Japonais se sont baffré du menu Français (fois gras...), moi, j'ai fait dans le menu japonais. Avec 2 coupes de champagne. Vous le voyez, mon année est placée sous le signe du champagne...
Et puis j'ai regardé une vidéo sur mon ordinateur. Les demoiselles de Rochefort. Cela faisait 4 heures que nous étions partis, j'ai décidé de tester la position lit. Boules Quiès, masque sur les yeux, pas de pyjama mais épaisse couverture, position horizontale. Malgré quelques passages de demi sommeil, pour la première fois, j'ai dormi. Au moins 5 heures, puisqu'il était 12h30 heures japonaise quand j'ai ouvert les yeux. Pas mal, non ? Là encore, pas le temps de réfléchir. J'ai juste eu le temps de prendre une soupe de nouilles Udon. Et hop, on attérissait.
Pas de chance pour vous, mon appareil photo était resté dans mon manteau. De toute façon, cela n'aurait été qu'anecdotique. Je suis très heureux d'avoir voyagé en business, je suis arrivé déphasé, mais pas fatigué.
Il était deux heures trente quand je suis sorti de l'aéroport. Beau temps, assez doux (11°). Ensoleillé. Atomicdog a perdu son pari, je ne me suis pas fait livrer les bagages ! Je me suis rassoupi dans le bus et n'ai réémergé qu'à 10 minutes de Shinjuku. J'aurais voulu vous filmer ça comme l'été dernier, mais j'ai des années devant moi, et je n'étais vraiment pas frais.
Je suis allé à mon agence avec ma grosse valise. Ca a duré 30 mn à peine et une fois sorti, hop ! Un taxi. Tout simplement.
J'ai donc emménagé vers 17h30. Je suis vite ressorti : il fallait appeler mon employeur pour dire que j'étais arrivé. Marché dans mon quartier, pris le train, réalisé que j'étais de nouveau vraiment à Tôkyô. Toujours pas lavé. Suis allé à une boutique Vodafone réactiver mon téléphone. Il marche depuis une heure de nouveau. Gratuit, en attendant d'en avoir un "vrai". Faut juste que j'achète une recharge. Puis j'ai appelé mon employeur, et suis passé à leur siège. L'homme qui m'a accueilli était souriant, sympa. Le hall d'information, au 23ème étage était très luxueux, à la japonaise. J'ai patienté en feuilletant des livres . J'ai une semaine pour faire divers démarches. Je pense me débrouiller seul pour le téléphone, je vais me renseigner pour la banque. Je vous avoue un truc : cette société sait accueillir ses employés. On peut arriver ici et être pris en charge intégralement : banque, logement, téléphone, assurance, etc...
Je suis ressorti de cet immeuble qui est voisin de la municipalité de Tôkyô (l'espèce de Notre Dame de 200 m de haut) dans le quartier d'affaire et j'ai fait du Shopping : de quoi prendre, enfin, une douche ! Shampoing, savon, crème à raser, etc... plein de nouvelles marques. Puis une serviette de bain chez MUJI, et enfin des babiolles dans un 100Yen shop. Dont le nécessaire pour aller au bain public. Je comptais un peu y aller hier soir mais c'est fermé le mercredi, je me suis donc contenté de ma salle de bain. Ce soir, sûr, bain public.
J'ai mangé de retour dans mon quartier vers 21h30, puis fais des coureses chez Yoshiya, l'espèce de Monoprix du quartier, encore ouvert. J'ai pris la carte de fidélité. Ca m'a fait économiser 100Y et en plus j'ai gagné 2 coupons de 50Y.
Je suis rentré, j'ai feuilleté les brchures de téléphone mobiles puis suis allé au bain publique pour constater que c'était fermé. Je suis rentré et en marchant dans la petite rue qui me conduit chez moi, pleine de plantes, de petites et vieilles maisons, un chat qui passe par là, ben, j'ai enfin pensé à ce voyage et me suis vraiment senti très bien, heureux. A la maison, j'ai enfin pris ma douche. Vers 00h30, comme je me brossais les dents, mon premier flatmate est rentré. Il m'a à peine salué. Anglais, je pense. Puis le second, néo zélandais avec qui j'avais un peu bavardé l'après midi. Il doit avoir à peu près mon âge, enseigne l'anglais chez Berlitz, vit au Japon depuis 6 ans. Il est ici car il s'est séparé de son amie. C'est en effet étonnant, après 6 ans, se retrouver dans une guest house. Il a l'air tranquille et bosseur (il m'a parlé de ses horaires). Il a démarré dans la même boîte que moi. Comme beaucoup de monde...
Couché à 1heure, réveillé à 9h30. Ce matin, petit dèj, et enfin vidé/rangé ma valise. Tout est globalement installé. J'ai constaté que mon tèl fonctionnait il y a une heure et idem pour mon wifi. Bref, tout est en ordre."
Voilà, ça, c'était jeudi midi. L'après midi, ça a été la mairie de Shinjuku pour me faire faire ma carte d'étranger résident au Japon. Accueil extrèmement chalheureux. Puis ballade dans Shinjuku, kareraisu à Little Spoon (mon préféré, jugement définitif et sans appel). Commencé à faire les boutiques de keitai, mais comment faire sans compte en banque... Vodaphone ne me tentait guère... J'ai fini par acheter mon vélo, chez MUJI, vers 19h. Un peu cher mais j'ai décidé de ne pas prendre la tête. RDV le vendredi pour le chercher, tout équipé. J'ai continué ma ballade, la ville brillait de tous ses feux, je serais bien sorti, c'est que j'ai une aiguille à (re)trouver... mais je me suis contenter de regarder la lune qui, montante, brillait dans le ciel dégagé. C'est qu'il fait très beau, ici.
Je suis rentré. Le soir, enfin, sentô. Quel bonheur, le bain chaud, le bain froid, le bain médicinal... et tous ces corps dénudés, anonymes et (presques) indifférents les uns les autres. Ici aussi se retrouve cette égalité japonaise. Jeunes, vieux ou moins vieux, tous égaux dans la nudité du bain. Les uns contemplant la jeunesse des autres, les autres comprenant la marque indélébile du temps. Peut être pour cela, ce culte omniprésent de la jeunesse, des visages jeunes, cette énergie partout présente, pub, musique. Il faut se dépècher de vivre. Dans le bain, un vieux monsieur regardait par moment un jeune homme se laver. Je ne crois pas à du désir, son visage reflétait plutôt de la nostalgie... Les visages sont ici impassibles, et pourtant il est fort connu qu'au détour d'un bain, un léger frolement suggère d'autres possibilités. C'est comme cela, au Japon. Pas de regard insistant, pas de drague. Une simple possibilité, naturelle.
Moi, j'ai regardé le lieu, ces hommes jeunes et moins jeunes. Comme tous les jours depuis mercredi, j'ai envie de rire. Je me moque complètement d'être seul pour le moment, je m'installe. Je suis rentré, réchauffé, content, prêt à pousser toutes les portes.
chez moi, vendredi après-midi... quel bazard !
Vendredi matin, j'étais bien décidé à ouvrir un compte en banque. Non seulement c'est fait, mais en plus je vais avoir une carte American Express ! Ensuite je suis allé acheter un téléphone mobile, à Shinjuku. Il faisait très beau, presque printanier. J'ai pris un modèle à 1Yen, ça équilibre avec le vélo à JPY20 000... J'ai pris aussi l'option "double flat rate" parce que je me fais peur côté multi média ! J'aurai aussi 3 numéros préférés. J'ai reçu un mail de maruchan, mais je n'avais pas compris qu'il était à ce point occupé, bref, on s'est loupé. Je suis rentré chez moi après avoir pris mon tel dans l'objectif de prendre mes médicaments, mais je les ai (encore) oubliés.
Chez moi, j'ai écrit ce mail à des collègues,
"Je viens de rentrer chez moi et je tente de me débrouiller avec le mode d'emploi de mon téléphone. Je me suis dis que je pouvais vous le présenter parce que bien qu'il s'agisse d'un modèle à 1 YEN (parce que sorti l'an dernier, en janvier), il fait tranquillement son 3,1Mpix, autofocus, il lit les code-barres, doté d'une mini carte SD, fait bien sûr des vidéos (jusque 240*320), surfe sur les sites web en redimensionnant les pages, fait lecteur mp3, a un écran panoramique QVGA 240*400... Il est 3G, bien sûr, mais ici au moins, ça marche très bien et chez cet opérateur (AU / KDDI), ça, peut aller jusqu'à 2,1 Mo, donc méga rapide pour envoyer des fichiers lourds. Pas la peine de préciser que j'ai pris un forfait multimédia...
J'ai pu prendre un abonnement car depuis hier je suis officiellement enregistré à la mairie de Shinjuku (c'est mon arrondissement) et depuis ce matin, j'ai un compte à la Shinsei Ginko.
Je vous mets aussi une photo prise tout à l'heure avec mon keitai, je vous présente mon quartier. Il règne à Iidabashi une atmosphère de quartier parisien...
Bien, tout cela pour vous dire que je suis arrivé à bon port, qu'on dort très bien en business class et qu'on arrive en pleine forme et que, plus que jamais, j'adore cette ville. Mon appartement est vraiment très tranquille, ma propriétaire est charmante, mon vélo ultra léger."
Je suis ressorti, suis allé chercher mon vélo chez MUJI, envoyé un mail à Maruchan, suis revenu dans mon quartier. Il était déjà la fin de l'après midi, j'ai pris mes médicaments, je me suis promené dans le voisinage et j'ai fait mon dernier grand investissement, une télévision, Sony. Le soir , j'ai surfé sur le web. Je finis de digérer le décallage horaire. La TV a été allumée jusque 01h30 du matin.
Bref, ce matin, c'était le troisième jour, c'est à dire le pire. J'ai émergé à 2h30 de l'après midi. Quel bonheur. Dehors, plein soleil. Mais je ne suis pas sorti. Déjeuné. Organisé mon keitai (rentrer des téléphones, des mails, etc). Mon premier jour à ne rien faire... Reçu un mail d'Atomicdog qui m'a beaucoup touché.
Et voilà...
mon quartierVoilà, ça y est, j'y suis, et c'est vraiment extraordinaire. Aujourd'hui, je n'ai enfin rien fait de la journée, et c'est formidable car je n'ai pas arrêté pendant des jours et des jours... J'aurais même envie de dire que depuis mon retour fin septembre, ça n'avait pas arrêté. Fond sonore, April March, son premier album, le remix de Sugar. Un son bien français, bien parisien comme je l'aime, avec des chordes généreuses et une guitare au son "60's" très prononcé quand il faut.
Avant-hier, j'ai enfin donné de mes nouvelles à mes amis, mon premier mail. Ca donnait ça :
"Bonjour,
Il est midi. Je ne vous ai pas écrit avant car ma connection ne passait pas, mais ce matin j'ai pris le temps de m'en occuper, et ça marche très bien. Bref, j'ai le net. Ouf !
Le vol. Après avoir quitté Alain, Nicolas et Atomicdog qui m'ont accompagné (merci), je me suis retrouvé tout seul et déphasé. J'ai eu beau chercher la plus petite trace de solitude, de tristesse, rien n'est venu. J'ai le don d'anticiper et je m'étais préparé. Peut être la solitude est elle désormais de votre côté, dans mon absence. Mais pas de soucis, ça passe très vite.
Bref, dans ce grand hall clair, je me suis vite retrouvé entouré de Japonais et j'ai trouvé cela très encourageant, mais aussi un peu bizarre. J'ai acheté du parfum (comme depuis plus d'un an désormais, L'Instant de Guerlain, puis je suis descendu vers le Lounge, mais à peine avais-je eu le temps de m'installer (café expresso, galette bretonne, verre d'eau -infecte) que je m'appercevais que l'embarquement était commencé. Vous voyez, guère de temps pour l'introspection... Depuis des semaines, courir, courir...
Je remonte, je passe en priorité (business class oblige) et me voici en moins de 2 dans l'avion, je monte. Je m'installe. Le pont supérieur, c'est étroit, mais il n'y a que 2 rangées, on se croierait dans un club... J'enlève mon manteau, ma veste et déjà une hôtesse se précipite, confuse, pour me délester. Très classe ! Je m'assieds. Je teste le Shell seat. Rigide et pas moelleux du tout, mais bien étudié. On peut même régler l'assise, le maintien de la colonne vertébrale, etc... Le service est très bien : serviettes chaudes, abondance d'hotesses prévenantes, nourriture plus que correcte. Les Japonais se sont baffré du menu Français (fois gras...), moi, j'ai fait dans le menu japonais. Avec 2 coupes de champagne. Vous le voyez, mon année est placée sous le signe du champagne...
Et puis j'ai regardé une vidéo sur mon ordinateur. Les demoiselles de Rochefort. Cela faisait 4 heures que nous étions partis, j'ai décidé de tester la position lit. Boules Quiès, masque sur les yeux, pas de pyjama mais épaisse couverture, position horizontale. Malgré quelques passages de demi sommeil, pour la première fois, j'ai dormi. Au moins 5 heures, puisqu'il était 12h30 heures japonaise quand j'ai ouvert les yeux. Pas mal, non ? Là encore, pas le temps de réfléchir. J'ai juste eu le temps de prendre une soupe de nouilles Udon. Et hop, on attérissait.
Pas de chance pour vous, mon appareil photo était resté dans mon manteau. De toute façon, cela n'aurait été qu'anecdotique. Je suis très heureux d'avoir voyagé en business, je suis arrivé déphasé, mais pas fatigué.
Il était deux heures trente quand je suis sorti de l'aéroport. Beau temps, assez doux (11°). Ensoleillé. Atomicdog a perdu son pari, je ne me suis pas fait livrer les bagages ! Je me suis rassoupi dans le bus et n'ai réémergé qu'à 10 minutes de Shinjuku. J'aurais voulu vous filmer ça comme l'été dernier, mais j'ai des années devant moi, et je n'étais vraiment pas frais.
Je suis allé à mon agence avec ma grosse valise. Ca a duré 30 mn à peine et une fois sorti, hop ! Un taxi. Tout simplement.
J'ai donc emménagé vers 17h30. Je suis vite ressorti : il fallait appeler mon employeur pour dire que j'étais arrivé. Marché dans mon quartier, pris le train, réalisé que j'étais de nouveau vraiment à Tôkyô. Toujours pas lavé. Suis allé à une boutique Vodafone réactiver mon téléphone. Il marche depuis une heure de nouveau. Gratuit, en attendant d'en avoir un "vrai". Faut juste que j'achète une recharge. Puis j'ai appelé mon employeur, et suis passé à leur siège. L'homme qui m'a accueilli était souriant, sympa. Le hall d'information, au 23ème étage était très luxueux, à la japonaise. J'ai patienté en feuilletant des livres . J'ai une semaine pour faire divers démarches. Je pense me débrouiller seul pour le téléphone, je vais me renseigner pour la banque. Je vous avoue un truc : cette société sait accueillir ses employés. On peut arriver ici et être pris en charge intégralement : banque, logement, téléphone, assurance, etc...
Je suis ressorti de cet immeuble qui est voisin de la municipalité de Tôkyô (l'espèce de Notre Dame de 200 m de haut) dans le quartier d'affaire et j'ai fait du Shopping : de quoi prendre, enfin, une douche ! Shampoing, savon, crème à raser, etc... plein de nouvelles marques. Puis une serviette de bain chez MUJI, et enfin des babiolles dans un 100Yen shop. Dont le nécessaire pour aller au bain public. Je comptais un peu y aller hier soir mais c'est fermé le mercredi, je me suis donc contenté de ma salle de bain. Ce soir, sûr, bain public.
J'ai mangé de retour dans mon quartier vers 21h30, puis fais des coureses chez Yoshiya, l'espèce de Monoprix du quartier, encore ouvert. J'ai pris la carte de fidélité. Ca m'a fait économiser 100Y et en plus j'ai gagné 2 coupons de 50Y.
Je suis rentré, j'ai feuilleté les brchures de téléphone mobiles puis suis allé au bain publique pour constater que c'était fermé. Je suis rentré et en marchant dans la petite rue qui me conduit chez moi, pleine de plantes, de petites et vieilles maisons, un chat qui passe par là, ben, j'ai enfin pensé à ce voyage et me suis vraiment senti très bien, heureux. A la maison, j'ai enfin pris ma douche. Vers 00h30, comme je me brossais les dents, mon premier flatmate est rentré. Il m'a à peine salué. Anglais, je pense. Puis le second, néo zélandais avec qui j'avais un peu bavardé l'après midi. Il doit avoir à peu près mon âge, enseigne l'anglais chez Berlitz, vit au Japon depuis 6 ans. Il est ici car il s'est séparé de son amie. C'est en effet étonnant, après 6 ans, se retrouver dans une guest house. Il a l'air tranquille et bosseur (il m'a parlé de ses horaires). Il a démarré dans la même boîte que moi. Comme beaucoup de monde...
Couché à 1heure, réveillé à 9h30. Ce matin, petit dèj, et enfin vidé/rangé ma valise. Tout est globalement installé. J'ai constaté que mon tèl fonctionnait il y a une heure et idem pour mon wifi. Bref, tout est en ordre."
Voilà, ça, c'était jeudi midi. L'après midi, ça a été la mairie de Shinjuku pour me faire faire ma carte d'étranger résident au Japon. Accueil extrèmement chalheureux. Puis ballade dans Shinjuku, kareraisu à Little Spoon (mon préféré, jugement définitif et sans appel). Commencé à faire les boutiques de keitai, mais comment faire sans compte en banque... Vodaphone ne me tentait guère... J'ai fini par acheter mon vélo, chez MUJI, vers 19h. Un peu cher mais j'ai décidé de ne pas prendre la tête. RDV le vendredi pour le chercher, tout équipé. J'ai continué ma ballade, la ville brillait de tous ses feux, je serais bien sorti, c'est que j'ai une aiguille à (re)trouver... mais je me suis contenter de regarder la lune qui, montante, brillait dans le ciel dégagé. C'est qu'il fait très beau, ici.
Je suis rentré. Le soir, enfin, sentô. Quel bonheur, le bain chaud, le bain froid, le bain médicinal... et tous ces corps dénudés, anonymes et (presques) indifférents les uns les autres. Ici aussi se retrouve cette égalité japonaise. Jeunes, vieux ou moins vieux, tous égaux dans la nudité du bain. Les uns contemplant la jeunesse des autres, les autres comprenant la marque indélébile du temps. Peut être pour cela, ce culte omniprésent de la jeunesse, des visages jeunes, cette énergie partout présente, pub, musique. Il faut se dépècher de vivre. Dans le bain, un vieux monsieur regardait par moment un jeune homme se laver. Je ne crois pas à du désir, son visage reflétait plutôt de la nostalgie... Les visages sont ici impassibles, et pourtant il est fort connu qu'au détour d'un bain, un léger frolement suggère d'autres possibilités. C'est comme cela, au Japon. Pas de regard insistant, pas de drague. Une simple possibilité, naturelle.
Moi, j'ai regardé le lieu, ces hommes jeunes et moins jeunes. Comme tous les jours depuis mercredi, j'ai envie de rire. Je me moque complètement d'être seul pour le moment, je m'installe. Je suis rentré, réchauffé, content, prêt à pousser toutes les portes.
chez moi, vendredi après-midi... quel bazard !Vendredi matin, j'étais bien décidé à ouvrir un compte en banque. Non seulement c'est fait, mais en plus je vais avoir une carte American Express ! Ensuite je suis allé acheter un téléphone mobile, à Shinjuku. Il faisait très beau, presque printanier. J'ai pris un modèle à 1Yen, ça équilibre avec le vélo à JPY20 000... J'ai pris aussi l'option "double flat rate" parce que je me fais peur côté multi média ! J'aurai aussi 3 numéros préférés. J'ai reçu un mail de maruchan, mais je n'avais pas compris qu'il était à ce point occupé, bref, on s'est loupé. Je suis rentré chez moi après avoir pris mon tel dans l'objectif de prendre mes médicaments, mais je les ai (encore) oubliés.
Chez moi, j'ai écrit ce mail à des collègues,
"Je viens de rentrer chez moi et je tente de me débrouiller avec le mode d'emploi de mon téléphone. Je me suis dis que je pouvais vous le présenter parce que bien qu'il s'agisse d'un modèle à 1 YEN (parce que sorti l'an dernier, en janvier), il fait tranquillement son 3,1Mpix, autofocus, il lit les code-barres, doté d'une mini carte SD, fait bien sûr des vidéos (jusque 240*320), surfe sur les sites web en redimensionnant les pages, fait lecteur mp3, a un écran panoramique QVGA 240*400... Il est 3G, bien sûr, mais ici au moins, ça marche très bien et chez cet opérateur (AU / KDDI), ça, peut aller jusqu'à 2,1 Mo, donc méga rapide pour envoyer des fichiers lourds. Pas la peine de préciser que j'ai pris un forfait multimédia...J'ai pu prendre un abonnement car depuis hier je suis officiellement enregistré à la mairie de Shinjuku (c'est mon arrondissement) et depuis ce matin, j'ai un compte à la Shinsei Ginko.
Je vous mets aussi une photo prise tout à l'heure avec mon keitai, je vous présente mon quartier. Il règne à Iidabashi une atmosphère de quartier parisien...
Bien, tout cela pour vous dire que je suis arrivé à bon port, qu'on dort très bien en business class et qu'on arrive en pleine forme et que, plus que jamais, j'adore cette ville. Mon appartement est vraiment très tranquille, ma propriétaire est charmante, mon vélo ultra léger."
Je suis ressorti, suis allé chercher mon vélo chez MUJI, envoyé un mail à Maruchan, suis revenu dans mon quartier. Il était déjà la fin de l'après midi, j'ai pris mes médicaments, je me suis promené dans le voisinage et j'ai fait mon dernier grand investissement, une télévision, Sony. Le soir , j'ai surfé sur le web. Je finis de digérer le décallage horaire. La TV a été allumée jusque 01h30 du matin.
Bref, ce matin, c'était le troisième jour, c'est à dire le pire. J'ai émergé à 2h30 de l'après midi. Quel bonheur. Dehors, plein soleil. Mais je ne suis pas sorti. Déjeuné. Organisé mon keitai (rentrer des téléphones, des mails, etc). Mon premier jour à ne rien faire... Reçu un mail d'Atomicdog qui m'a beaucoup touché.
Et voilà...
mardi 7 février 2006
J : tout simplement
Faire ses baggages,
en prenant son temps.
Revoir ses amis,
être prêt.
En ce moment, il fait gris, assez frais sur Paris.
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