jeudi 31 août 2006

Construire au Japon

Je vous parlais hier de ces vendeurs de sommeil qui, pour des prix exorbitants, vous logent dans ce que les Japonais estiment être des taudis. Je montrais mon blog à Kaikai hier soir, ainsi que les photos de Sakura House, il était stupéfait du prix. Où j'habite, pour lui, à tout casser, ça vaudrait 20,000 円, mais pour autant il n'aimerait pas y habiter. Je paie 85,000 円 ! Et encore, j'ai la "chance" d'être dans un quartier agréable et nous ne sommes "que" 3, et ma "pièce" est grande et claire, d'aspect propre. Même si depuis 15 jours, j'ai réalisé que, normalement, on doit nettoyer les tatamis régulièrement, les retourner... Je ne préfère pas imaginer dessous.
Bon, j'arrête là. Il faudrait refuser cela, contraindre un peu plus les Japonais à louer leurs appartements, veiller un peu plus aux normes (prix et solidité). Et peut être avoir recours à la colocation, voulue, comme en pays anglo-saxons. Mais là, c'est toucher au marché très lucratif des vendeurs de sommeil et à toute la spéculation immobilière de ce pays où la propriété du sol est primordiale.


Voici ce qui sera caché une fois la maison (un immeuble de 2 étages) : des piliers métalliques, des croisées souples, de la laine de verre et un habillage céramique résistant à une température de 1500°. (maison Sekusui House, Kagurazaka)

J'avoue être ébahi par les techniques de construction au Japon et l'incidence de ce "big one" imminent sur celles-ci. Je crois que dans mon choix de maison, c'est un élément déterminant.
Je vais habiter en アパート, en "appartement", c'est à dire dans un petit immeuble de structure légère, généralement construit en bois ou en tube de métal. L'アパート s'oppose au マンション, "mansion", c'est à dire à l'immeuble construit en béton renforcé. Chacun a ses qualités et je me suis un peu documenté sur la question. C'est drôlement intéressant.
L'アパート est finalement une modernisation, par les matériaux comme par les études sur la contrainte des matériaux, leur résistance, l'absorbion de l'énergie, etc, dela maison tradionnelle japonaise. On creuse le sol où on bâtit, en béton renforcé, une sorte de structure. Dessus, on fixe une deuxième structure, elle aussi en béton renforcé et qui délimite le contour de la maison. La première ressemble, elle, à un socle, un peu profond. Cela étant fait, on voit dépasser de grosses vis un peu partout, ainsi que des coussinets à divers endroits. La maison consiste en un sorte de charpente, en métal ou en bois, fixée à ces grosses vis. J'ai vu se bâtir ici une maison de marque Sekusui-House, c'est très impressionnant, cette maison qui n'est pas solidaire de ses fondation, mais juste rivée à celles-ci. On pose ensuite des croisillons, certains un peu lourds et d'autres très légers. On comprend aisément : en cas de forte secousses, la multiplication des "jeux" dans la structure est sensée absorber une partie de l'énergie et diminuer, ainsi, les risques de cassures et d'éffondrement. Cette structure est, enfin, véritablement habillée: ce n'est pas une image, c'est la vérité ! On voit dans les publicités ces maisons résister à un grand nombre de secousses et de contraintes et on peut imaginer aisément que même si la secousse violente, la maison ne s'effrondrera que très partiellement. Bref, c'est calculer pour dissossier le plus de parties possibles, jouer au maximum, absorber, et lâcher si nécessaire là où il faut sans entrainer le bâtiment avec.

fondations de la même maison, désolidarisées. La maison est "attachée" aux fondations, donc elle peut "jouer".

Le マンション, l'immeuble, est lui réalisé en structure lourde. Il y a eu un scandale au début de l'année à ce sujet, un cabinet conseil ayant réalisé des coupes d'environ 30% de ladite "lourdeur" de la structure, construisant ainsi des immeubles incapables de résister à des secousses supérieures à force 5+ japonaise (on tient difficilement debout, le verre déborde et bouge sans se renverser, les étagères se vident de leur contenu mais ne tombent pas obligatoirement, la table bouge et les objets qui s'y trouvent tombent petit à petit; Niigata automne 2004). A Tôkyô, on attend force 7 (on tombe, les étagères tombent, le verre se renverse, les lustres mal fixés tombent, les enseignes tombent...).
Les マンション doivent être construits en béton de haute densité (peu de sable ni cailloux) et contraints (cables de différentes dimensions que l'on tend à l'aide de grosses vis à des points de tension déterminés par étude de la résistance de la structure). Ils sont généralement construits autours de pilônes porteurs en béton et d'armatures poutres en acier traité contre la corrosion. La durée de vie optimale d'une telle structure est de 10 ans (le béton laisse rentrer l'air, quand même et l'acier fini par oxyder). Bien sûr, les immeubles administratifs, les musées, bien que construits selon les mêmes techniques, sont bien plus résistant et leurs imposants pilônes et l'épaisseur des murs les garanti pour plus longtemps - environ 30 ans. Les hautes tours sont souvent équipées de "balanciers"...
Car le マンション doit aussi absorber. Et si ce n'est la lourdeur des matériaux -surtout pour les immeubles prestigieux-, leur construction est identique aux アパート. Fondations très profondes, théoriquement la moitié de la hauteur de l'immeuble, mais désolidariées, croisillons légers, murs préfabriqués qui "jouent"... Tout est fait pour absorber l'énergie sans atteindre la structure porteuse. Le vrai risque, quand on habite en hauteur, seraient donc plus les étagères qui se renversent, les bris de verre consécutifs, qu'un écroulement de l'immeuble.
Ces techniques sont, hélas, assez récentes et on estime que les immeubles construits avant les années 80 sont dangereux (surtout les immeubles de 4 à 6 étages, légers mais non renforcés...). Alors imaginez les immeubles des "gaijinhouses", à la structure défraichie, jamais entretenue... J'ai vu ainsi un immeuble sakura house, composé "d'appartements" à 100,000, au nord de Tôkyô près de Saitama : murs lézardés partout, rampes rouillées, écoulements fissurés le long des canalisation : je préfère ma maison en bois; cette immeuble s'écroulera immédiatement.


la même maison : habillage de laine de verre et céramique haute résistance, croisée, structure métallique. Tout pour "jouer", absorber l'énergie.

La contrainte rend ingénieux. Le Japon en est la preuve. Si je récrimine les marchands de sommeil, cela ne m'empêche pas d'admirer les efforts de constructeurs, des hommes qui y travaillent dans leurs bureaux d'étude pour réduire au maximums les risques encourus en cas de séisme violent. Qu'on ne se mésentende donc pas : je critique les marchands de sommeils (race universelle et de tous pays) mais ne critique en rien la société sur ce chapitre. Je pense que beaucoup de gaijins acceptent ces conditions autant que la société japonaise les créé, que beaucoup prennent le risque de tremblement de terre à la légère, et que ces étrangers ne voient finalement que la réalisation d'un rêve, être au Japon, sans regarder le pays réel, un pays qui vit, gère une situation critique imminente, s'y prépare, compose avec. Nous devrions être plus exigeant avec nous même. Et apprendre au Japonais à nous regarder autrement. Vaste débat, vaste sujet. Je découvre au hazard qu'ici et là des étrangers s'y essaient, avec respect pour les Japonais, et cela force mon admiration.
Allez, demain, c'est la "journée du tremblement de terre" : le 1er septembre 1923, vers 12h00, un tremblement de terre de force 7 a frappé le Kantô, tuant d'abord 40,000 personnes avant que l'incendie qui s'ensuivit n'en tue 100,000 autres... et que les scènes de violence xénophobe anti-coréennes n'en fassent encore quelques milliers supplémentaires.
Vous voyez, parler de logement, c'est parler d'une société. C'est valable au Japon mais... la France n'est pas en reste, loin de là...
De Tôkyô,
commémoratif sous le soleil,
Suppaiku

mercredi 30 août 2006

Déménagement en vue...


une maison "artistique", peinte en jaune vers Kôrakuen, c'est à dire une bicoque des années 50 peinturlurée, une chambre de 3 tatamis - 160x260 -, "pas d'hésitation (sic)", 55,000 (EUR 380) c'est The wind site !

Je vous avoue, je suis heureux de très bientôt déménager. Je ne vais pas habiter un quartier "à la mode", loin de là. Je vais me fondre dans la masse anonyme de "la vie de tous les jours", celle qui s'agglutine dans le métro tous les jours pour se rendre au travail. Je vais quitter mes bourgeoises élégantes un peu défraichies de Kagurazaka, les jeunes pêteuses qui les imitent et courent de restaurants français en Instituts de même origine pour finir dans une célèbre crèperie pour dépenser l'argent gagné par papa. Bof, on en a d'équivalentes en France, qui mangent macro-bio en passant leur temps au Cours Florent, ou un truc dans le genre.


7,4 m2 la chambre à Harajuku (à côté de Shibuya), dans un appartement de 2 pièces (la 2ème chambre fait 8,3m2 et coôte le même prix) de cet immeuble d'âge aléatoire, 99,000 yen (700 EUR): c'est Sakura House ! Si elle vous branche, elle est libre !

Je vais d'abord quitter le plus célèbre arnaqueur : Sakura-House. Je vais retirer toutes ces sociétés de mes liens car je suis en fait maintenant de toute la part de mépris qu'il peut y avoir vis à vis des étrangers à travers l'existence même de ces sociétés. Quand on sait que les Japonais aiment déménager tous les 5 ans dans un appartement neuf à cause des tremblements de terre, ces "gaijin houses" où, en colocation, s'entassent des étrangers dans des surfaces de 10 mètres carrés ou souvent moins, dans des bâtisses en béton lézardé de plus de 30 ans d'âge, dans des maisons en bois qui, comme celle où je suis, grincent à la moindre secousse de force 2, tout cela pour des prix exorbitants (je paie 85,000 円, nous sommes 3 soit 250,000 円 l'étage pour une surface de 45 mètres carrés environ et une maison de au moins 40 ans pour laquelle, les 2 étages réunis, un Japonais ne paierait pas plus de 60,000 円... faites les comptes...).


dans cette maison datant d'environ 40 ans, à 10 mn en train de Ikebukuro, 6 tatamis pour 75,000, c'est encore ThewindSite : "Share a 2 story wooden building, only 7 rooms. A guest house with the size of a shared appartement."(sic)

Il existe au Japon une véritable institution des marchands de sommeil, savamment entretenue tant du côté des Japonais (les gaijins sont sales, ils ne parlent pas "notre langue" - Japonais xénophobes -, ou bien, pire, de la part des Japonais "évolués", "les gaijins aiment bien vivre dans les vieilles maisons", "ils aiment bien vivre en groupe", "ils aiment bien les échanges culturels", etc...) que du côté des "gaijins" (habiter au Japon coûte horriblement cher, "vous devrez payer 2 à 3 mois de caution, un à deux mois de cadeau au propriétaire, un mois à l'agence, le mois en cours et le mois suivant, faire vos démarches avec l'électricité et le gaz vous même dans un pays où personne ne parle anglais, acheter des meubles, installer une ligne téléphonique hors de prix"... L'apothéose est atteinte sur le site du premier marchand de sommeil, Sakura-House qui, aidé d'un photographe professionel, transforme l'exploitation en théorie de la beauté et de l'art de vivre : jetez un coup d'oeil, ici... HONTEUX !

une chambre vaste, 13,1 m2, dans un immeuble d'une quarantaine d'année d'une une rue en pente dans le quartier le plus inondable, Shinagawa, en cas de tremblement de terre à Tôkyô, pour 75,000 (550 EUR) seulement : une aubaine de Sakura-House. Remarquez ce desing raffiné et savouré la clarté de ce rez de chaussé.

C'est honteux car on entretient l'image du gaijin qui aime bien ça. Regardez ces photos : des piaules minuscules, une salle de bain minuscule pour 5, 6, 7 personnes, regardez les parties extérieures, les tuyaux rouillés et les murs lézardés de ces immeubles qui n'ont été rachetés que pour leur faire des fortunes avant de les démolir pour réaliser quelque juteux projet immobilier. Pensez au prix payé par ces "gaijin-san", démesurés par rapport au prix du marché. Pensez aussi à la complicité de nos ambassades devant de telles pratique qui expose la vie de leurs ressortissants au moindre tremblement de terre de grande ampleur. Au Japonais les jolies maisons qui bougent comme il faut, aux fondations robustes. Aux étrangers les vieux machins payés au prix du neuf, "ils aiment bien". Le pire, ce sont les étrangers qui trouvent ça "cool" (sic, genre une conne croisée pas loin de chez moi). Je les vois d'avance avec leurs têtes de victimes, leurs tête d'attentat à Bali, leurs baskets et leurs sacs à dos de freaks des classes moyennes, en train de pleurer devant les caméras du monde entiers parce que leurs immeuble s'est cassé la gueule à 2 heures 37, personne ne les avait prévenu, les autres sont morts, même James qu'était trop sympa, i's sentait pas bien alors il a quitté Roppongi avant les autres, si on avait su...
Pour avoir discuté avec des "étrangers" un tant soit peu intelligents, aucun ne regrette d'avoir quitté les "gaijin house", d'avoir retrouvé leur intimité, ni surtout de se sentir bien sous un vrai toit. Je critique ici Sakura-House, mais ils ne sont pas les seuls. Il y a les "Samurai-house", les Fontana et autre Wind-site, etc... Tous proposent de bonnes affaire, c'est à dire des piaules de 6 m2 à partir de 60,000 円 (450 EUR) dans d'anciens bureaux reconvertis, des vieilles maisons, etc... J'ai même vu 10 m2, seul "un studio", sans douche ni cuisine, "une affaire, à Nakano, 70,000 円 seulement"...
J'ai toujours eu honte des taudis qui sont loués aux Africains, en France, des marchands de sommeil, du racisme des propriétaires. Je réagis, je le pense de la même manière donc, en y étant passé.


hier matin, après être passé à l'agence, je me promène dans mon futur quartier...

Je vais aller vivre dans un quartier qui respire le bonheur japonais. Le jour, les rues sont remplies des vélos, il y a peu de voiture. C'est encore Tôkyô même si Chiba n'est pas très loin. C'est encadré par deux fleuves et la baie, plus au sud. Les supermarchés ne sont pas chers...
Mon agence fait essentiellement dans la vente, les programmes immobiliers mais loue aussi des appartements aux étrangers. Le système est le même, les cautions sont beaucoup moins chères mais le loyer est réajusté, plus haut que la moyenne environnante. Ce n'est donc, pour moi, qu'une solution intermédiaire. Mais la grande différence est que ma maison est une vraie maison, bâtie en 2001 (octobre, je crois). C'est petit mais en très bon état, bien ajusté. Je paierai mes charges, mon assurance. Cela va me coûter un peu plus cher qu'ici mais le gain est inestimable. L'interphone vidéo et la splendide hauteur sous plafond rajoutent une touche. Je quitte mes tatamis sans aucun regrets.
Vivant au Japon et n'y étant pas passagèrement pour les vacances, je reviens de l'idée de centralité, de proximité des quartiers à la mode. Maruchan a définitivement raison : la gare est plus importante. Je vais donc habiter à l'est le temps de mettre de côté l'argent nécessaire à un déménagement à l'ouest. Et qui sait, Edogawa-ku finira peut être par me séduire. En tout cas, pour m'y être promené déjà 3 fois, je ne regrette pas du tout mon quartier "central".
De Tôkyô,
satisfait, content, heureux,
Suppaiku

lundi 28 août 2006

Et voilà la rentrée...

J'ai visité cet appartement, ce matin vers 10h30, dans l'est de Tôkyô (Edogawa-ku). Une première, pour moi, la visite d'un appartement au Japon... C'est petit, vous imaginez bien -21 mètres carrés en tout !- mais du parquet, un "loft" -entendre par là mezzanine au dessus de la cuisine et la salle de bain, avec un très beau vassisdas-, très clair, un balcon, un emplacement pour la machine à laver... A vingt cinq minutes du travail en métro... Un immeuble de 2001... un interphone vidéo... Le quartier est calme, très excentré dans l'est mais son prix me laissera la possibilité de faire des économies et de re-déménager dans un an, à l'ouest cette fois... En attendant, ce sera un bon compromis, pas trop cher, et je serai vraiment chez moi...
Autant dire que je ne pense qu'à cela...

Pour le reste, ma semaine de "pénitence" (sans congés) s'achève. Je suis assez content de moi, ça s'est bien passé. Hier, soirée d'adieux pour Chiyô (ancienne responsable administratif de l'école) mais aussi d'au revoir pour 2 collègues... Ambiance qui va changer... Bah, on se fait à tout mais...
Bon, bref, j'aime bien mes collègues. On a passé une soirée alcoolisée très très arrosée, avec pas mal d'alcool en plus, et, comme pour couronner le tout, on a pas mal bu et que la bière coulait à flot, on s'est tous dit qu'on pourrait peut être se saouler un peu... Bref, non seulement on était pêté comme des coins, mais en plus on était super saoûls !!! J'ai visité mon appartement, tout frais, et j'ai bossé sans problème ! Mon secret ? J'ai évité les mélanges, bu beaucoup d'eau en rentrant. Eh ben, ça fait vraiment du bien, une bonne biture. Ca destresse. Et comme c'était une soirée d'au revoir, que les grillons chantent seuls désormais, que les cigales disparaissent, c'est, insensiblement, un sentiment de rentrée, de neuf, qui s'installe et que viendra compléter, demain, la signature d'un contrat avec une agence immobilière.
Il en faut bien peu, pour être heureux... Samedi soir, Kaikai et moi avons passé la soirée à la maison, tous les deux. Dans un mois, certainement encore, mais ce sera vraiment chez moi...
De Tôkyô,
automnal,
Suppaiku

jeudi 24 août 2006

Une semaine sans congés


フランスノオルネスブワ...間違った!新浦安、千葉県.団地だ...間違った!マンションだ!Aulnay-sous-Bois, France, euh...Chiba-ken, Shin-Urayasu. Une barre de HLM, euh... une Résidence.


On est jeudi...
Comme vous l'aurez remarqué, j'ai bien bossé : j'ai rédigé le contenu de cette petite semaine de congés depuis lundi, faisant albums, recoupant et montant -rapidement- les vidéos, rédigeant les textes et les illustrant. Ca ne m'était pas arrivé depuis Kyôto, il y a deux ans... J'espère que les albums vous ont plu, et si vous ne les avez pas lus, je vous invite à lire les post précédents qui contiennent les liens.
Je pense aussi réaliser un album "6 mois" dans les jours qui viennent. Une sélection de photos, la plupart inédites, non pas choisies pour leur valeur "touristique" comme celles de mes albums que pour ce qu'elles peuvent raconter 6 mois de séjour au Japon. La suite logicielle iLife 06 est très bien faite pour cela : j'ai donc choisi une sorte de mini-blog photo. Patience...


Un des rares "détail" de style Taishô dans ce Onsen de Shin-Urayasu, samedi soir dernier.

Après ma semaine de congés, me voici dans la semaine de travail non-stop!
NOVA permet en effet de s'échanger des jours de congé avec ses collègues. C'est grace à cela que j'ai pu avoir 4 jours consécutifs quand Kaikai avait sa semaine de congés pour Ôbon. Si j'avais prévu cela en avance, nous aurions pu partir un peu loin, mais les échanges de congés ne se formalisent qu'au dernier moment. Je m'arrangerai autrement à l'avenir.
Bref, ce système très pratique a un pris : il faut ensuite "rendre" la pareil, c'est à dire remplacer le collègue qui vous a remplacé ! Cette semaine, donc, pas de congés. Mais ce n'est pas trop grave : ma semaine a une dominante de mi-temps. Je travaille cet après-midi de 13h20 à 17h40, ce n'est pas la mer à boire... En revanche, je risque d'être assez fatigué en fin de week-end. Je vieille à bien dormir et le matin, je ne me lève que vers 8h30.


Je n'ai pas vu Kaikai depuis dimanche dernier. Il a été très occupé par son travail, lui aussi.

J'ai donné pas mal de temps à ce blog et je vais reprendre mon rythme habituel dès aujourd'hui ou demain. Lire, écouter la radio. Comme je n'ai cessé de le faire pour ce qui concerne le programme de Michel Onfray qui, tout en étant particulièrement brillant en ce qui concerne sa connaissance de philosophes oubliés (que je connais toutefois pour les avoir survolés quand j'étais étudiant à la Sorbonne, et je suis très heureux qu''il aboutisse à ma conclusion : tout un pan du 18ème doit être étudié car il n'y a rien dessus... d'où ma noyade...), n'en est pas moins complètement crétin quand il parle du régime politique d'ancien régime et cède aux clichés de type "on mourrait de faim", "c'était la féodalité", "le roi et sa classe de nantis", "c'était la dictature", "il n'y avait pas de liberté", etc... digne des imafes d'Épinal bourgeoises du 19ème siècle et des manuels scolaires à la Ferry ! Mais bon...
Allez, je vous laisse, je dois me préparer.
Bonne journée de Tôkyô,
Suppaiku

samedi 19 août 2006

Retour au travail (cliquer)

(le ciel ce matin 19 août, c'est reparti...)

Shin-Urayasu, dans Chiba. Les Japonais rêvent à nos cités... Ici se dessine un paysage connu, les grandes banlieues, leurs centres commerciaux...

Le matin, c'était le retour au travail. Plutôt agréable, finallement. Une longue journée, un temps chaud, Ginza.
Le soir, je retrouve Kaikai. Relation apaisée. Nous filons à Chiba tester ce qui devait être un Onsen avec décors "Taishô-jidai" et s'est révélé n'être qu'une sorte de piscine Onsen familiale avec décoration scandinavo-asiatique et fond musical new-age... A JPY 2,000 l'entrée, ça fait cher de la baignoire ! Mais bon... J'ai traversé cette banlieue encore peuplée par les classes moyennes mais qui ressemble à s'y méprendre à nos cité, à ce qu'elles furent dans les années 60, avant que ne s'y installent les pauvres. Comme ce sera le cas dans 10 ans : les classes moyennes n'aiment pas les logement de plus de 5 ans, à cause du risque de tremblements de terre et de la fragilisation des structures, avec le temps... J'ai imaginé ces barres, dans 20 ans... et j'ai frémi. Il n'y a rien autours...
De Tôkyô,
(à la course de l'anti-datage...)
Suppaiku

vendredi 18 août 2006

Première promenade sur le Pacifique


Enoshima, sur le Pacifique. Un coucher de soleil. Mon premier sur ce vaste Océan.

Il faisait trop beau le vendredi matin pour ne pas aller à Enoshima, comme nous l'avions prévu la semaine dernière... Alors, voyant la journée partie pour être exceptionellement belle, nous y sommes allés.
L'album ? C'est ici !
Pourtant, nous avons mal démarré la journée et, le soir en nous quittant, c'est assez distant l'un envers l'autre.
J'ai découvert en Kaikai des restes de petit garçon boudeur et sucesptible. Ma maîtrise limité du japonais m'encourage à ne rien dire plutôt que mal dire. Lui en profite pour mal interpréter mon peu de paroles (directes, je suis Français) ou mon silence. Il oublie aussi très souvent que je ne suis pas Japonais et que je connais encore fort mal le Japon. Que je ne conçois pas qu'on hésite sur la ligne de train ou de métro à prendre pour un trajet simple et qu'on me demande mon avis... comme si je connaissais le trajet, dans Tôkyô, moi... ! J'ai fini par le laisser faire, en silence... Bref, le vendredi a révélé tout ce qui était accumulé depuis une semaine. Sans brouille. Comme une grande lassitude.
La promenade, elle a été agréable car ce site est fantastique. Sur les côtes, ici, les Japonais bronzent, font du surf, nagent, font du bateau... Le Japon est décidemment un pays complexe : tout le monde ne tient pas à garder sa peau toute blanche : ici, on la noircit ! C'est jeune, c'est tranquille. Dans les restaurant, les mets à base de produit de la mer ont la part belle. Nous sommes restés jusque fort tard, admirant la vue splendide sur le Pacifique du haut de la tour ou de la terrasse du restaurant où nous avons dîné. Le vent, chargé d'energie de la mer, m'a fait un bien fou.
Nous nous sommes quittés, le soir, à la gare de Tôkyô.
De 2 mails nous avons fait la paix. Ne me restent que de bons souvenirs de cette semaine de vacances. Et une très grande tendresse...
De Tôkyô,
Suppaiku

jeudi 17 août 2006

Jeudi à Tôkyô (cliquer)

Bon, la vidéo n'a aucun rapport avec cette journée. Je l'ai faite une semaine auparavant... Mais bon, il y en a que cela fera peut être rêver, une vidéo de 16 mn à vélo, à Tôkyô... A suivre, en tout cas !

Yokohama, Kaikai et Kiki en promenade

Pour ce qui est du contenu de la journée, pourquoi ne pas jeter un coup d'oeil à l'album de ce jeudi 17 août 2006, ici...
Il pleuvait, on est resté à Tôkyô. Le soir je lui ai demandé de rester. Il est resté. Cela étant, j'étais vaguement inquiet : un membre de la maison, le Suédois vulgaire, sale, la grosse tante, est parti sans prévenir, sans payer et en laissant sa chambre dans un état que je préfère ne pas imaginer. Bref, cette tarlouse de droite anti-socialiste (seule conversation que j'aie eu avec cette vache) nous a attiré des visites succéssives de Sakura... Faudra un jour que je vous parle de ces business engendrés par la xénophobie, au Japon, au premier rang desquels figurent les sociétés de "gaijin-houses" et autre... Enfin ! Mon inquiétude en soirée a réengendré de la distance et du froid qui rejaillirent le lendemain alors que nous partions pour Enoshima.
De Tôkyô,
pressé de finir sa récapitulation à postériori,
Suppaiku

mercredi 16 août 2006

Yokohama (cliquer)

Si vous cliquez, quelques images de Yokohama, en musique. Pour TB, Rasen, Dulci, Ranma et tous les fans de Dorama, il ne sera pas difficile de deviner à quel dorama j'ai pensé...

Une fenètre et au loin, la tour sur le port...

Partis de Tôkyô vers 10 heures nous sommes arrivés vers 11 heures. Temps moîte, variable à dominante pluvieux. Et puis de plus en plus de soleil, et de plus en plus fort. Et une température qui monte qui monte, la sueur... Dur dur mais si agréable.
Je découvre une ville beaucoup plus reposante que Tôkyô, ouverte sur la mer que l'on voit des hauteurs environnantes.
La promenade ne pouvait être que brève, une journée, mais tout de suite une autre ambiance. Un quartier "occidental" créé à la fin du 19ème siècle, d'abord, puis le port, le quartier Chinois et enfin, avant de repartir, le parc de loisirs. En une journée on ne pouvait faire plus mais il y a comme un goût d'y retourner. C'est à côté de Tôkyô, je ne m'en priverai pas.
Allez jeter un coup d'oeil à l'Album, ici
Kaikai a été très bien ce jour là. Il était resté le soir à la maison, et il est encore resté.
De Tôkyô,
toujours en plein antidatage, à cheval sur le 22 août et le 16 août...
Suppaiku

mardi 15 août 2006

Nikkô, version Ôbon


Un bouddha, dans le Toshogu

On s'est retrouvé le matin, distants d'abord l'un vis à vis de l'autre mais sans agressivité, et puis ça s'est vite réchauffé. Il y a encore trop de petites choses que nous partageons pour ne pas céder finalement, et nous rapprocher. La journée fut donc plaisante sans se forcer, naturellement.
Ce qui nous a rapidement rapproché sont ces prèches obligatoires subis dans chaque temple et sanctuaire : c'était Ôbon (la fête des morts) et les "prêtres", "bonzes" et guides y allaient à coeur-joir pour qu'on achète gri-gris et colifichets protecteurs contre les forces du mal (bouddhisme) ou attirant les esprits bienfaisants (shintô), ouvrant les portes sacrées de la félicité et fermant celles des enfers putrides (exclusivité du syncrétisme de Nikkô, ce côté ramasse-tout... enfin, c'est mon opinion).
Une horreur, je me serais cru à Lourdes, pour un peu. Et encore, je ne pense pas que ça aille jusque là. Ici, nous avons été encadrés, guidés et les tentatives de décervellements étaient permanentes : il nous a fallu une heure pour échapper à notre guide ! D'autres touristes, comme nous, souriaient en attendant de pouvoir, enfin, échapper au discours pour pouvoir, enfin, regarder ces objets pour lequels nous avions payé un droit d'entrée... Les marchands du Temples, je vous dis...

Asakusa, le soir... quel calme...


Nous sommes rentrés le soir vers 21 heures à Asakusa : il faut, le soir, près de 3 heures pour revenir de Nikkô à Tôkyô... Nous avons mangé dans un restaurant chinois, très bon ! Et puis nous sommes rentrés chez moi. On plaisantait : nous n'avons pas une seule fois évoqué cet épisode du dimanche soir, en tout cas pas vraiment jusque vendredi soir, par email...
Il y a donc eu des hauts, quelques bas, comme quelques braises mal éteintes mais dont, pressentant leur présence, nous nous sommes méfiés avec attention...
Nikkô me laisse le souvenir d'un horrible gavage religieux au milieux d'une forêt magnifique et entouré de temples ou sanctuaires dont ledit gavage m'a empêché de ressentir pleinement la beauté. Peut-être y retournerai-je cet automne... La journée fut agréable comme vous le montre
L'Album photo de Nikkô, ici
De Tôkyô,
en pleine récapitulation antidatante,
Suppaiku

lundi 14 août 2006

Le matsuri gay de Shinjuku Ni-Chôme (cliquer)

dimanche soir, avant qu'il ne me fasse la tête...
Bon, c'est pas habituel mais je vais contredater mes posts pour les faire coller à ce que j'y raconte ! On est bien, en effet, aujourd'hui le mardi 21 août, mais je vous écrit aujourd'hui au sujet du Matsuri de Ni-chôme qui avait lieu le 13 août, et de mon Kaikai qui me faisait la tête, quel idiot !
On s'était retrouvé vers 19 heures 15 après le travail à la gare de Tôkyô. On a filé sur Ni-Chôme (le Marais sous développé de Tôkyô, à Shinjuku). C'était marrant : je vous invite à jeter un coup d'oeil à
l'album photo du matsuri gay de Ni-Chôme, ici
ce qui vous donnera une idée (en cliquant sur le titre de ce post, une vidéo aussi). J'ai alors croisé Shôgo (quelle surprise ! pas vu depuis 2004, mon voisin de Strasbourg Saint Denis), puis d'autres personnes. On a visité un bar puis on s'est installé dans un autre. Kaikai s'est mis à faire la tête et nous sommes rentrés tard en silence. Quand on s'est quitté le lundi midi, je me demandais presque si on se reverrait, en fait... Le soir, pas un mail de sa part malgré les miens, ça m'a filé le bourdon, me retrouvé seul avec mes 4 jours de congé pris spécialement pour être avec lui... Il a fini par me répondre, froidement, pour nous donner rendez-vous le lendemain matin. Ca sentait fortement le "ça passe ou ça casse"...
De Tôkyô,
récapitulatif,
Suppaiku

Il me fait la gueule... (cliquer)

Hier soir, après le travail, retrouvé Jun à la gare de Tôkyô : direction le Matsuri gay de 2-Chô-me/ 二丁目ゲイ祭り. J'y ai revu du monde, et même Shôgo, mon voisin de Strasbourg Saint Denis, ou J., qui travaille dans la même école que moi ! Sympa ! Jun lui a rapidement fait la gueule... Ce matin encore, c'est soupe à la grimace. S'il y a une chose que je ne peux laisser passer, c'est la soupe à la grimace... Bref, je ne fais pas d'efforts !
Photos en soirée.
Demain, je vais à 日光 / Nikkô.
de Tôkyô au soleil,
Suppaiku

dimanche 13 août 2006

Et encore le travail... (cliquer)

Hier soir, grande promenade avec Jun de 銀座/ Ginza à 渋谷/ Shibuya. Restaurant, repromenade et on rentre. Ces promenades effacent la journée de travail qui, pour le coup, redevient agréable. Le feu d'artifice de la baie de Tôkyô a été annulé. Orages... Pourtant, le soir, sur 日比谷/ Hibiya, le ciel était magnifique...
De Tôkyô,
toujours pressé,
Suppaiku

samedi 12 août 2006

Allez, au travail ! (cliquer)

Je suis pressé... Bises
De Tôkyô,
Suppaiku

vendredi 11 août 2006

Le silence à ma fenêtre (cliquer)

vers Sendagaya, hier après midi. Un havre de tranquilité, un petit jinja comme j'aime, et beaucoup de gens qui passent et s'y recueillent à l'image de cette dame bien frappée par l'arthrose. Mais quel âge a t'elle donc...

Je pense déménager... J'en ai assez de cette "gaijinhouse". Assez de mon colocataire Suédois, gay et moche qui n'a jamais appris à faire le ménage de sa vie. J'ai parlé une fois avec lui et j'ai été effaré par sa bêtise. Quand je pense que nous avons milité, que certains militent encore, pour que des pouffes pareilles puissent se trémousser sur l'Eurovision en y puisant l'essence de leur culture. Il y a eu le métrosexuel, hétéro évolué qui se cultive, est élégant et admet sa part féminine (Les femmes craquent ! Il est comme un gay, et il couche, en plus !). Il faudra parler de l'homoCK1 : tout dans la marque et dans la frime, culture proche du degré préhistorique, sorte de folle qui joue au métrosexuel, prétentieux parce que PD et qui se pouffe de rire en parlant des "straights" comme une caissière chez Lidl quand arrive l'éternel dragueur de 60 ans avec sa boîte pour chat. Mon "voisin" est dans ce genre là... Il me donne une envie furieuse d'homophobie : en plus il est moche ! Il ne se déchausse pas en rentrant chez lui, où il y a des tatamis. Un sauvage.
Il me donne des envies de déménagements. Furieuses.
Hier, 3 heures sur mon vélo... Une giga ballade, pas bien loin finalement, mais ici et là, sous le chaud soleil revenu. La Tour de Tôkyô continue de bénéficier de toutes mes faveurs... Au détour de Sendagaya, petite pause buissonnière dans un Jinja, ding-ding, clap-clap, on dit bonjour et on fait un voeux, clap, on prend des photos. J'ai savouré ces 15 minutes de pauses, à regarder les gens passer et d'autres s'entrainer au Noh dans une salle aménagée à cet effet. Par moment, les cris des acteurs se superposait aux cris des cigales et grillons.

Shibuya, vers 17h00. Plein soleil et chaleur. Noeud routier urbain, ici composant du paysage quotidien. J'avoue être séduit par ces autoroutes qui, en France, feraient un véritable scandale...
Les Japonais, plus pragmatiques, les bordent de bureaux, de salles de jeux, de restaurant.

Arrivé à Shibuya, autre pause. Photos, promenades. J'aime vraiment Tôkyô. La ville ressemble à Londres pour son étendue mais ses quartiers ressemblent souvent à des quartiers de Paris : immeubles de 6 étages, enchevètrements de rues, foules anonymes qui traversent, grands arbres qui bordent les avenues. Même les grandes autoroutes urbaines s'y intègrent, mystérieusement, sans la défigurer, mais en lui donnant au contraire un cachet, unique. Voilà Tôkyô.
Hier soir, j'ai retrouvé Jun, à qui j'ai fait découvrir un truc de la Sarthe : les oeufs battus (oeufs crus, crème fraiche, vinaîgre de vin, plein de persil, sel, poivre, on bat et on trempe du pain...).
Bonne journée.
De Tôkyô,
avant de partir travailler,
Suppaiku

jeudi 10 août 2006

Soleil à ma fenètre (cliquez)

Ce qui est agréable avec les typhons, c'est que ça ne dure pas, et qu'après il fait presque systèmatiquement beau. J'écris presque, et c'est une façon de céder à la pondération, toute japonaise, quand il s'agit de parler de météorologie.あ、台風が来た後いつも天気がいいでしょう、ね!J'ai du recevoir ce message hier soir, ou un truc dans le genre. Bon, pour tout vous dire, il n'y avait pas le très prudentiel でしょう et le ね n'était pas un ね mais un な. Mais c'est normal, c'était mon copain ! Mais à la télévision, sans le ね bien sûr, le temps d'aujourd'hui devait être forcément beau でしょう. Après tout, on ne sait jamais... Vous verriez les cartes du Pacifique en ce moment, on a plutôt intérêt à rester prudent.

j'habite près de 早稲田大学/l'Université de Waseda. En allant dans sa direction, il y a ce 神社/jinja qui m'intrigait et où je suis donc allé la semaine dernière.

Je me souviendrai plus tard de cet été comme de l'été où j'ai écouté France-Culture au petit déjeuner. Les conférences de Michel Onfray à l'Université Populaire de Caen. Populaire, l'Université, faudrait voir... Mais très intéressantes, les conférences ! Il dit des bétises énormes à mon avis - il ne place pas auteurs dans un ordre dynamique qui est celui, forcément, de l'historien- mais très érudit. Et surtout, sa volonté de faire rentrer l'athéisme dans l'histoire de la pensée est un travail plus que nécessaire. Plus qu'un travail, une obligation majeure.
Cela étant, en bon "lacanien" qui croit au pouvoir des mots, peut-être faudrait-il alors qu'il utilise d'autres mots. Et à l'égart de religions - qu'il limite d'ailleurs étrangement à la chrétienté-, peut-être devrait-il parler de superstitions, ce qu'elles sont toutes, après tout. Ou de préjugés... Mais bon, je chipote et comme ce n'est pas moi qui ait jusqu'ici fait acte du plus de travail en la matière, je m'incline. Son travail est passionnant.

mercredi soir la semaine dernière.
Le chapeau est à moi, mais pas le garçon dedans...

Je vais aller faire du vélo, maintenant. Ce soir je retrouve Jun. Je crois qu'il a fait un peu la tête que je sois allé rejoindre un copain (et collègue) dans un bar gay de Shinjuku mardi soir. Et que ce fut la deuxième fois en une semaine (je me suis torché de chez Torcher la semaine dernière avec le même copain. On a fini à Arty Farty, une espèce de boîte nulle qui me fait penser au Club, à Paris, le truc où on va quand il n'y a rien d'autre. Et à Tôkyô, en matière de vie gay, c'est comme Paris : en semaine, il n'y a rien d'autre. A moins, bien sûr, de vouloir des sex-clubs...
On s'y est bien amusé : on était une dizaine, que notre petite bande. Mais bon, que voulez-vous, ici, ce n'est pas Londres, en la matière. C'est un autre genre.
Tout ça pour dire que j'ai senti à la froideur de ses mails que Jun me faisait un peu la tête... Mais hier soir ses mails sont redevenus plus gentils. On s'apprivoise... Mardi, j'ai fait une excellente leçon de haut niveaux avec 2 élèves. "Le Petit Prince". Je n'aurais jamais cru aussi bien coller au "format" de mon école pour une étude de texte. Au fur et à mesure que la leçon avançait, au fil de mes questions, je pensais à Jun. Je crois que je suis amoureux...
De Tôkyô,
bientôt sous le soleil et sur son vélo.
Suppaiku
PS : cliquez chaque jour sur le titre du post, il y a une vidéo-météo... avec le son. Bonne journée.

mercredi 9 août 2006

Après le typhon 7号 (cliquez)

images Yahoo! Japan
Quel bruit, cette nuit... Numéro 7 nous est passé dessus quelques temps avant de filer plus au nord laissant derrière lui sa longue trainée de pluie épaisse et abondante comme un Français ne peut pas imaginer. Grand bruit sur les toits, imaginez un peu. Bulletins d'alertes partout et rappels à la nécessaire vigilance. Le Japon est bien entrainé et se remet toujours très rapidement de ces évènements climatiques extrèmes. A l'image de ces corbeaux et insectes qui dès ce matin remplissaient le silence comme si rien ne s'était passé, ou plutôt, tiens, à la Japonaise, un tout petit peu plus fort, juste un rien, comme pour rappeler que c'est vraiment comme si rien ne s'était passé... C'est certainement au contact de cette nature luxuriante et presque indifférente aux circonstances que les Japonais ont appris à s'adapter aux circonstance et notamment, par deux fois, en 1853 et en 1945, à échapper au désastre et à déborder d'énergie.
Il me semble entendre ce matin encore plus de grillons, plus de cigales. Malgré la pluie qui tombe encore ici ou là...
De Tôkyô,
Suppaiku

mardi 8 août 2006

Bref, typhon en perspective... (cliquez)

images Yahoo! Japan
Ah, le chant de semi mêlé à la moâteur qui précède le typhon 7号 qui arrive joyeusement sur Tôkyô... 久しぶりであったね...Pour le coup, je me sentirais presqu'en vacances, dites donc ! J'entends les oiseaux, les 蝉(cigales) et toutes ces bestioles qui font du bruit et que je n'ai connu que lors de mes oisifs séjours à Kyôto. Hop, nouvelle réalité, les voici dans ma vie de tous les jours. Pour vous dire leur nombre, à Ginza aussi, on les entend, perchés dans les arbres...
Bientôt l'heure du travail, et puis mon week end.
De Tôkyô,
Pénard...
Suppaiku

lundi 7 août 2006

Rideaux fermés, petit courant d'air...


Il fait chaud depuis 8 jours, enfin. La saison des pluies s'est achevée. J'avais appris que la saison des pluies, 梅雨, n'avait rien à voir avec les moussons d'Asie du sud est, et c'est vrai... Il ne pleut pas tous les jours, c'est juste une présence d'humidité, une infinie variété de pluies, fines, épaisses, subites ou progressives, avec vent, ou sans vent, et surtout une très grande imprésivibilité de la météo, un temps extrèmement variable, qui change du tout au tout en moins d'une heure, température, humidité et direction comme force du vent. C'est, concernant l'humeur, l'équivalent de novembre à Paris ou janvier à Londres, l'impression d'un mois interminable de grisaille... Cette saison des pluies est fatigante pour le corp.


Alors, quand arrive la mi-juillet, sans doute inspirés par quelque divinité quelque peu joyeuse, on célèbre la fin de ces "pluies des pruniers" par forte consommation d'anguilles grillées sensées restaurer les forces mises à mal par ce trop long mois, et, enfilant le ゆかた/yukata, kimono de coton, on s'en va regarder les 花火/hana-bi, les feux d'artifice.
Il fait chaud, il fait beau, et je me moque de ce 台風/typhon numéro 6 qui arrive sur le sud du Japon avec ses quelques pluies... Ca va peut être même nous faire du bien... Il fait chaud, je fais du vélo la nuit, et j'aime la ville vide, ses noeuds d'autoroutes qui s'emmèlent en tout sens et toutes directions, la nuit. Il fait chaud, et j'ai mis l'air conditionné trop fort vendredi soir, et samedi ma température est montée à 38,9°... bref une bonne angine aujourd'hui quasiment disparue... Il fait chaud et Jun est toujours à mes côtés. Il fait chaud et ça fait 6 mois que je quittais Paris. Aucun regrets.
De Tôkyô,
Suppaiku

vendredi 4 août 2006

東京31℃、暑いな...Il fait méga-chaud !

久しぶりだね!1ヶ月間ぐらい何も書かなくて、ごめんなさい...仕事、梅雨などが流れたので、いろいろなばらばらの考えを思って何も書きたくなかった.毎日France-CultureにMichel Onfrayが出て 聞く.自転車に乗っていろいろな場所に行く.歩いて良く散歩する.何も面白く出ないので、テレビをあまり視ない。時々、ドラマをドーヌロードをすることだけだ.カイカイと一緒に2/3回に待ち合わせする.
じゃじゃこれから出かける.
今晩もっとこの日記に書くつもりなんだ.フランス語でも!Ne vousinquiétez pas, je vous reviens ce soir en français.
De Tôkyô,
Suppaiku