Quel bonheur...
vendredi 27 avril 2007
jeudi 26 avril 2007
mercredi 25 avril 2007
ÉRIC BESSON : UN NOTABLE DE PROVINCE, UN RIEN DU TOUT...

Une vraie tête de "Jospino-Hollandais" comme il se définit. C'est sûr, il a pas une tête d'intellectuel. Mitterrand lui aurait offert une brosse à chaussure. Il a le "cran" des jeunes rocardiens de Science-po.
... monté en épingle comme un "grand homme de gauche".
Le voilà, tel qu'il se définit sur son propre site à l'assemblée. Un personnage comme Balzac les affectionnait. On y appercevrait peut être même la petite goutte d'urine sur le slip blanc "Boss"acheté à Carrefour par son épouse (car il est marié, bien sûr).
Un hétérosexuel moyen, de sexe masculin, blanc.
N'appartient à la mouvance intello qui gravite autours de DSK.
Un homme fade. De toute façon, adhérer à l'époque de Bérégovoy, il y avait mal-donne !
"Extrait « du Dictionnaire des Parlementaires Drômois de 1848 à 2002 », 4 ème trimestre 2004, édité par l'Institut Marius Moutet, Drôme.
Eric Besson
Né à Marrakech (Maroc) le 2 avril 1958
Mandat parlementaire
Elu en juin 1997 de la 2 ème circonscription de la Drôme, réélu en juin 2002.
D'abord membre de la commission de la Défense, il siège depuis plusieurs années à celle des Finances.
Appartenance politique
Parti socialiste depuis 1993
Responsabilités politiques
Membre du Bureau National du PS
Secrétaire National à l'économie et à la Fiscalité
Autres mandats électifs

Il ne reste que le cran. Le visage avachi et jusqu'à la couleur de la cravatte, tout évoque le notable de province, la transition vers le Roger Chineau. Je me souvient de Chineau en 1981 après l'élection de Mitterrand. "J'ai mal à la France". Imaginez une tête comme ça avec des mots comme ça. Ca vous classe un homme.
Maire de Donzère (Drôme) en 1995, réélu en 2001
Marié à Sylvie Brunel, professeur des universités et écrivain, père de trois enfants, Eric Besson offre le visage d'un homme politique atypique. De par sa naissance d'abord : né au Maroc, d'un père pilote-instructeur de l'Armée de l'Air « mort pour la France » trois mois avant sa naissance, Eric Besson ne connaîtra la France qu'à 17 ans, puis la Drôme à 19 ans lorsque sa famille viendra s'installer à Montélimar.
Par son parcours professionnel ensuite : après des études à l'Ecole Supérieure de Commerce de Montpellier puis à Sciences Po Paris, le futur député de la Drôme exercera d'abord ses responsabilités en entreprise, dans l'industrie (Renault V.I.), la presse (Challenge, Editions Mondiales), l'aide à la création d'entreprises (ANCE), le conseil en ressources humaines (HRM), enfin la lutte contre l'exclusion (Fondation Face dirigée par Martine Aubry), la réinsertion des chômeurs par le travail (Fondation Vivendi).
Par la rapidité de son parcours politique enfin : résidant à Donzère depuis 1989, il est élu maire de Donzère en 1995 avant de créer la surprise en battant de 111 voix en 1997, le député sortant Thierry Cornillet. Dès 1999, il entre à la direction du parti Socialiste, en charge de l'économie et de la fiscalité.
Il s'affirmera très vite comme un député polyvalent, travaillant sans relâche à l'Assemblée nationale sur ses sujets de prédilection (l'économie, l'emploi, la fiscalité ...) tout en sillonnant inlassablement sa circonscription toutes les fins de semaine. Il saura aussi faire de ses réussites à Donzère (implantation d'entreprises, revitalisation de la commune) une vitrine valorisante pour son image... et pour sa réélection.
Réélu facilement maire de Donzère en 2001, il saura résister à la « vague bleue » du printemps 2002 en demeurant le seul député socialiste de la Drôme. Améliorant son score par rapport à 1997, il confortera une image qu'il dit assumer parfaitement « d'homme de gauche qui plait aux gens de droite » sans doute sensibles au comportement et aux valeurs d'un élu qui se définit lui-même comme « profondément républicain à l'ancienne ».
Passionné de sport (football, tennis, course automobile), très soucieux de ne pas laisser paraître ses émotions, affichant en toute circonstance une grande politesse, l'homme offre une personnalité complexe et parfois difficile à cerner. Chaleureux avec ses proches, doté d'un humour pince-sans-rire, adepte d'un franc-parler qui peut parfois désarçonner ses interlocuteurs, Eric Besson est aussi un homme susceptible et un compétiteur extrêmement déterminé ne faisant pas mystère de son ambition."
J'avoue qu'à lire cette description, je n'en ferais pas mon copain. Il a l'air fade : on n'y parle même pas de musique, de litterature, de syndicalisme. C'est tout le portrait d'un notable de province, de droite !
ÉRIC BESSON : UN NOTABLE DE PROVINCE, UN RIEN DU TOUT...

Une vraie tête de "Jospino-Hollandais" comme il se définit. C'est sûr, il a pas une tête d'intellectuel. Mitterrand lui aurait offert une brosse à chaussure. Il a le "cran" des jeunes rocardiens de Science-po.
... monté en épingle comme un "grand homme de gauche".
Le voilà, tel qu'il se définit sur son propre site à l'assemblée. Un personnage comme Balzac les affectionnait. On y appercevrait peut être même la petite goutte d'urine sur le slip blanc "Boss"acheté à Carrefour par son épouse (car il est marié, bien sûr).
Un hétérosexuel moyen, de sexe masculin, blanc.
N'appartient à la mouvance intello qui gravite autours de DSK.
Un homme fade. De toute façon, adhérer à l'époque de Bérégovoy, il y avait mal-donne !
"Extrait « du Dictionnaire des Parlementaires Drômois de 1848 à 2002 », 4 ème trimestre 2004, édité par l'Institut Marius Moutet, Drôme.
Eric Besson
Né à Marrakech (Maroc) le 2 avril 1958
Mandat parlementaire
Elu en juin 1997 de la 2 ème circonscription de la Drôme, réélu en juin 2002.
D'abord membre de la commission de la Défense, il siège depuis plusieurs années à celle des Finances.
Appartenance politique
Parti socialiste depuis 1993
Responsabilités politiques
Membre du Bureau National du PS
Secrétaire National à l'économie et à la Fiscalité
Autres mandats électifs

Il ne reste que le cran. Le visage avachi et jusqu'à la couleur de la cravatte, tout évoque le notable de province, la transition vers le Roger Chineau. Je me souvient de Chineau en 1981 après l'élection de Mitterrand. "J'ai mal à la France". Imaginez une tête comme ça avec des mots comme ça. Ca vous classe un homme.
Maire de Donzère (Drôme) en 1995, réélu en 2001
Marié à Sylvie Brunel, professeur des universités et écrivain, père de trois enfants, Eric Besson offre le visage d'un homme politique atypique. De par sa naissance d'abord : né au Maroc, d'un père pilote-instructeur de l'Armée de l'Air « mort pour la France » trois mois avant sa naissance, Eric Besson ne connaîtra la France qu'à 17 ans, puis la Drôme à 19 ans lorsque sa famille viendra s'installer à Montélimar.
Par son parcours professionnel ensuite : après des études à l'Ecole Supérieure de Commerce de Montpellier puis à Sciences Po Paris, le futur député de la Drôme exercera d'abord ses responsabilités en entreprise, dans l'industrie (Renault V.I.), la presse (Challenge, Editions Mondiales), l'aide à la création d'entreprises (ANCE), le conseil en ressources humaines (HRM), enfin la lutte contre l'exclusion (Fondation Face dirigée par Martine Aubry), la réinsertion des chômeurs par le travail (Fondation Vivendi).
Par la rapidité de son parcours politique enfin : résidant à Donzère depuis 1989, il est élu maire de Donzère en 1995 avant de créer la surprise en battant de 111 voix en 1997, le député sortant Thierry Cornillet. Dès 1999, il entre à la direction du parti Socialiste, en charge de l'économie et de la fiscalité.
Il s'affirmera très vite comme un député polyvalent, travaillant sans relâche à l'Assemblée nationale sur ses sujets de prédilection (l'économie, l'emploi, la fiscalité ...) tout en sillonnant inlassablement sa circonscription toutes les fins de semaine. Il saura aussi faire de ses réussites à Donzère (implantation d'entreprises, revitalisation de la commune) une vitrine valorisante pour son image... et pour sa réélection.
Réélu facilement maire de Donzère en 2001, il saura résister à la « vague bleue » du printemps 2002 en demeurant le seul député socialiste de la Drôme. Améliorant son score par rapport à 1997, il confortera une image qu'il dit assumer parfaitement « d'homme de gauche qui plait aux gens de droite » sans doute sensibles au comportement et aux valeurs d'un élu qui se définit lui-même comme « profondément républicain à l'ancienne ».
Passionné de sport (football, tennis, course automobile), très soucieux de ne pas laisser paraître ses émotions, affichant en toute circonstance une grande politesse, l'homme offre une personnalité complexe et parfois difficile à cerner. Chaleureux avec ses proches, doté d'un humour pince-sans-rire, adepte d'un franc-parler qui peut parfois désarçonner ses interlocuteurs, Eric Besson est aussi un homme susceptible et un compétiteur extrêmement déterminé ne faisant pas mystère de son ambition."
J'avoue qu'à lire cette description, je n'en ferais pas mon copain. Il a l'air fade : on n'y parle même pas de musique, de litterature, de syndicalisme. C'est tout le portrait d'un notable de province, de droite !
ÉRIC BESSON : UN NOTABLE DE PROVINCE, UN RIEN DU TOUT...

Une vraie tête de "Jospino-Hollandais" comme il se définit. C'est sûr, il a pas une tête d'intellectuel. Mitterrand lui aurait offert une brosse à chaussure. Il a le "cran" des jeunes rocardiens de Science-po.
... monté en épingle comme un "grand homme de gauche".
Le voilà, tel qu'il se définit sur son propre site à l'assemblée. Un personnage comme Balzac les affectionnait. On y appercevrait peut être même la petite goutte d'urine sur le slip blanc "Boss"acheté à Carrefour par son épouse (car il est marié, bien sûr).
Un hétérosexuel moyen, de sexe masculin, blanc.
N'appartient à la mouvance intello qui gravite autours de DSK.
Un homme fade. De toute façon, adhérer à l'époque de Bérégovoy, il y avait mal-donne !
"Extrait « du Dictionnaire des Parlementaires Drômois de 1848 à 2002 », 4 ème trimestre 2004, édité par l'Institut Marius Moutet, Drôme.
Eric Besson
Né à Marrakech (Maroc) le 2 avril 1958
Mandat parlementaire
Elu en juin 1997 de la 2 ème circonscription de la Drôme, réélu en juin 2002.
D'abord membre de la commission de la Défense, il siège depuis plusieurs années à celle des Finances.
Appartenance politique
Parti socialiste depuis 1993
Responsabilités politiques
Membre du Bureau National du PS
Secrétaire National à l'économie et à la Fiscalité
Autres mandats électifs

Il ne reste que le cran. Le visage avachi et jusqu'à la couleur de la cravatte, tout évoque le notable de province, la transition vers le Roger Chineau. Je me souvient de Chineau en 1981 après l'élection de Mitterrand. "J'ai mal à la France". Imaginez une tête comme ça avec des mots comme ça. Ca vous classe un homme.
Maire de Donzère (Drôme) en 1995, réélu en 2001
Marié à Sylvie Brunel, professeur des universités et écrivain, père de trois enfants, Eric Besson offre le visage d'un homme politique atypique. De par sa naissance d'abord : né au Maroc, d'un père pilote-instructeur de l'Armée de l'Air « mort pour la France » trois mois avant sa naissance, Eric Besson ne connaîtra la France qu'à 17 ans, puis la Drôme à 19 ans lorsque sa famille viendra s'installer à Montélimar.
Par son parcours professionnel ensuite : après des études à l'Ecole Supérieure de Commerce de Montpellier puis à Sciences Po Paris, le futur député de la Drôme exercera d'abord ses responsabilités en entreprise, dans l'industrie (Renault V.I.), la presse (Challenge, Editions Mondiales), l'aide à la création d'entreprises (ANCE), le conseil en ressources humaines (HRM), enfin la lutte contre l'exclusion (Fondation Face dirigée par Martine Aubry), la réinsertion des chômeurs par le travail (Fondation Vivendi).
Par la rapidité de son parcours politique enfin : résidant à Donzère depuis 1989, il est élu maire de Donzère en 1995 avant de créer la surprise en battant de 111 voix en 1997, le député sortant Thierry Cornillet. Dès 1999, il entre à la direction du parti Socialiste, en charge de l'économie et de la fiscalité.
Il s'affirmera très vite comme un député polyvalent, travaillant sans relâche à l'Assemblée nationale sur ses sujets de prédilection (l'économie, l'emploi, la fiscalité ...) tout en sillonnant inlassablement sa circonscription toutes les fins de semaine. Il saura aussi faire de ses réussites à Donzère (implantation d'entreprises, revitalisation de la commune) une vitrine valorisante pour son image... et pour sa réélection.
Réélu facilement maire de Donzère en 2001, il saura résister à la « vague bleue » du printemps 2002 en demeurant le seul député socialiste de la Drôme. Améliorant son score par rapport à 1997, il confortera une image qu'il dit assumer parfaitement « d'homme de gauche qui plait aux gens de droite » sans doute sensibles au comportement et aux valeurs d'un élu qui se définit lui-même comme « profondément républicain à l'ancienne ».
Passionné de sport (football, tennis, course automobile), très soucieux de ne pas laisser paraître ses émotions, affichant en toute circonstance une grande politesse, l'homme offre une personnalité complexe et parfois difficile à cerner. Chaleureux avec ses proches, doté d'un humour pince-sans-rire, adepte d'un franc-parler qui peut parfois désarçonner ses interlocuteurs, Eric Besson est aussi un homme susceptible et un compétiteur extrêmement déterminé ne faisant pas mystère de son ambition."
J'avoue qu'à lire cette description, je n'en ferais pas mon copain. Il a l'air fade : on n'y parle même pas de musique, de litterature, de syndicalisme. C'est tout le portrait d'un notable de province, de droite !
mardi 24 avril 2007
JE RÉCLAME LE DROIT D'ÊTRE SOCIALISTE, DE GAUCHE
L'anathème est lancé depuis le début de cette campagne et le piège se referme. Je lis la presse sur internet, des blogs et des commentaires. J'ai le sentiment de vivre une dégringolade qui ne s'arrête pas, commencée quelque part dans les années 80, avec la crise des années 70 et l'arrivée de socialistes peu imaginatifs, mal préparés et doctrinaires vite convertis aux idéologies de rechanges qui se présentaient alors et dont le libéralisme n'était pas la moindre.
Incapables, comme Alain Lipietz les y invitait dès 1985, d'intégrer l'écologie politique, et inconscient de la valeur précieuse de l'héritage "mitterrandien" pour ce qui est de la construction Européenne qu'ils ne surent penser après Mitterrand, ils ont tenté, avec l'aide de quelques grandes figures, d'animer un espace politique de la Social-Démocratie sans réfléchir sérieusement à ce qu'est une Social-Démocratie aujourd'hui, quels sont ces buts et quels sont ses moyens. Ils ont ainsi oublié de lui donner pour nom "socialisme", puisque tel a toujours été son nom en France, comme l'ignorent tous ces incultes qui parlent de Social-Démocratie à tout bout de champs sans même en connaitre ni le sens, ni l'histoire, ni les débats, ni les lourds sacrifices, que ce soit en Russie dès 1917, en Allemagne et en Espagne dans les années 30 ou dans les pays de l'Est dès 1946. Nous, Sociaux-Démocrates, avons été les premières victimes de toutes les dictatures quand elles s'installaient. On ne nous pardonna jamais notre volonté de bâtir le Socialisme dans la liberté. Ni les communistes qui nous voyaient tels des agents de la réaction ("il ne faut pas que l'arbre nazi cache la forêt social-démocrate!" sic, Parti Communiste Allemand en 1932), ni les fascistes, franquistes et nazis qui n'acceptaient pas notre libéralisme, notre caractère "cosmopolite", mondialiste", "décadent" et nous haissaient car nous aspirions au Socialisme, mais avec la liberté.
Par quel tour de passe passe tente t'on aujourd'hui de nous transformer en êtres "raisonnables", dénués de tout idéal. Les Socialistes en France, mais également nos camarades Sociaux-Démocrates et Travaillistes (notre grande famille de l'Internationale Ouvrière des années 1900) ont oublié d'où ils venaient, se contentant de gérer leurs positions présentes et limitant leurs ambitions politiques à d'hypothétiques réélections. Le Keynésianisme, en même temps qu'il donnait accès au confort petit bourgeois à ses électeurs, leur donnait l'illusion de "réaliser" le socialisme en limitant progressivement leurs ambitions (la Suède étant toutefois à ce sujet une très remarquable exception). Les luttes "gauchistes" rajeunirent un temps ces formation vieillissantes en leur apportant une touche "libérale", politique s'entend, que concrétisèrent ces "acancées" des années 90 que furent les unions homosexuelles ou les luttes contre les discrimination et l'égalité des femmes. Il est toutefois intéressant de noter qu'à l'origine de ces libertés il y eu aussi des luttes.
Luttes sociales. Luttes politiques.
C'est un leure, donc, faire croire aujourd'hui que l'on peut bâtir une Social-Démocratie sans lutte préalable. Ce n'est pas un hazard si Nicolas Sarkosy est aussi fort. La société entière est imprégnée des mots du libéralisme, de la "limitation nationale" de tout débat politique. Vouloir évoquer aujourd'hui la moindre idée de régulation vous conduit dans le bloc des archaïques. Les prosateurs du bayroutisme veulent du changement, disent-ils, et avec les sociaux-démocrates, pas avec les socialistes passéïstes. Grand bien leur en face. Une opération identique a été menée en Angleterre et est à l'origine du Parti Libéral-Démocrate en 1983, contre les "archaïques" du Labour. La question qui se pose désormais en Grande Bretagne est, qui, lors des prochaines élections, mangera le Lib-Dem, du Labour ou du Tories. Car cette voie a mené à une impasse (je dis cela avec d'autant plus d'honnêteté que je reconnais qu'il s'y trouve des gens très intéressant et que j'appréciais particulièrement Kennedy). Et encore le Lib-Dem renvoie à une tradition ancienne, celle des Libéraux du 19ème siècle, plus proche en France du Radicalisme que de l'Orléanisme dont descend l'UdF. Et citer J.M.Keynes ou lord Beveridge, c'est raconter un peu le 20ème siècle Britannique.
En France, mais aussi un peu partout en Europe, il est donc devenu incongru de vouloir réorganiser les pouvoir, étendre les droits bref, avoir une ambition Démocratique globale, qui passe par des limitations du pouvoir économique voire, une appropriation de certaines production, sans passer immédiatement pour une personne d'un autre temps. Le politique se doit aujourd'hui de gérer le présent et se limiter à ce qui est immédiatement faisable sans explorer les chemin de ce qui est possible ni ambitionner de s'attaquer à ce qui est souhaitable.
Monsieur François Bayrou est à mon avis un homme honnète, résoluement démocrate, et certainement même social. Il se réfère à la Démocratie Chrétienne, courant politique important de l'après guerre (le MRP), la droite modérée qui avait résisté, cette droite Orléaniste qui, bien qu'arc-boutée sur ses privilèges (elle avait comploté contre le Front Populaire), avait depuis longtemps accepté la République et refusa la collaboration et Vichy (au contraire du reste de la droite qui collabora). François Bayrou est donc, certe honnète, mais il n'est pas Social-Démocrate (ou Socialiste). Il n'ambitionne pas la Démocratie comme but de son propre processus.
Le Socialisme (la Social-Démocratie) n'est pas "social". Le Socialisme, c'est le nom donné au courant de la Démocratie réelle dans le courant du 19ème siècle.
Ne trouvez vous pas étonnant que l'on demande aux salariés de comprendre les problèmes économiques de leur entreprise, d'un côté, et que les actionnaires de ces mêmes sociétés étalent leurs richesses à coup de montres, vacances, voitures, appartements et lofts coûteux... Je ne suis pas "social", je veux une économie au service du plus grand nombre, de ceux qui crééent la richesse en travaillant, dur souvent. De ceux dont l'espérance de vie est souvent 10 ans moins longue, si ce n'est plus. Et encore je parle de nos pays du nord. Je ne suis pas "social" car je pense que rien n'est possible tant que celles et ceux qui travaillent dur justifiront eux même leur mauvaise situation économique avec les mots des journalistes économiques. Je suis démocrate car je pense qu'il n'est pas de réel progrès sans volontéS de progrès.
La gauche avait mis en oeuvre des politiques sociales après les avoir arrachées de haute lutte et gagné des élection. C'est une grève générale de près de 1 an qui est à l'origine de la Social-Démocratie Suédoise telle qu'elle est, en 1933. Mais à l'origine, il y avait une réflexion sur les but et les moyens. Nous avons perdu la bataille des mots, des concepts et nous sommes en panne d'horizon.
C'était pourtant simple, Mitterrand nous avait ouvert le chemin.
L'Europe.
L'Europe est un moyen, un but et un horizon. La vraie recomposition n'est pas dans cette "alliance des modérés" (qu'ils y aillent, et oust!). Elle est dans la fusion des partis Sociaux-Démocrates/ Socialistes/ Travaillistes Européens en un seul et même parti Européen et le débats en leurs seins des nouveaux objectifs et des déclinaisons politiques "nationales" de ces objectifs. Elle est dans la présention, dans chaque pays, de candidats de toute l'Union à toutes les élections où cela est possible. Elle est dans la fusion de tous les syndicats de la Social-Démocratie / Travaillisme et Socialisme Européen en un seul syndicat, ce qui, au niveau Français, ouvrirait une crise salutaire en plaçant nos syndicats "groupusculaires" face à leurs responsabilités. La vraie recomposition, c'est penser Européen pour mieux penser global, mondial. C'est se donner un réel programme politique pour les élections européennes, une réelle vision de l'écologie politique à l'échelle mondiale à partir de l'Europe, c'est appuyer au niveau Européen des politiques de co-développement pour le Tiers-Monde.
La vraie recomposition, ce n'est pas penser à 5 ans, c'est penser sur le siècle entier.
Les Alter-mondialistes soulèvent des questions et expriment des craintes justifiées, celle-là même qui ont conduit il y a plus d'un siècle à la création de la première internationale. La vraie recomposition, c'est commencer dès maintenant à y apporter les réponses de la Social-Démocratie, à la seule échelle pertinente, Européenne. En rompant avec la logique "économiste" (ce qui est possible) dans laquelle nous sommes tous tombés, "gauchiste" (la contestation) sauf à nous condamner à l'impuissance. En misant résoluement sur la Démocratie comme processus et comme horizon.
Le Socialisme Démocratique (puisque tel est le nom réel de la Social-Démocratie) est une histoire, très tôt enracinée dans l'histoire Européenne. Notre courant, bien avant les Monnet/ Shumann/Mitterrand/Delors, avait expérimenté l'Europe. Nos congrès allaient d'une ville à l'autre et l'idée, avortée hélas, d'une grève générale européenne contre la guerre en 1914, auquelle étaient associés les noms de Jaurès (France) et Luxembourg (Allemagne) pour citer les plus célèbres, témoignent d'une histoire ancienne, pionnière. C'est dans cette histoire que nous puiseront désormais, maintenant que l'Europe a été rendue à elle même avec la fin des dictatures de l'Est, maintenant que sont pensées les plaies des 2 conflits mondiaux qui l'ont ensanglantée, les forces pour rebâtir la société démocratique auquel nous aspiront depuis 150 ans.
De Tôkyô,
qui voulait écrire cela depuis longtemps
Suppaiku
Incapables, comme Alain Lipietz les y invitait dès 1985, d'intégrer l'écologie politique, et inconscient de la valeur précieuse de l'héritage "mitterrandien" pour ce qui est de la construction Européenne qu'ils ne surent penser après Mitterrand, ils ont tenté, avec l'aide de quelques grandes figures, d'animer un espace politique de la Social-Démocratie sans réfléchir sérieusement à ce qu'est une Social-Démocratie aujourd'hui, quels sont ces buts et quels sont ses moyens. Ils ont ainsi oublié de lui donner pour nom "socialisme", puisque tel a toujours été son nom en France, comme l'ignorent tous ces incultes qui parlent de Social-Démocratie à tout bout de champs sans même en connaitre ni le sens, ni l'histoire, ni les débats, ni les lourds sacrifices, que ce soit en Russie dès 1917, en Allemagne et en Espagne dans les années 30 ou dans les pays de l'Est dès 1946. Nous, Sociaux-Démocrates, avons été les premières victimes de toutes les dictatures quand elles s'installaient. On ne nous pardonna jamais notre volonté de bâtir le Socialisme dans la liberté. Ni les communistes qui nous voyaient tels des agents de la réaction ("il ne faut pas que l'arbre nazi cache la forêt social-démocrate!" sic, Parti Communiste Allemand en 1932), ni les fascistes, franquistes et nazis qui n'acceptaient pas notre libéralisme, notre caractère "cosmopolite", mondialiste", "décadent" et nous haissaient car nous aspirions au Socialisme, mais avec la liberté.
Par quel tour de passe passe tente t'on aujourd'hui de nous transformer en êtres "raisonnables", dénués de tout idéal. Les Socialistes en France, mais également nos camarades Sociaux-Démocrates et Travaillistes (notre grande famille de l'Internationale Ouvrière des années 1900) ont oublié d'où ils venaient, se contentant de gérer leurs positions présentes et limitant leurs ambitions politiques à d'hypothétiques réélections. Le Keynésianisme, en même temps qu'il donnait accès au confort petit bourgeois à ses électeurs, leur donnait l'illusion de "réaliser" le socialisme en limitant progressivement leurs ambitions (la Suède étant toutefois à ce sujet une très remarquable exception). Les luttes "gauchistes" rajeunirent un temps ces formation vieillissantes en leur apportant une touche "libérale", politique s'entend, que concrétisèrent ces "acancées" des années 90 que furent les unions homosexuelles ou les luttes contre les discrimination et l'égalité des femmes. Il est toutefois intéressant de noter qu'à l'origine de ces libertés il y eu aussi des luttes.
Luttes sociales. Luttes politiques.
C'est un leure, donc, faire croire aujourd'hui que l'on peut bâtir une Social-Démocratie sans lutte préalable. Ce n'est pas un hazard si Nicolas Sarkosy est aussi fort. La société entière est imprégnée des mots du libéralisme, de la "limitation nationale" de tout débat politique. Vouloir évoquer aujourd'hui la moindre idée de régulation vous conduit dans le bloc des archaïques. Les prosateurs du bayroutisme veulent du changement, disent-ils, et avec les sociaux-démocrates, pas avec les socialistes passéïstes. Grand bien leur en face. Une opération identique a été menée en Angleterre et est à l'origine du Parti Libéral-Démocrate en 1983, contre les "archaïques" du Labour. La question qui se pose désormais en Grande Bretagne est, qui, lors des prochaines élections, mangera le Lib-Dem, du Labour ou du Tories. Car cette voie a mené à une impasse (je dis cela avec d'autant plus d'honnêteté que je reconnais qu'il s'y trouve des gens très intéressant et que j'appréciais particulièrement Kennedy). Et encore le Lib-Dem renvoie à une tradition ancienne, celle des Libéraux du 19ème siècle, plus proche en France du Radicalisme que de l'Orléanisme dont descend l'UdF. Et citer J.M.Keynes ou lord Beveridge, c'est raconter un peu le 20ème siècle Britannique.
En France, mais aussi un peu partout en Europe, il est donc devenu incongru de vouloir réorganiser les pouvoir, étendre les droits bref, avoir une ambition Démocratique globale, qui passe par des limitations du pouvoir économique voire, une appropriation de certaines production, sans passer immédiatement pour une personne d'un autre temps. Le politique se doit aujourd'hui de gérer le présent et se limiter à ce qui est immédiatement faisable sans explorer les chemin de ce qui est possible ni ambitionner de s'attaquer à ce qui est souhaitable.
Monsieur François Bayrou est à mon avis un homme honnète, résoluement démocrate, et certainement même social. Il se réfère à la Démocratie Chrétienne, courant politique important de l'après guerre (le MRP), la droite modérée qui avait résisté, cette droite Orléaniste qui, bien qu'arc-boutée sur ses privilèges (elle avait comploté contre le Front Populaire), avait depuis longtemps accepté la République et refusa la collaboration et Vichy (au contraire du reste de la droite qui collabora). François Bayrou est donc, certe honnète, mais il n'est pas Social-Démocrate (ou Socialiste). Il n'ambitionne pas la Démocratie comme but de son propre processus.
Le Socialisme (la Social-Démocratie) n'est pas "social". Le Socialisme, c'est le nom donné au courant de la Démocratie réelle dans le courant du 19ème siècle.
Ne trouvez vous pas étonnant que l'on demande aux salariés de comprendre les problèmes économiques de leur entreprise, d'un côté, et que les actionnaires de ces mêmes sociétés étalent leurs richesses à coup de montres, vacances, voitures, appartements et lofts coûteux... Je ne suis pas "social", je veux une économie au service du plus grand nombre, de ceux qui crééent la richesse en travaillant, dur souvent. De ceux dont l'espérance de vie est souvent 10 ans moins longue, si ce n'est plus. Et encore je parle de nos pays du nord. Je ne suis pas "social" car je pense que rien n'est possible tant que celles et ceux qui travaillent dur justifiront eux même leur mauvaise situation économique avec les mots des journalistes économiques. Je suis démocrate car je pense qu'il n'est pas de réel progrès sans volontéS de progrès.
La gauche avait mis en oeuvre des politiques sociales après les avoir arrachées de haute lutte et gagné des élection. C'est une grève générale de près de 1 an qui est à l'origine de la Social-Démocratie Suédoise telle qu'elle est, en 1933. Mais à l'origine, il y avait une réflexion sur les but et les moyens. Nous avons perdu la bataille des mots, des concepts et nous sommes en panne d'horizon.
C'était pourtant simple, Mitterrand nous avait ouvert le chemin.
L'Europe.
L'Europe est un moyen, un but et un horizon. La vraie recomposition n'est pas dans cette "alliance des modérés" (qu'ils y aillent, et oust!). Elle est dans la fusion des partis Sociaux-Démocrates/ Socialistes/ Travaillistes Européens en un seul et même parti Européen et le débats en leurs seins des nouveaux objectifs et des déclinaisons politiques "nationales" de ces objectifs. Elle est dans la présention, dans chaque pays, de candidats de toute l'Union à toutes les élections où cela est possible. Elle est dans la fusion de tous les syndicats de la Social-Démocratie / Travaillisme et Socialisme Européen en un seul syndicat, ce qui, au niveau Français, ouvrirait une crise salutaire en plaçant nos syndicats "groupusculaires" face à leurs responsabilités. La vraie recomposition, c'est penser Européen pour mieux penser global, mondial. C'est se donner un réel programme politique pour les élections européennes, une réelle vision de l'écologie politique à l'échelle mondiale à partir de l'Europe, c'est appuyer au niveau Européen des politiques de co-développement pour le Tiers-Monde.
La vraie recomposition, ce n'est pas penser à 5 ans, c'est penser sur le siècle entier.
Les Alter-mondialistes soulèvent des questions et expriment des craintes justifiées, celle-là même qui ont conduit il y a plus d'un siècle à la création de la première internationale. La vraie recomposition, c'est commencer dès maintenant à y apporter les réponses de la Social-Démocratie, à la seule échelle pertinente, Européenne. En rompant avec la logique "économiste" (ce qui est possible) dans laquelle nous sommes tous tombés, "gauchiste" (la contestation) sauf à nous condamner à l'impuissance. En misant résoluement sur la Démocratie comme processus et comme horizon.
Le Socialisme Démocratique (puisque tel est le nom réel de la Social-Démocratie) est une histoire, très tôt enracinée dans l'histoire Européenne. Notre courant, bien avant les Monnet/ Shumann/Mitterrand/Delors, avait expérimenté l'Europe. Nos congrès allaient d'une ville à l'autre et l'idée, avortée hélas, d'une grève générale européenne contre la guerre en 1914, auquelle étaient associés les noms de Jaurès (France) et Luxembourg (Allemagne) pour citer les plus célèbres, témoignent d'une histoire ancienne, pionnière. C'est dans cette histoire que nous puiseront désormais, maintenant que l'Europe a été rendue à elle même avec la fin des dictatures de l'Est, maintenant que sont pensées les plaies des 2 conflits mondiaux qui l'ont ensanglantée, les forces pour rebâtir la société démocratique auquel nous aspiront depuis 150 ans.
De Tôkyô,
qui voulait écrire cela depuis longtemps
Suppaiku
Comme un lendemain de cuite...
Une élection, ça a toujours été pour moi un peu comme un lendemain de cuite, quelqu'en soit le résultat. Cela vient de loin. Souvenir de l'exaltation de mon père, en 1978, resté accroché à la télévision jusque tard au matin : son entreprise attendait les élections pour licencier et seule une victoire de la gauche aurait pu, peut-être, changer les choses. Il n'était pas dupe, pourtant, mais un répis, juste un répis dans ces cas là... Le capitalisme est un système froid qui décide de la vie des hommes dans le silence feutrés de conseils d'administration. C'est ce que disait déjà Jaurès, il y a une centaine d'année. Jaurès, la nouvelle idole de Nicolas Sarkosy... Laurence Parisot a du éclater de rire !
J'écris un blog honnète. Je suis lu, j'ai tâché de concilier la campagne électorale avec cet exercice périlleux du journal. Pas toujours facile et vous avez constaté mes longs silences. Pour ce deuxième tour, je pousserai plus loin l'honnêteté, et ce dès aujourd'hui : je pense que Nicolas Sarkosy a dors et déjà gagné. C'était visible lors de la soirée électorale de dimanche soir.
Bien sûr, Ségolène Royal peut gagner ce scrutin. Mais alors il faudrait dès cette semaine reposer la question du but réel de cette élection, un objectif à minima qui serait d'abord de faire de la prochaine assemblée une assemblée constituante dans le but de changer de république. C'est là à mes yeux le seul moyen de faire une "alliance" avec François Bayrou qui ne trahisse pas les valeurs -différentes- des deux partis politiques et qui ne trahisse pas non plus les autres candidats (ainsi que leurs électeurs) de gauche et d'extrème gauche qui, honnètement, appellent à voter pour Ségolène Royal.
Oui, sur les institutions, il y a une convergence très nette : proportionnelle, indépendance de la justice, renforcement des pouvoirs du conseil constitutionnel, de la cour des comptes, réforme du CSA, reconnaissance dans la constitution des régions comme territoires à part entière, etc. Sur cet objectif, nous pourrions en effet constituer une large majorité qui ne trahisse personne et au contraire réalise rapidement pour Bayrou sa "6ème république", pour Ségolène l'un des "7 piliers du pacte présidentiel" (le 5ème, je crois). La proportionnelle pourrait, elle, en dehors d'une promesse déjà existante chez les 2 candidats, être un gage offert à la gauche de la gauche dont elle pourrait à l'avenir se servir en constituant des listes communes permettant de dépasser les seuils nécessaires d'éligibilité.
Une telle Réforme, la 6ème république, serait seule à même de dépasser le "bloc" Sarkosy car il y a de ce côté là une réelle volonté majoritaire. De plus, ce serait la seule base possible pour la seule "alliance" qui puisse battre Nicolas Sarkosy en restant chacun soit même, sans rien renier.
Au cours de cette campagne à minima, pourrait également être réaffirmé la priorité accordée à l'environnement par la création d'un super ministère au développement durable, doté de moyens important, notamment coercitifs.
Je vois là le seul moyen de gagner, non pas contre Nicolas Sarkosy, mais pour faire autre chose en commençant pas le faire autrement, et en avouant honnètement qu'une fois ce travail terminé, de nouvelles élections seraient convoquées afin de clarifier la situation dans ce dadre institutionnel nouveau.
Voilà mon analyse, ma vision de la chose.
Je ne pense pas, pourtant, que ce sera la voie empruntée. 2 appareils sont en compétitions et François Bayrou a beau dire qu'il est un homme du renouveau, c'est lui qui a le plus à perdre au renouveau : il veut en être le seul artisan (ambition) et il dispose de l'appareil le plus réfractaire comme l'attestent les déjà 7 raliements de députés à Nicolas Sarkosy. Les électeurs qui se seront fait le plus "avoir" dimanche dernier sont à l'UdF.
François Bayrou a tout intérêt à ne pas aller dans ce sens et à "laisser" élire Sarkosy, avec l'espoir ainsi d'être ménagé localement aux législatives mais aussi à s'offrir comme un recours en 2012 bref, à parier sur un "échec". Ce fut la stratégie de Chirac en 1981. Laisser faire.
Mais du côté gauche, cela ne va guère mieux. Il y a ceux qui parient sur une défaite pour reprendre la main, il y a l'appareil du Parti Socialiste tiraillé par des ambitions qui se cachent derrière des "lignes politiques" prétenduement divergeantes. Je suis persuadé en revanche que les militants sont eux prêt à suivre dans le sens d'une aventure nouvelle.
Alors ? Il est peu probable que cette aventure "institutionnelle" ne voit le jour. Les socialistes vont sacrifier Ségolène Royal, François Bayrou ses électeurs "de gauche". Chacun trouvera le discours emballage de la fidélité à ses valeurs, promettra des lendemains meilleurs. Bayrou avec une "force nouvelle" et le PS qui aura trouvé quelques répis.
Ségolène Royal a offert la possibilité de ce débat "ouvert et public" avec François Bayrou. Je souhaite juste qu'elle ne sacrifie pas le Parti Socialiste à une élection (la "ligne Rocard"). François Bayrou y répondra certainement, je souhaite qu'il ne mélange pas son ambition politique et la réelle possibilité de changement.
Si l'intelligence prévalait, nous pourrions avoir la constitution d'une coalition à objectifs limités mais clairs qui, sans renier ni trahir, permetrait non seulement une victoire mais également un premier chapelet de réformes profondes essentiellement institutionnelles. Et je suis persuadé que s'il n'y a pas tractations ni reniements, la dynamique changera de camps et passera du côté de Ségolène Royal (qui achèvera au passage la transformation du Parti Socialiste auquel les militants aspirent et que ses responsables freinent des 4 fers). Une coalition auquel pourront se joindre les verts et tous ceux qui le souhaitent, à gauche puisque ses objectifs seront essentiellement institutionnels.
Et pour la suite ? Elle sera beaucoup plus ouverte puisque l'assemblée sera élue à la proportionnelle.
Hors de cette voix, il n'y a pas de changement possible.
Les pauvres (smicards, etc) renonceront à la médecine car il faudra payer les 50 premiers Euros (4 franchises : une chez le généraliste, une chez le pharmacien, une chez le spécialiste, une à l'hôpital... en gros, vous vous cassez une jambe, vous payer au minimum 200 Euros). Les 10% de Français les plus riches gagneront, eux, plus d'argent en payant moins d'impôts et, s'ils ont des actions en bourse, ils engrangeront des bénéfices moins taxés. Ceux là même venant des entreprises qui auront pu licencier plus facilement, ou ceux des assurances privées qui proposeront aux classes moyennes des tarifs élevés pour couvrir les franchises citées plus haut. Les classes moyennes se verront imposer de travailler plus pour gagner plus (elles pourront ainsi prendre une de ces nouvelles assurances qui couvrent les franchises), ce sera la fin des RTT qui ont "tué la valeur travail". Les Français seront heureux, comme le leur dira les chaines de télévision publique, les chaînes privées TF1, M6 et France 2. La délinquence baissera, comme ce sera écrit dans les journaux. Il n'y aura plus de scandale, en tout cas proche de l'UMP ou des dirigeants d'entreprise : les juges y veilleront. Rachida Dati quand à elle, prouvera au monde entier qu'elle est vraiment plus Française que toutes les Françaises, une belle réussite. Le chômage baissera, aussi, avec les salaires et les conditions de travail, mais bon, "on peut pas tout avoir", nous dira la télévision qui s'auto-congratulera devant des statistiques à l'américaine.
Moi, Nicolas Sarkosy ne me fait pas peur, en fait. Il me rend triste, tout simplement. Triste pour les millions de gens qui vont passer à la caisse.
Avec près de 26% au premier tour, un très beau score, Ségolène Royal ne doit pas sacrifier ses électeurs car il n'y aurait ni victoire ni (nécessaire) opposition forte ensuite. En étant elle même et en proposant une "convergeance sur des objectifs à minima", elle pourra placer et François Bayrou et ses électeurs devant un choix historique : sortir le centre de la droite sans renier eux même leur propre travail ni leur propre dynamique. Et, ensemble, mettre en place les nouvelles institutions d'une France nouvelle, démocratique, moderne et solidaire.
Y sommes nous prêt ?
De Tôkyô
...
Suppaiku
J'écris un blog honnète. Je suis lu, j'ai tâché de concilier la campagne électorale avec cet exercice périlleux du journal. Pas toujours facile et vous avez constaté mes longs silences. Pour ce deuxième tour, je pousserai plus loin l'honnêteté, et ce dès aujourd'hui : je pense que Nicolas Sarkosy a dors et déjà gagné. C'était visible lors de la soirée électorale de dimanche soir.
Bien sûr, Ségolène Royal peut gagner ce scrutin. Mais alors il faudrait dès cette semaine reposer la question du but réel de cette élection, un objectif à minima qui serait d'abord de faire de la prochaine assemblée une assemblée constituante dans le but de changer de république. C'est là à mes yeux le seul moyen de faire une "alliance" avec François Bayrou qui ne trahisse pas les valeurs -différentes- des deux partis politiques et qui ne trahisse pas non plus les autres candidats (ainsi que leurs électeurs) de gauche et d'extrème gauche qui, honnètement, appellent à voter pour Ségolène Royal.
Oui, sur les institutions, il y a une convergence très nette : proportionnelle, indépendance de la justice, renforcement des pouvoirs du conseil constitutionnel, de la cour des comptes, réforme du CSA, reconnaissance dans la constitution des régions comme territoires à part entière, etc. Sur cet objectif, nous pourrions en effet constituer une large majorité qui ne trahisse personne et au contraire réalise rapidement pour Bayrou sa "6ème république", pour Ségolène l'un des "7 piliers du pacte présidentiel" (le 5ème, je crois). La proportionnelle pourrait, elle, en dehors d'une promesse déjà existante chez les 2 candidats, être un gage offert à la gauche de la gauche dont elle pourrait à l'avenir se servir en constituant des listes communes permettant de dépasser les seuils nécessaires d'éligibilité.
Une telle Réforme, la 6ème république, serait seule à même de dépasser le "bloc" Sarkosy car il y a de ce côté là une réelle volonté majoritaire. De plus, ce serait la seule base possible pour la seule "alliance" qui puisse battre Nicolas Sarkosy en restant chacun soit même, sans rien renier.
Au cours de cette campagne à minima, pourrait également être réaffirmé la priorité accordée à l'environnement par la création d'un super ministère au développement durable, doté de moyens important, notamment coercitifs.
Je vois là le seul moyen de gagner, non pas contre Nicolas Sarkosy, mais pour faire autre chose en commençant pas le faire autrement, et en avouant honnètement qu'une fois ce travail terminé, de nouvelles élections seraient convoquées afin de clarifier la situation dans ce dadre institutionnel nouveau.
Voilà mon analyse, ma vision de la chose.
Je ne pense pas, pourtant, que ce sera la voie empruntée. 2 appareils sont en compétitions et François Bayrou a beau dire qu'il est un homme du renouveau, c'est lui qui a le plus à perdre au renouveau : il veut en être le seul artisan (ambition) et il dispose de l'appareil le plus réfractaire comme l'attestent les déjà 7 raliements de députés à Nicolas Sarkosy. Les électeurs qui se seront fait le plus "avoir" dimanche dernier sont à l'UdF.
François Bayrou a tout intérêt à ne pas aller dans ce sens et à "laisser" élire Sarkosy, avec l'espoir ainsi d'être ménagé localement aux législatives mais aussi à s'offrir comme un recours en 2012 bref, à parier sur un "échec". Ce fut la stratégie de Chirac en 1981. Laisser faire.
Mais du côté gauche, cela ne va guère mieux. Il y a ceux qui parient sur une défaite pour reprendre la main, il y a l'appareil du Parti Socialiste tiraillé par des ambitions qui se cachent derrière des "lignes politiques" prétenduement divergeantes. Je suis persuadé en revanche que les militants sont eux prêt à suivre dans le sens d'une aventure nouvelle.
Alors ? Il est peu probable que cette aventure "institutionnelle" ne voit le jour. Les socialistes vont sacrifier Ségolène Royal, François Bayrou ses électeurs "de gauche". Chacun trouvera le discours emballage de la fidélité à ses valeurs, promettra des lendemains meilleurs. Bayrou avec une "force nouvelle" et le PS qui aura trouvé quelques répis.
Ségolène Royal a offert la possibilité de ce débat "ouvert et public" avec François Bayrou. Je souhaite juste qu'elle ne sacrifie pas le Parti Socialiste à une élection (la "ligne Rocard"). François Bayrou y répondra certainement, je souhaite qu'il ne mélange pas son ambition politique et la réelle possibilité de changement.
Si l'intelligence prévalait, nous pourrions avoir la constitution d'une coalition à objectifs limités mais clairs qui, sans renier ni trahir, permetrait non seulement une victoire mais également un premier chapelet de réformes profondes essentiellement institutionnelles. Et je suis persuadé que s'il n'y a pas tractations ni reniements, la dynamique changera de camps et passera du côté de Ségolène Royal (qui achèvera au passage la transformation du Parti Socialiste auquel les militants aspirent et que ses responsables freinent des 4 fers). Une coalition auquel pourront se joindre les verts et tous ceux qui le souhaitent, à gauche puisque ses objectifs seront essentiellement institutionnels.
Et pour la suite ? Elle sera beaucoup plus ouverte puisque l'assemblée sera élue à la proportionnelle.
Hors de cette voix, il n'y a pas de changement possible.
Les pauvres (smicards, etc) renonceront à la médecine car il faudra payer les 50 premiers Euros (4 franchises : une chez le généraliste, une chez le pharmacien, une chez le spécialiste, une à l'hôpital... en gros, vous vous cassez une jambe, vous payer au minimum 200 Euros). Les 10% de Français les plus riches gagneront, eux, plus d'argent en payant moins d'impôts et, s'ils ont des actions en bourse, ils engrangeront des bénéfices moins taxés. Ceux là même venant des entreprises qui auront pu licencier plus facilement, ou ceux des assurances privées qui proposeront aux classes moyennes des tarifs élevés pour couvrir les franchises citées plus haut. Les classes moyennes se verront imposer de travailler plus pour gagner plus (elles pourront ainsi prendre une de ces nouvelles assurances qui couvrent les franchises), ce sera la fin des RTT qui ont "tué la valeur travail". Les Français seront heureux, comme le leur dira les chaines de télévision publique, les chaînes privées TF1, M6 et France 2. La délinquence baissera, comme ce sera écrit dans les journaux. Il n'y aura plus de scandale, en tout cas proche de l'UMP ou des dirigeants d'entreprise : les juges y veilleront. Rachida Dati quand à elle, prouvera au monde entier qu'elle est vraiment plus Française que toutes les Françaises, une belle réussite. Le chômage baissera, aussi, avec les salaires et les conditions de travail, mais bon, "on peut pas tout avoir", nous dira la télévision qui s'auto-congratulera devant des statistiques à l'américaine.
Moi, Nicolas Sarkosy ne me fait pas peur, en fait. Il me rend triste, tout simplement. Triste pour les millions de gens qui vont passer à la caisse.
Avec près de 26% au premier tour, un très beau score, Ségolène Royal ne doit pas sacrifier ses électeurs car il n'y aurait ni victoire ni (nécessaire) opposition forte ensuite. En étant elle même et en proposant une "convergeance sur des objectifs à minima", elle pourra placer et François Bayrou et ses électeurs devant un choix historique : sortir le centre de la droite sans renier eux même leur propre travail ni leur propre dynamique. Et, ensemble, mettre en place les nouvelles institutions d'une France nouvelle, démocratique, moderne et solidaire.
Y sommes nous prêt ?
De Tôkyô
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Suppaiku
lundi 23 avril 2007
FIERS DE NOUS !
NOUS AVONS RÉUSSI LA PREMIÈRE MANCHE ET EFFACÉ, AVEC UNE PARTICIPATION EXCEPTIONNELLE ET CE RÉSULTAT LA HONTE DU 21 AVRIL 2002.CITOYENNES ET CITOYENS, NOUS AVONS CONFIRMÉ NOTRE ATTACHEMENT À LA DÉMOCRATIE.
CE SOIR, LA FRANCE EST BELLE... ENCORE PLUS BELLE VUE DU JAPON.
vendredi 20 avril 2007
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL
(Pour la campagne électorale, c'est sur mon site Les petits mondes de Suppaiku -VIDÉOS, ARGUMENTS, et sur mon podcast de campagne). Méfiez vous de ce que rapporte la presse écrite et télévisée : quand on vous dit "elle a dit que...", recherchez la vidéo correspondante sur internet. Vous constaterez la déformation des propos par vous même et découvrirez un peu plus de son programme.

Mon dernier appel ici à voter Ségolène avant dimanche soir : loi électorale oblige. Je désactive aussi les commentaires jusqu'à dimanche soir. J'essaierai de les remettre dés 20heures heure française.
Voici un mail que j'ai envoyé à des amis car les mails continuent fort !
"Eh ben on s'amuse ferme ici...
Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
Bise !"
Voilà.
A dimanche et n'oubliez pas
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL

Mon dernier appel ici à voter Ségolène avant dimanche soir : loi électorale oblige. Je désactive aussi les commentaires jusqu'à dimanche soir. J'essaierai de les remettre dés 20heures heure française.
Voici un mail que j'ai envoyé à des amis car les mails continuent fort !
"Eh ben on s'amuse ferme ici...
Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
Bise !"
Voilà.
A dimanche et n'oubliez pas
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL
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(Pour la campagne électorale, c'est sur mon site Les petits mondes de Suppaiku -VIDÉOS, ARGUMENTS, et sur mon podcast de campagne). Méfiez vous de ce que rapporte la presse écrite et télévisée : quand on vous dit "elle a dit que...", recherchez la vidéo correspondante sur internet. Vous constaterez la déformation des propos par vous même et découvrirez un peu plus de son programme.

Mon dernier appel ici à voter Ségolène avant dimanche soir : loi électorale oblige. Je désactive aussi les commentaires jusqu'à dimanche soir. J'essaierai de les remettre dés 20heures heure française.
Voici un mail que j'ai envoyé à des amis car les mails continuent fort !
"Eh ben on s'amuse ferme ici...
Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
Bise !"
Voilà.
A dimanche et n'oubliez pas
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Mon dernier appel ici à voter Ségolène avant dimanche soir : loi électorale oblige. Je désactive aussi les commentaires jusqu'à dimanche soir. J'essaierai de les remettre dés 20heures heure française.
Voici un mail que j'ai envoyé à des amis car les mails continuent fort !
"Eh ben on s'amuse ferme ici...
Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
Bise !"
Voilà.
A dimanche et n'oubliez pas
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL
(Pour la campagne électorale, c'est sur mon site Les petits mondes de Suppaiku -VIDÉOS, ARGUMENTS, et sur mon podcast de campagne). Méfiez vous de ce que rapporte la presse écrite et télévisée : quand on vous dit "elle a dit que...", recherchez la vidéo correspondante sur internet. Vous constaterez la déformation des propos par vous même et découvrirez un peu plus de son programme.

Mon dernier appel ici à voter Ségolène avant dimanche soir : loi électorale oblige. Je désactive aussi les commentaires jusqu'à dimanche soir. J'essaierai de les remettre dés 20heures heure française.
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"Eh ben on s'amuse ferme ici...
Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
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Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
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Mon dernier appel ici à voter Ségolène avant dimanche soir : loi électorale oblige. Je désactive aussi les commentaires jusqu'à dimanche soir. J'essaierai de les remettre dés 20heures heure française.
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"Eh ben on s'amuse ferme ici...
Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
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Voici un mail que j'ai envoyé à des amis car les mails continuent fort !
"Eh ben on s'amuse ferme ici...
Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l'édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu'il nous donne bien la preuve qu'un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c'était une femme, on dirait même que c'était une crise d'hystérie!
Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l'évolution des ambiances de meeting.
Ségolène : 28 % à 30 %
Sarkosy : 23 % à 26 %
Bayrou : 22 % à 25 %
Le Pen : 15% à 18 %
La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
Tout d'abord, 35% des Français souhaitent qu'elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
Les fameux "indécis" ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les "quartiers", ne peuvent être sondés car ils n'ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les voit bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c'est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n'est pas assuré d'être devant elle. Je pense que ce n'est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l'assurance de grignoter à droite.
Le Pen fera lui le même score, en gros, qu'en 2002. C'est à partir de cette élection, de toute façon, qu'il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c'est autours de ce FN renouvelé que la "nouvelle droite libérale" va se réorganiser. D'où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
Mon analyse vaut ce qu'elle vaut...
Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
L'affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en "mode majeur". Son discours n'est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la "fin de mitterrandie", les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les "têtes nouvelles" dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous auront alors et déjà gagné, et déjà changé d'ère.
Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n'est pas "glamour", elle n'est pas "tendance", elle n'est pas "dans le mouve". Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu'une affiche d'Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l'image d'une page vierge, d'un style d'une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu'il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
"Tout le monde" la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c'est l'affiche qui raconte le mieux ce qu'est une élection présidentielle : une aventure à venir.
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jeudi 19 avril 2007
DISCOURS DE NANTES
ROBERT BADINTER : UN HOMME, UNE PAGE D'HISTOIRE
SÉGOLÈNE ROYAL : UNE FEMME, UN DÉSIR D'AVENIR
ET PUIS MA VIDÉO SUR ROCARD
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL DÈS LE PREMIER TOUR
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Rocard, suite et fin (la sienne)
(Pour la campagne électorale, c'est sur mon site Les petits mondes de Suppaiku -VIDÉOS, ARGUMENTS, et sur mon podcast de campagne). Méfiez vous de ce que rapporte la presse écrite et télévisée : quand on vous dit "elle a dit que...", recherchez la vidéo correspondante sur internet. Vous constaterez la déformation des propos par vous même et découvrirez un peu plus de son programme.
Tout d'abord merci à TB, Carlos, mais aussi David (qui votera Giscard) et également Mika dont le post a amorcé le débat : vous avez lu ma réaction au sujet de Rocard et avez fait vivre un fil de discussion où, je dois dire, je reconnais la précision dans le propos qui lui est chère de TB, tout comme la légèreté, la désinvolture ni trop légère ni trop désinvolte du futur animateur du club des supporters d'Hilary à Paris, Carlos. Je constate qu'il parle de Ségolène avec sympathie. Les arguments de David, je les connais bien. Arguments émergeant dans les sociétés post-modernes où on veut tout moderniser en "recomposant". Cette suite de post, retrouvez la ICI
Bayrou est à la politique ce que Ricardo Bofil a été à l'architecture. Et ça donnerait les mêmes résultats. Rocard, Kouchner et d'autres veulent suivre, grand bien nous en fasse. Je ne suis plus Rocardien depuis 4 jours!
En revanche (voir à la fin de ce post la vidéo du meeting à Nantes), je suis sous le charme de l'éléphant Robert Badinter ( celui qui a, entre autres, abolit la peine de mort, libéralisé l'homosexualité qui jusqu'en 1981 était assimilé à une atteinte aux bonnes moeurs et abaissé l'âge du consentement à 15 ans pour les gays, donné aux femmes mariées la possibilité légale d'ouvrir un compte en banque en nom propre... encore un "socialiste archaïque", quoi! Ben oui, il ne va pas chez Bayrou). Et heureux de voir Jospin appeler clairement, enfin, à voter Ségolène.
Valéry Giscard Bayrou est une imposture qui ne durera pas au delà de dimanche soir. Et si à tout hazard il s'imposait pour le 2ème tour, il serait écrasé au second : la gauche a déjà donné en 2002 et ne votera pas à droite contre un autre candidat de droite : Sarkosy gagnera. Et s'il est face à Ségolène, les électeurs UMP feront de même et Ségolène gagnera.
Badinter est un très grand homme, il a effacé Rocard de ma mémoire. Mais ne m'a pas empêché de pondre ma première vidéo sur Dailymotion. Si vous avez 20 mn à perdre, j'y tue mon père en politique.
Je vous invite enfin à lire cet échange de mails avec des amis, aujourd'hui.
Il pleut, sur Tôkyô. Brrrrr...
Ah, oui ! Merci à Nicholas pour ses messages réguliers (et le gros point sur la carte) venant du Texas. C'est drôle, internet, quand même. On ne connait pas les gens, mais on les connait un peu quand même. En tout cas, merci pour le fidélité et les messages, toujours très gentils. Encourageants. Et puis coucou à Manuel : merci pour la carte postale - la recette du jaret de porc à la choucroute allemande... en japonais (Kaikai ne comprenait pas pourquoi je riais... mais c'est bien choisi, je pense que c'était en effet la carte la plus potable ;-)!
Le 18 avr. 07 à 08:43, Stéphane a écrit :
Absolument d'accord sur Roccard
Je n'avais pas pensé au salop de Sartre. Le premier qualificatif qui m'était venu à l'esprit c'est : vieux ringard lui aussi ! Sinon, bon sur la video, ah là oui bon, c'est du Suppaiku, merci pour la dédicace avec la chiasse en premier plan, un ton très ségolien, un montage et des effets spéciaux dignes de la télé kossovarde (en effet, on fait vraiment des prouesses techniques
avec un mac! je suis incapable d'en faire autant avec mon vista)
Bref c'est tout toi ! absolument pertinent mais t'es vraiment frappé !
Bises du Nord
-----Original Message-----
From: Nicolas[mailto:XXX@free.fr]
Subject: Re: video
Une belle synthèse, merci stéphane ;-)
est ce faute à la réalisation, mais je n'ai pas réussi à tenir jusqu'au bout... En revanche j'ai bien aimé ton échange avec un centriste sur la gauche caviar.
Pour rocard, je partage et j'ai eu des discussions assez intéressantes sur ce sujet. J'ai préféré sa seconde intervention dans le monde lundi où il précise les choses pour finalement dire à peu près la même chose que cohn-bendit il y a 3 mois et avec qui j'étais assez d'accord en fait.
Moi le qualificatif qui m'est venu c'est : dégueulasse.
Bon sinon vivement que cette campagne se termine. Perso j'en ai marre d'attendre et d'etre anxieux !
sinon, Suppaiku, je vois que c'est sympa aussi les campagnes électorales au Japon avec l'assassinat du maire de nagasaki...
Bises
Nicolas
Le 18 avr. 07 à 10:59, Alain a écrit :
Sur Rocard (en tant qu'ex rocardien aussi):
Le seul qualificatif que je n'accepte pas c'est: tas de merde. Je réserve ce genre de mots a Le Pen et De Villiers (et Nihous, mais qui s'en préoccupe).
Sinon Suppaiku, ta rancœur je le partage tu imagines o combien.
Mais ca fait longtemps que Rocard n'est plus que ressentiment pour ce qu'il ne s'est pas donne le courage d'être, et, Jospin avant la lettre, qu'il rend coupable tout le monde d'un échec qui est d'abord le sien. Il n'a même pas eu le courage de se présenter a nous et nous donner l'opportunité de le débrancher définitivement, comme l'a fait Jospin en septembre dernier.
Sinon, on nous rebat les esgourdes du fait que 15 jours avant le premier tour 48% des français ne savent pas pour qui ils vont voter (et 33% A une semaine je crois). Mais quid des 52% qui savent (dont je suis)? Et je peux vous affirmer une chose: Comme je ne vois aucune raison pour un électeur de Le Pen en 2002 de ne pas revoter Le Pen en 2007 (au contraire), et partant, ne crois pas a un Le Pen au dessous de 18%, je ne vois aucune raison pour un électeur de gauche (de toute la gauche) de voter Bayrou au second tour contre Sarkozy en 2007, après avoir vote Chirac en 2002 contre Le Pen. Trouvez moi un seul électeur de gauche capable de me dire le contraire… donc a ceux qui, comme sur le site de Libé, proclament que voter Bayrou au 1er tour est le meilleur moyen de battre Sarko au 2nd, je dis: allez vous faire foutre !!! (euh! Pardon, il faut que je reste poli moi aussi: doux rêveurs!!)
Bises
Alain
From: Nicolas[mailto:XXX@free.fr]
Subject: Re: video
100% d'accord avec toi.
Au deuxième tour je ne voterais pas Bayrou contre sarko si ce malheur devait arriver. Pas deux fois faut pas déconner.
Bayrou me gonfle mais les électeurs de gauche qui votent Bayrou me donnent des envies d'homicides... et la lecture quotidienne des commentaires sur les articles de libé sur leur site me renforce dans cette tendance...
Tiens d'ailleurs pour moi, c'est mon plaisir de cette campagne, avoir pris du plaisir à racheter libé et à le lire et du coup me détourner du Monde de plus en plus fade. Libé dit que ses ventes augmentent, alors je ne dois pas être le seul.
Plus que 4 jours...
Bises
nicolas
CE QUE JE PENSE DE ROCARD, EN VIDÉO :
ROBERT BADINTER À NANTES
De Tôkyô,
Suppaiku
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL
Tout d'abord merci à TB, Carlos, mais aussi David (qui votera Giscard) et également Mika dont le post a amorcé le débat : vous avez lu ma réaction au sujet de Rocard et avez fait vivre un fil de discussion où, je dois dire, je reconnais la précision dans le propos qui lui est chère de TB, tout comme la légèreté, la désinvolture ni trop légère ni trop désinvolte du futur animateur du club des supporters d'Hilary à Paris, Carlos. Je constate qu'il parle de Ségolène avec sympathie. Les arguments de David, je les connais bien. Arguments émergeant dans les sociétés post-modernes où on veut tout moderniser en "recomposant". Cette suite de post, retrouvez la ICI
Bayrou est à la politique ce que Ricardo Bofil a été à l'architecture. Et ça donnerait les mêmes résultats. Rocard, Kouchner et d'autres veulent suivre, grand bien nous en fasse. Je ne suis plus Rocardien depuis 4 jours!
En revanche (voir à la fin de ce post la vidéo du meeting à Nantes), je suis sous le charme de l'éléphant Robert Badinter ( celui qui a, entre autres, abolit la peine de mort, libéralisé l'homosexualité qui jusqu'en 1981 était assimilé à une atteinte aux bonnes moeurs et abaissé l'âge du consentement à 15 ans pour les gays, donné aux femmes mariées la possibilité légale d'ouvrir un compte en banque en nom propre... encore un "socialiste archaïque", quoi! Ben oui, il ne va pas chez Bayrou). Et heureux de voir Jospin appeler clairement, enfin, à voter Ségolène.
Valéry Giscard Bayrou est une imposture qui ne durera pas au delà de dimanche soir. Et si à tout hazard il s'imposait pour le 2ème tour, il serait écrasé au second : la gauche a déjà donné en 2002 et ne votera pas à droite contre un autre candidat de droite : Sarkosy gagnera. Et s'il est face à Ségolène, les électeurs UMP feront de même et Ségolène gagnera.
Badinter est un très grand homme, il a effacé Rocard de ma mémoire. Mais ne m'a pas empêché de pondre ma première vidéo sur Dailymotion. Si vous avez 20 mn à perdre, j'y tue mon père en politique.
Je vous invite enfin à lire cet échange de mails avec des amis, aujourd'hui.
Il pleut, sur Tôkyô. Brrrrr...
Ah, oui ! Merci à Nicholas pour ses messages réguliers (et le gros point sur la carte) venant du Texas. C'est drôle, internet, quand même. On ne connait pas les gens, mais on les connait un peu quand même. En tout cas, merci pour le fidélité et les messages, toujours très gentils. Encourageants. Et puis coucou à Manuel : merci pour la carte postale - la recette du jaret de porc à la choucroute allemande... en japonais (Kaikai ne comprenait pas pourquoi je riais... mais c'est bien choisi, je pense que c'était en effet la carte la plus potable ;-)!
Le 18 avr. 07 à 08:43, Stéphane a écrit :
Absolument d'accord sur Roccard
Je n'avais pas pensé au salop de Sartre. Le premier qualificatif qui m'était venu à l'esprit c'est : vieux ringard lui aussi ! Sinon, bon sur la video, ah là oui bon, c'est du Suppaiku, merci pour la dédicace avec la chiasse en premier plan, un ton très ségolien, un montage et des effets spéciaux dignes de la télé kossovarde (en effet, on fait vraiment des prouesses techniques
avec un mac! je suis incapable d'en faire autant avec mon vista)
Bref c'est tout toi ! absolument pertinent mais t'es vraiment frappé !
Bises du Nord
-----Original Message-----
From: Nicolas[mailto:XXX@free.fr]
Subject: Re: video
Une belle synthèse, merci stéphane ;-)
est ce faute à la réalisation, mais je n'ai pas réussi à tenir jusqu'au bout... En revanche j'ai bien aimé ton échange avec un centriste sur la gauche caviar.
Pour rocard, je partage et j'ai eu des discussions assez intéressantes sur ce sujet. J'ai préféré sa seconde intervention dans le monde lundi où il précise les choses pour finalement dire à peu près la même chose que cohn-bendit il y a 3 mois et avec qui j'étais assez d'accord en fait.
Moi le qualificatif qui m'est venu c'est : dégueulasse.
Bon sinon vivement que cette campagne se termine. Perso j'en ai marre d'attendre et d'etre anxieux !
sinon, Suppaiku, je vois que c'est sympa aussi les campagnes électorales au Japon avec l'assassinat du maire de nagasaki...
Bises
Nicolas
Le 18 avr. 07 à 10:59, Alain a écrit :
Sur Rocard (en tant qu'ex rocardien aussi):
Le seul qualificatif que je n'accepte pas c'est: tas de merde. Je réserve ce genre de mots a Le Pen et De Villiers (et Nihous, mais qui s'en préoccupe).
Sinon Suppaiku, ta rancœur je le partage tu imagines o combien.
Mais ca fait longtemps que Rocard n'est plus que ressentiment pour ce qu'il ne s'est pas donne le courage d'être, et, Jospin avant la lettre, qu'il rend coupable tout le monde d'un échec qui est d'abord le sien. Il n'a même pas eu le courage de se présenter a nous et nous donner l'opportunité de le débrancher définitivement, comme l'a fait Jospin en septembre dernier.
Sinon, on nous rebat les esgourdes du fait que 15 jours avant le premier tour 48% des français ne savent pas pour qui ils vont voter (et 33% A une semaine je crois). Mais quid des 52% qui savent (dont je suis)? Et je peux vous affirmer une chose: Comme je ne vois aucune raison pour un électeur de Le Pen en 2002 de ne pas revoter Le Pen en 2007 (au contraire), et partant, ne crois pas a un Le Pen au dessous de 18%, je ne vois aucune raison pour un électeur de gauche (de toute la gauche) de voter Bayrou au second tour contre Sarkozy en 2007, après avoir vote Chirac en 2002 contre Le Pen. Trouvez moi un seul électeur de gauche capable de me dire le contraire… donc a ceux qui, comme sur le site de Libé, proclament que voter Bayrou au 1er tour est le meilleur moyen de battre Sarko au 2nd, je dis: allez vous faire foutre !!! (euh! Pardon, il faut que je reste poli moi aussi: doux rêveurs!!)
Bises
Alain
From: Nicolas[mailto:XXX@free.fr]
Subject: Re: video
100% d'accord avec toi.
Au deuxième tour je ne voterais pas Bayrou contre sarko si ce malheur devait arriver. Pas deux fois faut pas déconner.
Bayrou me gonfle mais les électeurs de gauche qui votent Bayrou me donnent des envies d'homicides... et la lecture quotidienne des commentaires sur les articles de libé sur leur site me renforce dans cette tendance...
Tiens d'ailleurs pour moi, c'est mon plaisir de cette campagne, avoir pris du plaisir à racheter libé et à le lire et du coup me détourner du Monde de plus en plus fade. Libé dit que ses ventes augmentent, alors je ne dois pas être le seul.
Plus que 4 jours...
Bises
nicolas
CE QUE JE PENSE DE ROCARD, EN VIDÉO :
ROBERT BADINTER À NANTES
De Tôkyô,
Suppaiku
lundi 16 avril 2007
re-message...
Le political-correctness...
J'ai du corriger mon message qui a été modéré... Jean-Paul sartre pourrait-il écrire encore, en 2007 sans avoir à craindre le procès ?
"Jean-Paul Sartre employait un mot très dur pour qualifier la lâcheté en politique.
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi.
J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris...
Michel Rocard n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. De lui nous pouvions espérer la phrase géniale, brillante, intelligente. Et non ces "gracques" ou ces "spartacus". De la lâcheté qui se moquent des militants, des accords de cabinets et de couloirs.
Rappelez vous, Matthieu dans "Les chemins de la Liberté"...
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme. De bas calcul.
J'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il a trahit la deuxième gauche. Il a vendu son histoire politique.
Delors a eu, lui, de la vraie grandeur dans cette campagne.
Je suis révulsé ! Je suis définitivement déçu par Michel Rocard.
La presse qui voit des éléphants partout, les redécouvre, bien entendu, "ouverts", "intelligeants" quand ils vont voir Bayrou...
Il faut tenir car je le vois bien où je suis : le "petit problème d'image" de Ségolène se dissipe et certaines mesures détaillées, argumentées commencent à faire mouche, on commence vraiment à faire "programme contre programme". Ils sont bien 2 ou 3 déjà à être passés du "je ne sais pas" au "ben bien entendu".
On y arrivera.
Bonne chance à vous, en France. Bonne chance à nous tous.
Bonne chance, Ségolène. Et courage !"
J'ai du corriger mon message qui a été modéré... Jean-Paul sartre pourrait-il écrire encore, en 2007 sans avoir à craindre le procès ?
"Jean-Paul Sartre employait un mot très dur pour qualifier la lâcheté en politique.
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi.
J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris...
Michel Rocard n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. De lui nous pouvions espérer la phrase géniale, brillante, intelligente. Et non ces "gracques" ou ces "spartacus". De la lâcheté qui se moquent des militants, des accords de cabinets et de couloirs.
Rappelez vous, Matthieu dans "Les chemins de la Liberté"...
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme. De bas calcul.
J'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il a trahit la deuxième gauche. Il a vendu son histoire politique.
Delors a eu, lui, de la vraie grandeur dans cette campagne.
Je suis révulsé ! Je suis définitivement déçu par Michel Rocard.
La presse qui voit des éléphants partout, les redécouvre, bien entendu, "ouverts", "intelligeants" quand ils vont voir Bayrou...
Il faut tenir car je le vois bien où je suis : le "petit problème d'image" de Ségolène se dissipe et certaines mesures détaillées, argumentées commencent à faire mouche, on commence vraiment à faire "programme contre programme". Ils sont bien 2 ou 3 déjà à être passés du "je ne sais pas" au "ben bien entendu".
On y arrivera.
Bonne chance à vous, en France. Bonne chance à nous tous.
Bonne chance, Ségolène. Et courage !"
re-message...
Le political-correctness...
J'ai du corriger mon message qui a été modéré... Jean-Paul sartre pourrait-il écrire encore, en 2007 sans avoir à craindre le procès ?
"Jean-Paul Sartre employait un mot très dur pour qualifier la lâcheté en politique.
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi.
J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris...
Michel Rocard n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. De lui nous pouvions espérer la phrase géniale, brillante, intelligente. Et non ces "gracques" ou ces "spartacus". De la lâcheté qui se moquent des militants, des accords de cabinets et de couloirs.
Rappelez vous, Matthieu dans "Les chemins de la Liberté"...
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme. De bas calcul.
J'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il a trahit la deuxième gauche. Il a vendu son histoire politique.
Delors a eu, lui, de la vraie grandeur dans cette campagne.
Je suis révulsé ! Je suis définitivement déçu par Michel Rocard.
La presse qui voit des éléphants partout, les redécouvre, bien entendu, "ouverts", "intelligeants" quand ils vont voir Bayrou...
Il faut tenir car je le vois bien où je suis : le "petit problème d'image" de Ségolène se dissipe et certaines mesures détaillées, argumentées commencent à faire mouche, on commence vraiment à faire "programme contre programme". Ils sont bien 2 ou 3 déjà à être passés du "je ne sais pas" au "ben bien entendu".
On y arrivera.
Bonne chance à vous, en France. Bonne chance à nous tous.
Bonne chance, Ségolène. Et courage !"
J'ai du corriger mon message qui a été modéré... Jean-Paul sartre pourrait-il écrire encore, en 2007 sans avoir à craindre le procès ?
"Jean-Paul Sartre employait un mot très dur pour qualifier la lâcheté en politique.
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi.
J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris...
Michel Rocard n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. De lui nous pouvions espérer la phrase géniale, brillante, intelligente. Et non ces "gracques" ou ces "spartacus". De la lâcheté qui se moquent des militants, des accords de cabinets et de couloirs.
Rappelez vous, Matthieu dans "Les chemins de la Liberté"...
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme. De bas calcul.
J'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il a trahit la deuxième gauche. Il a vendu son histoire politique.
Delors a eu, lui, de la vraie grandeur dans cette campagne.
Je suis révulsé ! Je suis définitivement déçu par Michel Rocard.
La presse qui voit des éléphants partout, les redécouvre, bien entendu, "ouverts", "intelligeants" quand ils vont voir Bayrou...
Il faut tenir car je le vois bien où je suis : le "petit problème d'image" de Ségolène se dissipe et certaines mesures détaillées, argumentées commencent à faire mouche, on commence vraiment à faire "programme contre programme". Ils sont bien 2 ou 3 déjà à être passés du "je ne sais pas" au "ben bien entendu".
On y arrivera.
Bonne chance à vous, en France. Bonne chance à nous tous.
Bonne chance, Ségolène. Et courage !"
re-message...
Le political-correctness...
J'ai du corriger mon message qui a été modéré... Jean-Paul sartre pourrait-il écrire encore, en 2007 sans avoir à craindre le procès ?
"Jean-Paul Sartre employait un mot très dur pour qualifier la lâcheté en politique.
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi.
J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris...
Michel Rocard n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. De lui nous pouvions espérer la phrase géniale, brillante, intelligente. Et non ces "gracques" ou ces "spartacus". De la lâcheté qui se moquent des militants, des accords de cabinets et de couloirs.
Rappelez vous, Matthieu dans "Les chemins de la Liberté"...
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme. De bas calcul.
J'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il a trahit la deuxième gauche. Il a vendu son histoire politique.
Delors a eu, lui, de la vraie grandeur dans cette campagne.
Je suis révulsé ! Je suis définitivement déçu par Michel Rocard.
La presse qui voit des éléphants partout, les redécouvre, bien entendu, "ouverts", "intelligeants" quand ils vont voir Bayrou...
Il faut tenir car je le vois bien où je suis : le "petit problème d'image" de Ségolène se dissipe et certaines mesures détaillées, argumentées commencent à faire mouche, on commence vraiment à faire "programme contre programme". Ils sont bien 2 ou 3 déjà à être passés du "je ne sais pas" au "ben bien entendu".
On y arrivera.
Bonne chance à vous, en France. Bonne chance à nous tous.
Bonne chance, Ségolène. Et courage !"
J'ai du corriger mon message qui a été modéré... Jean-Paul sartre pourrait-il écrire encore, en 2007 sans avoir à craindre le procès ?
"Jean-Paul Sartre employait un mot très dur pour qualifier la lâcheté en politique.
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi.
J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris...
Michel Rocard n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. De lui nous pouvions espérer la phrase géniale, brillante, intelligente. Et non ces "gracques" ou ces "spartacus". De la lâcheté qui se moquent des militants, des accords de cabinets et de couloirs.
Rappelez vous, Matthieu dans "Les chemins de la Liberté"...
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme. De bas calcul.
J'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il a trahit la deuxième gauche. Il a vendu son histoire politique.
Delors a eu, lui, de la vraie grandeur dans cette campagne.
Je suis révulsé ! Je suis définitivement déçu par Michel Rocard.
La presse qui voit des éléphants partout, les redécouvre, bien entendu, "ouverts", "intelligeants" quand ils vont voir Bayrou...
Il faut tenir car je le vois bien où je suis : le "petit problème d'image" de Ségolène se dissipe et certaines mesures détaillées, argumentées commencent à faire mouche, on commence vraiment à faire "programme contre programme". Ils sont bien 2 ou 3 déjà à être passés du "je ne sais pas" au "ben bien entendu".
On y arrivera.
Bonne chance à vous, en France. Bonne chance à nous tous.
Bonne chance, Ségolène. Et courage !"
dimanche 15 avril 2007
J'ai laissé ce message sur le site de Ségolène...
Jean-Paul Sartre employait le mot de "salaud".
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi. J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris, comme si cela allait lui régler son compte, à celui qui, finalement n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. C'est qu'il nous aura fait marner, nous, les rocardien de section, pour les placer, ses rocardiens de cabinets qui signent désormais de "gracques" et de "spartacus". Des lâches, qui se moquent de militants, et qui ne connaissent de la politique que des accords de cabinets et de couloirs.
Salaud!, j'ai pensé, en lisant cette position de Rocard. Oui, un vrai salaud sartrien. Un pauv' type, comme Matthieu dans "Les chemins de la Liberté".
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog que visitent 40 à 50 curieux tous les jours.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme.
J'ai 41 ans et j'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il m'a trahit en tant qu'ancien "rocardien". Il a vendu mon histoire politique. Delors a eu de la grandeur dans cette campagne, Rocard a joué la petitesse.
Je vais appeler encore plus fort à voter pour Ségolène Royal.
Mais ma décision est désormais prise.
Si d'aventure Bayrou sortait deuxième après toutes ces manoeuvres, on ne me le refera pas comme en 2002 : je n'irai pas voter, j'appellerai à voter pour l'abstention socialiste. Ils n'ont pas le droit de récuperer cette mobilisation autours de Ségolène Royal. Je pense exprimer un sentiment partagé.
Excusez-moi pour la longueur de ce post. Je suis révulsé !
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi. J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris, comme si cela allait lui régler son compte, à celui qui, finalement n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. C'est qu'il nous aura fait marner, nous, les rocardien de section, pour les placer, ses rocardiens de cabinets qui signent désormais de "gracques" et de "spartacus". Des lâches, qui se moquent de militants, et qui ne connaissent de la politique que des accords de cabinets et de couloirs.
Salaud!, j'ai pensé, en lisant cette position de Rocard. Oui, un vrai salaud sartrien. Un pauv' type, comme Matthieu dans "Les chemins de la Liberté".
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog que visitent 40 à 50 curieux tous les jours.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme.
J'ai 41 ans et j'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il m'a trahit en tant qu'ancien "rocardien". Il a vendu mon histoire politique. Delors a eu de la grandeur dans cette campagne, Rocard a joué la petitesse.
Je vais appeler encore plus fort à voter pour Ségolène Royal.
Mais ma décision est désormais prise.
Si d'aventure Bayrou sortait deuxième après toutes ces manoeuvres, on ne me le refera pas comme en 2002 : je n'irai pas voter, j'appellerai à voter pour l'abstention socialiste. Ils n'ont pas le droit de récuperer cette mobilisation autours de Ségolène Royal. Je pense exprimer un sentiment partagé.
Excusez-moi pour la longueur de ce post. Je suis révulsé !
J'ai laissé ce message sur le site de Ségolène...
Jean-Paul Sartre employait le mot de "salaud".
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi. J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris, comme si cela allait lui régler son compte, à celui qui, finalement n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. C'est qu'il nous aura fait marner, nous, les rocardien de section, pour les placer, ses rocardiens de cabinets qui signent désormais de "gracques" et de "spartacus". Des lâches, qui se moquent de militants, et qui ne connaissent de la politique que des accords de cabinets et de couloirs.
Salaud!, j'ai pensé, en lisant cette position de Rocard. Oui, un vrai salaud sartrien. Un pauv' type, comme Matthieu dans "Les chemins de la Liberté".
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog que visitent 40 à 50 curieux tous les jours.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme.
J'ai 41 ans et j'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il m'a trahit en tant qu'ancien "rocardien". Il a vendu mon histoire politique. Delors a eu de la grandeur dans cette campagne, Rocard a joué la petitesse.
Je vais appeler encore plus fort à voter pour Ségolène Royal.
Mais ma décision est désormais prise.
Si d'aventure Bayrou sortait deuxième après toutes ces manoeuvres, on ne me le refera pas comme en 2002 : je n'irai pas voter, j'appellerai à voter pour l'abstention socialiste. Ils n'ont pas le droit de récuperer cette mobilisation autours de Ségolène Royal. Je pense exprimer un sentiment partagé.
Excusez-moi pour la longueur de ce post. Je suis révulsé !
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi. J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris, comme si cela allait lui régler son compte, à celui qui, finalement n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. C'est qu'il nous aura fait marner, nous, les rocardien de section, pour les placer, ses rocardiens de cabinets qui signent désormais de "gracques" et de "spartacus". Des lâches, qui se moquent de militants, et qui ne connaissent de la politique que des accords de cabinets et de couloirs.
Salaud!, j'ai pensé, en lisant cette position de Rocard. Oui, un vrai salaud sartrien. Un pauv' type, comme Matthieu dans "Les chemins de la Liberté".
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog que visitent 40 à 50 curieux tous les jours.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme.
J'ai 41 ans et j'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il m'a trahit en tant qu'ancien "rocardien". Il a vendu mon histoire politique. Delors a eu de la grandeur dans cette campagne, Rocard a joué la petitesse.
Je vais appeler encore plus fort à voter pour Ségolène Royal.
Mais ma décision est désormais prise.
Si d'aventure Bayrou sortait deuxième après toutes ces manoeuvres, on ne me le refera pas comme en 2002 : je n'irai pas voter, j'appellerai à voter pour l'abstention socialiste. Ils n'ont pas le droit de récuperer cette mobilisation autours de Ségolène Royal. Je pense exprimer un sentiment partagé.
Excusez-moi pour la longueur de ce post. Je suis révulsé !
J'ai laissé ce message sur le site de Ségolène...
Jean-Paul Sartre employait le mot de "salaud".
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi. J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris, comme si cela allait lui régler son compte, à celui qui, finalement n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. C'est qu'il nous aura fait marner, nous, les rocardien de section, pour les placer, ses rocardiens de cabinets qui signent désormais de "gracques" et de "spartacus". Des lâches, qui se moquent de militants, et qui ne connaissent de la politique que des accords de cabinets et de couloirs.
Salaud!, j'ai pensé, en lisant cette position de Rocard. Oui, un vrai salaud sartrien. Un pauv' type, comme Matthieu dans "Les chemins de la Liberté".
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog que visitent 40 à 50 curieux tous les jours.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme.
J'ai 41 ans et j'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il m'a trahit en tant qu'ancien "rocardien". Il a vendu mon histoire politique. Delors a eu de la grandeur dans cette campagne, Rocard a joué la petitesse.
Je vais appeler encore plus fort à voter pour Ségolène Royal.
Mais ma décision est désormais prise.
Si d'aventure Bayrou sortait deuxième après toutes ces manoeuvres, on ne me le refera pas comme en 2002 : je n'irai pas voter, j'appellerai à voter pour l'abstention socialiste. Ils n'ont pas le droit de récuperer cette mobilisation autours de Ségolène Royal. Je pense exprimer un sentiment partagé.
Excusez-moi pour la longueur de ce post. Je suis révulsé !
Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c'est ce mot qui m'est venu à l'esprit vendredi. J'habite au Japon, l'éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris, comme si cela allait lui régler son compte, à celui qui, finalement n'a jamais eu le courage de se battre et de gagner. C'est qu'il nous aura fait marner, nous, les rocardien de section, pour les placer, ses rocardiens de cabinets qui signent désormais de "gracques" et de "spartacus". Des lâches, qui se moquent de militants, et qui ne connaissent de la politique que des accords de cabinets et de couloirs.
Salaud!, j'ai pensé, en lisant cette position de Rocard. Oui, un vrai salaud sartrien. Un pauv' type, comme Matthieu dans "Les chemins de la Liberté".
J'ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog que visitent 40 à 50 curieux tous les jours.
Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme.
J'ai 41 ans et j'avoue que "de mon temps", nous étions loyaux, et c'est pour cela qu'on se disait "camarades".
Rocard n'est plus, désormais, pour moi, un "camarade". Il m'a trahit en tant qu'ancien "rocardien". Il a vendu mon histoire politique. Delors a eu de la grandeur dans cette campagne, Rocard a joué la petitesse.
Je vais appeler encore plus fort à voter pour Ségolène Royal.
Mais ma décision est désormais prise.
Si d'aventure Bayrou sortait deuxième après toutes ces manoeuvres, on ne me le refera pas comme en 2002 : je n'irai pas voter, j'appellerai à voter pour l'abstention socialiste. Ils n'ont pas le droit de récuperer cette mobilisation autours de Ségolène Royal. Je pense exprimer un sentiment partagé.
Excusez-moi pour la longueur de ce post. Je suis révulsé !
Réponse à Mika sur Rocard
Mika m'a écrit ce commentaire :
"C est peut etre juste une personne qui a le courage de dire tout haut ce que tout le monde peut constater.
Si le PS veut gagner il doit faire une alliance aucun sondage ne le donne gagnant !
Bien sur un sondage reste un sondage .. mais apres le second tour il sera un peu tard pour réagir !
on devra attendre encore 5 ans ans de plus et on perdra encore des acquis sociaux .
Alors oui , je sais pas si Rocard a raison mais une chose est sur c est pas un tas de merde !
c est une personne qui propose une solution , une idée ..
Il a le courage de le dire... au risque de se faire insulter!"
Désolé Mika, mais je m'exprime en tant que EX-Rocardien.
Nous ne sommes pas au soir du 22 avril. Nous sommes avant le premier tour. Ensuite, il ne précise pas sur quelle base peut éventuellement se faire cela et il ne le peut pas car le premier tour n'a pas eu lieu. Je pourrais ressortir un texte de congrès ou Rocard disait exactement le contraire de ce qu'il dit. Avant de faire une alliance, on commence d'abord pour dire sur quoi, et dans quelle condition.
Les grandes coalitions dont rêvent Bayrou ont toujours fini pas l'alliance de la droite dure et de l'extrème droite. En Autriche (Haider), aux Pays-Bas (la coalition est maintenant obligatoire car en face c'est une droite extrème qui monte à chaque élection), en Belgique, et bien sûr en Italie.
Rocard a donc décidé de tirer dans le sens des "Graques" et autres "Spartacus", hauts fonctionnaires des gouvernements socialistes, ces mêmes fonctionnaires qui ont inventés les "TUC", et toutes ces merveilles technocratiques qui ont conduit les électeurs à ne plus voter socilaistes. Sûr, le pregramme de Ségolène, sa démarche (s'appuyer sur les citoyens et les militants plutôt que l'appareil) ne leur plait guère...
Je ne tiens pas à voir dans moins de 5 ans une coalition UMP/FN (avec la "jolie" Marine).
Pour ma part, puisque des manoeuvre de socialistes appellent aujourd'hui à faire battre Ségolène par Bayrou dès le premier tour, j'arrive à la conclusion suivante que je podcasterai et youtuberai/daylimotionerai : tout sauf Bayrou !
Et au deuxième tour, si Ségo est battue (enfin, coulée par toutes ces manoeuvres qui la plombent depuis le début de la campagne) : ABSTENTION !
"C est peut etre juste une personne qui a le courage de dire tout haut ce que tout le monde peut constater.
Si le PS veut gagner il doit faire une alliance aucun sondage ne le donne gagnant !
Bien sur un sondage reste un sondage .. mais apres le second tour il sera un peu tard pour réagir !
on devra attendre encore 5 ans ans de plus et on perdra encore des acquis sociaux .
Alors oui , je sais pas si Rocard a raison mais une chose est sur c est pas un tas de merde !
c est une personne qui propose une solution , une idée ..
Il a le courage de le dire... au risque de se faire insulter!"
Désolé Mika, mais je m'exprime en tant que EX-Rocardien.
Nous ne sommes pas au soir du 22 avril. Nous sommes avant le premier tour. Ensuite, il ne précise pas sur quelle base peut éventuellement se faire cela et il ne le peut pas car le premier tour n'a pas eu lieu. Je pourrais ressortir un texte de congrès ou Rocard disait exactement le contraire de ce qu'il dit. Avant de faire une alliance, on commence d'abord pour dire sur quoi, et dans quelle condition.
Les grandes coalitions dont rêvent Bayrou ont toujours fini pas l'alliance de la droite dure et de l'extrème droite. En Autriche (Haider), aux Pays-Bas (la coalition est maintenant obligatoire car en face c'est une droite extrème qui monte à chaque élection), en Belgique, et bien sûr en Italie.
Rocard a donc décidé de tirer dans le sens des "Graques" et autres "Spartacus", hauts fonctionnaires des gouvernements socialistes, ces mêmes fonctionnaires qui ont inventés les "TUC", et toutes ces merveilles technocratiques qui ont conduit les électeurs à ne plus voter socilaistes. Sûr, le pregramme de Ségolène, sa démarche (s'appuyer sur les citoyens et les militants plutôt que l'appareil) ne leur plait guère...
Je ne tiens pas à voir dans moins de 5 ans une coalition UMP/FN (avec la "jolie" Marine).
Pour ma part, puisque des manoeuvre de socialistes appellent aujourd'hui à faire battre Ségolène par Bayrou dès le premier tour, j'arrive à la conclusion suivante que je podcasterai et youtuberai/daylimotionerai : tout sauf Bayrou !
Et au deuxième tour, si Ségo est battue (enfin, coulée par toutes ces manoeuvres qui la plombent depuis le début de la campagne) : ABSTENTION !
samedi 14 avril 2007
ROCARD EST UN SALAUD
UN INCAPABLE QUI, NON CONTENT D'AVOIR PLOMBÉ SES AMBITIONS ET CELLES DE CEUX QUI CROYAIENT EN LUI, DÉCIDENT DE PLOMBER LES AUTRES.
JE NE SUIS PLUS ROCARDIEN.
ROCARD N'ÉTAIT FINALEMENT QU'UN MENDÈS EN PLASTIQUE;
UN LÂCHE PETIT ET LÂCHE.
UN TAS DE MERDE. MÊME PAS : JUSTE UN TAS.
UN SALAUD.
JE NE SUIS PLUS DU TOUT ROCARDIEN.
FAIRE SUIVRE
DE TOKYO,
SUPPAIKU
JE NE SUIS PLUS ROCARDIEN.
ROCARD N'ÉTAIT FINALEMENT QU'UN MENDÈS EN PLASTIQUE;
UN LÂCHE PETIT ET LÂCHE.
UN TAS DE MERDE. MÊME PAS : JUSTE UN TAS.
UN SALAUD.
JE NE SUIS PLUS DU TOUT ROCARDIEN.
FAIRE SUIVRE
DE TOKYO,
SUPPAIKU
mardi 10 avril 2007
Mardi 10 avril
(Pour la campagne électorale, c'est sur mon site Les petits mondes de Suppaiku -VIDÉOS, ARGUMENTS, et sur mon podcast de campagne). Méfiez vous de ce que rapporte la presse écrite et télévisée : quand on vous dit "elle a dit que...", recherchez la vidéo correspondante sur internet. Vous constaterez la déformation des propos par vous même et découvrirez un peu plus de son programme.
Pour un Suppaiku au Japon comme moi, l'exercice du blog en milieu open (des collègues me lisent) et en pleine période électorale compliquent fortement l'exercice et confinent à la paranoïa ou la schizophrénie. Brrrr... et comme je ne suis ni paranoïaque (lucide, je reconnais ma paranoïa) ni schizophrène (je détecte facilement), je délaisse périodiquement ce blog et me contente d'un récit souvent plat et dénué de tout intérêt...
Parler de moi, ne parler d'abord qu'à moi. Ne pas me soucier de vous, surtout ne pas chercher à vous plaire. Moi, moi, moi. Ca ne vous plait pas ? Dégagez ! Vous ne m'aimez pas ? Dégagez ! Chers collègues je vous choque ? Rien ne vous force à ma lire mais si vous n'êtes pas choqués, si vous m'appréciez veuillez s'il vous plait respecter la confidentialité de ce que je considère un journal... ! Tel est le prix à payer pour une narration intéressante qui sait dépasser le factuel et atteindre à quelque profondeur : je l'ai souvent dit, il est de meilleurs blogs sur le Japon et je n'ambitionne pas de les rejoindre. Il est aussi de bien meilleurs blogs pour Ségolène et de toute façon, j'ai quitté le Parti Socialiste en 1999 et mes anciens camarades connaissent parfaitement mes raisons. Je n'ai rien à protéger ni à cacher ni encenser. Je suis libre aussi de ce côté là. Je n'ai pas voté Jospin en 2002 et, comme je l'ai déjà écrit, je suis fier d'avoir voté pour Christiane Taubira, et je continue de penser que c'était elle la vraie candidate socialiste. D'ailleurs, Ségolène a repris son slogan, la "République du respect pour tous". Et puis il y a ma santé, mes amours, mes ballades et mes écoeurements, réguliers dans cette ville qui vient de réélire un "maire" d'extrème-droite.
Je vais bien, tel est la conclusion de mon médecin lors de ma dernière visite médicale. Mon traîtement est bien supporté, aucun problème de foie comme cela est parfois le cas. Ma composition sanguine ressemble à s'y méprendre à celle d'une personne normale. Virus indétectable... La médecine fait de véritables miracles... D'ailleurs, je constate que je n'ai pas attrapé de grippe ni cet hivers ni le précédent... Je me porte comme un charme...
Donc depuis hier, je suis au régime... N'importe lequel de mes amis vous dira que là, pour le coup, je suis vraiment en pleine forme !
Le travail, ben, la suite. Des hauts et des bas, ce qui est un truc normal. Mais finalement NOVA est une société comme une autre. Il y a deux semaines, une enseignante d'anglais a été assassinée par un "stocker" et l'enquète s'enlise comme c'est toujours le cas pour les meurtres d'étrangers... Le meurtrier a pu s'enfuir de chez lui par la porte alors que les policiers s'y trouvaient. Il était en chaussettes. Soit disant il allait trop vite, ils n'ont pas pu l'attrapper. Je reste persuadé que si la victime avait été japonaise et le meurtrier "occidental" il eut été tué lors de la fuite ou pour le moins attrapé. A l'école, ça nous a mis un coup : certains professeurs d'anglais la connaissait et l'une d'elle était sa room-mate... Seule la chaine de TV Asahi a présenté une réconstitution qui ressemble au récit que je vous en fait, les autres chaînes noyant le poisson sur l'impossibilité pour les possibilités que les policiers avaient d'attraper le criminel. TV Asahi, comme toujours... A part cela, notre "chef" va changer d'école et nous allons accueillir à sa place le "chef" de Shibuya. Petits changements, la routine, quoi. Autant parfois je suis excédé par tel ou tel élève ou par le travail tout court, autant des fois c'est un pur plaisir. Et quand je repense à mon travail devant cet ordinateur, ce téléphone, mes fichiers excel, je ne regrette guère le changement. Peut être un peu mes collègues. Odile, le sourire de Michèle, les éclats de rire de Célina. Et puis le thé avec Mulgon, ses T-Shirts trash : mais bon, il était parti manger son panini saumon du côté de la très Houellebecquienne rue de Choiseul ! J'aimais bien les jeunes qui étaient arrivés, aussi. Mes discussions avec Sébastien. Et puis l'autre Sébastien. Un garçon gentil, honnête, et drôle aussi, serviable comme c'est pas possible. Ah, la banque... Mais je n'ai rien perdu au change, même si c'est un peu différent. Les anglo-saxons vivent assez les uns sur les autres, ici. Nous, les Français, on est très individualistes... Ces derniers temps, on est un peu inquiet car il y a eu des scandales de mauvais remboursements des contrats. C'est pas très bon et il nous semble qu'il y a eu une baisse d'activité...
Je recommence à éudier le japonais. Je suis devenu pire que nul. J'ai recopié hier mes deux premières leçons de kanjis de l'INALCO, bon, ça va, j'ai pu constater qu'hormis "供", "絵" et "縁" que j'aurais été incapable d'écrire par moi-même je pouvais écrire les autres sans regarder le modèle. Attention, je parle d'écrire, de me souvenir d'un vocabulaire conséquent rattaché à chaque caractère... 3 sur 55, ça va. L'ennui est que je dois toutefois réviser pour me remettre à utiliser ce vocabulaire. Je pense en 3 mois pouvoir avoir un niveau assez correct pour viser sans trop de prétention le 日本語能力試験2. Je lis bien mieux que je ne parle, mais en revanche je parle vite sans trop penser. Je me fais penser à nos étudiants qui reprennent, attaquent en niveau très faible mais grillent les étapes et se retrouvent vite à un niveau intermédiaire sans commettre pour autant de graves fautes : le cerveau se souvient bien de bases patiemment apprises. C'est mon cas en tout cas. Ma compréhension aussi s'est nettement amélioré, mais c'est justement pour cela que je révise mes kanjis à partir du début : j'ai oublié tout un pan de vocabulaire qui ne conserne pas la vie quotidienne...
J'aime Jun.
Le printemps s'est installé. Hier, en rentrant, il faisait doux malgré la pluie. Il avait fait beau toute la journée, juste un peu orageux. La semaine dernière a finalement été très belle et cette semaine s'annonce elle aussi toute printanière. Quel contraste avec l'an dernier et ces week-end de pluie (mes mercredis et jeudis). Les cerisiers perdent leurs dernières pétales, balayées par le vent et la pluie et son remplacées par le vert lumineux des feuilles qui poussent à toute allure. Ce matin, il fait un beau soleil sur Tôkyô.
J'adore mon nouveau téléphone.
Depuis un mois, un mois et demi, je suis la campagne électorale comme un drogué : Suppaiku, sans politique, ça n'éxiste pas ! Je suis tombé dedans avant même de naître, un jour de novembre 1954, quand mon père a du se sentir concerné par cette vague d'attentat qui conduirait son pays à l'indépendance. C'était un homme fier, mon père. De la race des hommes debout et ne plient pas, n'abdiquent pas leur principes. La plupart des riches sont des lâches. Mon père était un homme pauvre mais c'était un seigneur. Il n'a jamais cédé. C'est de lui que je tiens ça, ce lien à la politique, le fait de ne pas avoir cédé à la tentation de la carrière, à l'embompoint de l'attaché parlementaire. C'est à cela que je n'ai jamais apprécié ces jeunes types des clubs rocardiens à la Éric Besson, ces gars qui à 20/25 ans avaient déjà des idées raisonnables et n'avaient jamais ressenti l'histoire vibrante de la gauche, ses illusions et ses erreurs aussi, mais sa profonde poêsie, l'amour du peuple en lutte pour sa liberté, du peuple seigneur. Ces types qui ont lu Tocqueville et n'en ont retenu que le "raisonnable" sans même y voir cet amour pour du peuple qui brise ses chaines et sa déception pour ce même peuple quand il abdique sa liberté pour protégér la propriété... Tocqueville... Ou bien Montesquieu. Je me rappelle d'un autre "rocardien", énarque, Sartre même qu'il s'appelle, notez bien son nom, il ira loin, qui ne comprenait pas pourquoi nous avions baptisé notre section Montesquieu car Montesquieu ce n'était que "la monarchie modérée". Vous vous rendez compte, ces types seront peut-être ministre un jour et ils vous balaie le premier essais (1000 pages) de sociologie politique (1730 et quelque) en une phrase (une fiche) quand des Althuser et autres universitaires américains, souvent très à gauche, y passent leur vie. Je lui ai répondu que pour moi, Montesquieu avait été le premier à décrire les condition du communisme parfait, c'est à dire de la vraie démocratie (pas d'égalité politique réelle sans égalité sociale, pas de liberté possible dans une démocratie sans éducation égale ni armée citoyenne). Face à des gars comme ça, bien que j'ai rompu avec toute idéologie révolutionnaire, j'aime utiliser voir défendre le concept de communisme. Habituellement, je préfère parler de démocratie, c'est vrai, en pensant quand même à Montesquieu. Et j'aime leur dire aussi que je suis libéral car c'est leur autre mot tabou : ils ne connaissent que le libéralisme économique. Il en est qui m'ont dit qu'on ne peut pas dire ça, que "tu as raison mais en France ce n'est pas possible", dévoilant leur fond de culture de droite "honteuse". Je leur rétorque que je suis un libéral, comme Montesquieu et que c'est pour cela que je suis marxiste (les yeux soudain s'hallucinent) : le libéralisme économique, ça ne marche pas et il détruit, à grands coup de monopoles et de concentration, comme dans la presse et les médias, toutes les libertés à commencer par la liberté d'expression. Là, ça les vane, en général, ils me laissent en plan, du style, ce mec il craint. C'est pour ça que tous, après avoir suivi Rocard pour son côté "moderne", l'ont tous lâché. Il craint, le vieux, avec ses Rosa Luxembourg par ci, ses Karl Liebnecht par là, ses Marx et Proudhon en veux-tu, son Mendès-France et son Bernstein. Quand il vous parle de Social-Démocratie, Rocard, ce n'est pas à Bayrou ou Delors, ni même à la Suède, qu'il pense. C'est au mouvement ouvrier depuis sa constitution, dans sa variante réformiste et dans les débats entretenus avec sa variante révolutionnaire. Rocard continue de parler des "erreurs théoriques des communistes et des révolutionnaires". Il serait peut-être même le seul socialiste à pouvoir débattre de manière intelligente avec l'extrème-gauche sans rien céder à ses propres convictions (quand les autres, anti-communistes pourtant, cèderaient du terrain tant ils sont dans l'inculture du mouvement ouvrier). Rocard, comme Mitterrand, c'est Notre histoire. Une autre histoire que celle de Tonton, plus internationale, plus imprégnée d'Internationale Ouvrière et moins de République. Comment ces Besson et compagnie pouvaient comprendre et donc suivre, épauler, amplifier Rocard ? Mais bon, hein, la faute à qui... La Social-Démocratie, ce n'est pas une politique. Ce sont des objectifs et c'est une méthode.
Ségolène est clairement Social-Démocrate. Sa démocratie participative est une méthode intéressante : c'est une nouvelle étape dans le processus long d'approfondissement de la démocratie. Un social-démocrate aime les nouvelles étapes car elles annoncent d'autres nouvelles étapes si elles sont d'abord des étapes de redistribution du pouvoir. Reconnaitre l'économie de marché, ne pas appeler à renationaliser n'est pas renoncer. La Social-Démocratie est un mouvement qui tend à réaliser la Démocratie (comme décrite par Montesquieu) par la Démocratie, en partant du postulat énoncé par Marx (et qui rejoint Montesquieu) qu'il n'est pas de démocratie sans démocratie sociale. La Social-Démocratie, ce n'est pas l'assistance sociale : ça c'est Bayrou (je veux bien lui concéder cette qualité, il est généreux). C'est plus de pouvoir assuré démocratiquement. Dans les pays Scandinaves, les syndicats sont co-associés. A l'arrivée, les meilleurs salaires de l'Union Européenne, les meilleurs conditions de travail, les écarts de salaires homme-femme les plus resserrés. Ce n'est bien sûr pas le "grand soir" : nous n'y croyons pas! Mais un Social-Démocrate doit savoir qu'à l'origine de la Social-Démocratie, il y avait l'espoir d'un grand soir. C'est notre flamme partagée avec les révolutionnaires et c'est, malgré des désaccords plus que gigantesque, ce qui nous en rapproche quand même.
Ségolène agite le drapeau de l'Histoire. Maladroitement, certe. Elle n'a pas cette culture de l'Internationale Ouvrière : c'est Cohen Bendit, qui l'a, mais comme tous les tartampions de sa génération, il n'a aucune ambition. Il est, en quelque sorte, pire que Rocard et Mendès-France réunis. Alors il ne nous reste que la gauche "Républicaine", et dans ce rôle, Ségolène est merveilleuse.
Elle me ravit.
Même sa Marseillaise ou son drapeau, je peux les défendre : disponibles sur le site Désir d'Avenir (cliquez sur sa photo dans les liens), les vidéos des meeting. Rien à redire. Sa République, sa Nation, c'est où on veut aller ensembles. Pas d'où on vient. Sa République, sa Nation sont de gauche. Sa Marseillaise, c'est un chant international, c'est un chant de lutte. C'est un chant "que chantait Louise Michèle, les larmes dans les yeux..." : vous vous rendez compte, Ségolène parle de Louise Michèle devant des jeunes sevrés de Loft et de Star'Ac : comment ne pas aimer Ségolène et même parfois ne pas ressentir comme une sorte d'amour, d'admiration pour son courage à bousculer des lignes, à se réapproprier pour nous des symboles que la droite nous a volés ? Même son Contrat Nouvelle Chance, finalement, c'est pas si mal que ça (même si c'est pas trop mon truc). Mais si c'est utiliser autrement, de façon ciblée, de l'argent déjà utilisé et balancé par le fenêtre à des instituts de formation bidon, alors oui, pourquoi pas ? Tellement de gosses de 17, 18 ans qui ne sont pas diplômés, qui n'ont pas d'argent et se préparent à rentrer dans la culture de la glande, du shit et parfois même de la violence. Alors un premier travail dans une petite boîte, avec un tuteur "de plus de 50 ans, pourquoi pas un chômeur de longue durée rémunéré par l'état" (sic), un premier salaire "au smic" (sic), une évaluation de trois mois puis divers possibilités offertes : pourquoi pas ?
Drôle de campagne que cette campagne... Surtout pour moi, à une telle distance.
Je commence à utiliser mon téléphone fixe pour appeler mes amis, ma mère. Je vais essayer de le faire plus souvent, finalement.
Allez, je vous abandonne.
De Tôkyô,
transparent
Suppaiku
VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL
Pour un Suppaiku au Japon comme moi, l'exercice du blog en milieu open (des collègues me lisent) et en pleine période électorale compliquent fortement l'exercice et confinent à la paranoïa ou la schizophrénie. Brrrr... et comme je ne suis ni paranoïaque (lucide, je reconnais ma paranoïa) ni schizophrène (je détecte facilement), je délaisse périodiquement ce blog et me contente d'un récit souvent plat et dénué de tout intérêt...
Parler de moi, ne parler d'abord qu'à moi. Ne pas me soucier de vous, surtout ne pas chercher à vous plaire. Moi, moi, moi. Ca ne vous plait pas ? Dégagez ! Vous ne m'aimez pas ? Dégagez ! Chers collègues je vous choque ? Rien ne vous force à ma lire mais si vous n'êtes pas choqués, si vous m'appréciez veuillez s'il vous plait respecter la confidentialité de ce que je considère un journal... ! Tel est le prix à payer pour une narration intéressante qui sait dépasser le factuel et atteindre à quelque profondeur : je l'ai souvent dit, il est de meilleurs blogs sur le Japon et je n'ambitionne pas de les rejoindre. Il est aussi de bien meilleurs blogs pour Ségolène et de toute façon, j'ai quitté le Parti Socialiste en 1999 et mes anciens camarades connaissent parfaitement mes raisons. Je n'ai rien à protéger ni à cacher ni encenser. Je suis libre aussi de ce côté là. Je n'ai pas voté Jospin en 2002 et, comme je l'ai déjà écrit, je suis fier d'avoir voté pour Christiane Taubira, et je continue de penser que c'était elle la vraie candidate socialiste. D'ailleurs, Ségolène a repris son slogan, la "République du respect pour tous". Et puis il y a ma santé, mes amours, mes ballades et mes écoeurements, réguliers dans cette ville qui vient de réélire un "maire" d'extrème-droite.
Je vais bien, tel est la conclusion de mon médecin lors de ma dernière visite médicale. Mon traîtement est bien supporté, aucun problème de foie comme cela est parfois le cas. Ma composition sanguine ressemble à s'y méprendre à celle d'une personne normale. Virus indétectable... La médecine fait de véritables miracles... D'ailleurs, je constate que je n'ai pas attrapé de grippe ni cet hivers ni le précédent... Je me porte comme un charme...
Donc depuis hier, je suis au régime... N'importe lequel de mes amis vous dira que là, pour le coup, je suis vraiment en pleine forme !
Le travail, ben, la suite. Des hauts et des bas, ce qui est un truc normal. Mais finalement NOVA est une société comme une autre. Il y a deux semaines, une enseignante d'anglais a été assassinée par un "stocker" et l'enquète s'enlise comme c'est toujours le cas pour les meurtres d'étrangers... Le meurtrier a pu s'enfuir de chez lui par la porte alors que les policiers s'y trouvaient. Il était en chaussettes. Soit disant il allait trop vite, ils n'ont pas pu l'attrapper. Je reste persuadé que si la victime avait été japonaise et le meurtrier "occidental" il eut été tué lors de la fuite ou pour le moins attrapé. A l'école, ça nous a mis un coup : certains professeurs d'anglais la connaissait et l'une d'elle était sa room-mate... Seule la chaine de TV Asahi a présenté une réconstitution qui ressemble au récit que je vous en fait, les autres chaînes noyant le poisson sur l'impossibilité pour les possibilités que les policiers avaient d'attraper le criminel. TV Asahi, comme toujours... A part cela, notre "chef" va changer d'école et nous allons accueillir à sa place le "chef" de Shibuya. Petits changements, la routine, quoi. Autant parfois je suis excédé par tel ou tel élève ou par le travail tout court, autant des fois c'est un pur plaisir. Et quand je repense à mon travail devant cet ordinateur, ce téléphone, mes fichiers excel, je ne regrette guère le changement. Peut être un peu mes collègues. Odile, le sourire de Michèle, les éclats de rire de Célina. Et puis le thé avec Mulgon, ses T-Shirts trash : mais bon, il était parti manger son panini saumon du côté de la très Houellebecquienne rue de Choiseul ! J'aimais bien les jeunes qui étaient arrivés, aussi. Mes discussions avec Sébastien. Et puis l'autre Sébastien. Un garçon gentil, honnête, et drôle aussi, serviable comme c'est pas possible. Ah, la banque... Mais je n'ai rien perdu au change, même si c'est un peu différent. Les anglo-saxons vivent assez les uns sur les autres, ici. Nous, les Français, on est très individualistes... Ces derniers temps, on est un peu inquiet car il y a eu des scandales de mauvais remboursements des contrats. C'est pas très bon et il nous semble qu'il y a eu une baisse d'activité...
Je recommence à éudier le japonais. Je suis devenu pire que nul. J'ai recopié hier mes deux premières leçons de kanjis de l'INALCO, bon, ça va, j'ai pu constater qu'hormis "供", "絵" et "縁" que j'aurais été incapable d'écrire par moi-même je pouvais écrire les autres sans regarder le modèle. Attention, je parle d'écrire, de me souvenir d'un vocabulaire conséquent rattaché à chaque caractère... 3 sur 55, ça va. L'ennui est que je dois toutefois réviser pour me remettre à utiliser ce vocabulaire. Je pense en 3 mois pouvoir avoir un niveau assez correct pour viser sans trop de prétention le 日本語能力試験2. Je lis bien mieux que je ne parle, mais en revanche je parle vite sans trop penser. Je me fais penser à nos étudiants qui reprennent, attaquent en niveau très faible mais grillent les étapes et se retrouvent vite à un niveau intermédiaire sans commettre pour autant de graves fautes : le cerveau se souvient bien de bases patiemment apprises. C'est mon cas en tout cas. Ma compréhension aussi s'est nettement amélioré, mais c'est justement pour cela que je révise mes kanjis à partir du début : j'ai oublié tout un pan de vocabulaire qui ne conserne pas la vie quotidienne...
J'aime Jun.
Le printemps s'est installé. Hier, en rentrant, il faisait doux malgré la pluie. Il avait fait beau toute la journée, juste un peu orageux. La semaine dernière a finalement été très belle et cette semaine s'annonce elle aussi toute printanière. Quel contraste avec l'an dernier et ces week-end de pluie (mes mercredis et jeudis). Les cerisiers perdent leurs dernières pétales, balayées par le vent et la pluie et son remplacées par le vert lumineux des feuilles qui poussent à toute allure. Ce matin, il fait un beau soleil sur Tôkyô.
J'adore mon nouveau téléphone.
Depuis un mois, un mois et demi, je suis la campagne électorale comme un drogué : Suppaiku, sans politique, ça n'éxiste pas ! Je suis tombé dedans avant même de naître, un jour de novembre 1954, quand mon père a du se sentir concerné par cette vague d'attentat qui conduirait son pays à l'indépendance. C'était un homme fier, mon père. De la race des hommes debout et ne plient pas, n'abdiquent pas leur principes. La plupart des riches sont des lâches. Mon père était un homme pauvre mais c'était un seigneur. Il n'a jamais cédé. C'est de lui que je tiens ça, ce lien à la politique, le fait de ne pas avoir cédé à la tentation de la carrière, à l'embompoint de l'attaché parlementaire. C'est à cela que je n'ai jamais apprécié ces jeunes types des clubs rocardiens à la Éric Besson, ces gars qui à 20/25 ans avaient déjà des idées raisonnables et n'avaient jamais ressenti l'histoire vibrante de la gauche, ses illusions et ses erreurs aussi, mais sa profonde poêsie, l'amour du peuple en lutte pour sa liberté, du peuple seigneur. Ces types qui ont lu Tocqueville et n'en ont retenu que le "raisonnable" sans même y voir cet amour pour du peuple qui brise ses chaines et sa déception pour ce même peuple quand il abdique sa liberté pour protégér la propriété... Tocqueville... Ou bien Montesquieu. Je me rappelle d'un autre "rocardien", énarque, Sartre même qu'il s'appelle, notez bien son nom, il ira loin, qui ne comprenait pas pourquoi nous avions baptisé notre section Montesquieu car Montesquieu ce n'était que "la monarchie modérée". Vous vous rendez compte, ces types seront peut-être ministre un jour et ils vous balaie le premier essais (1000 pages) de sociologie politique (1730 et quelque) en une phrase (une fiche) quand des Althuser et autres universitaires américains, souvent très à gauche, y passent leur vie. Je lui ai répondu que pour moi, Montesquieu avait été le premier à décrire les condition du communisme parfait, c'est à dire de la vraie démocratie (pas d'égalité politique réelle sans égalité sociale, pas de liberté possible dans une démocratie sans éducation égale ni armée citoyenne). Face à des gars comme ça, bien que j'ai rompu avec toute idéologie révolutionnaire, j'aime utiliser voir défendre le concept de communisme. Habituellement, je préfère parler de démocratie, c'est vrai, en pensant quand même à Montesquieu. Et j'aime leur dire aussi que je suis libéral car c'est leur autre mot tabou : ils ne connaissent que le libéralisme économique. Il en est qui m'ont dit qu'on ne peut pas dire ça, que "tu as raison mais en France ce n'est pas possible", dévoilant leur fond de culture de droite "honteuse". Je leur rétorque que je suis un libéral, comme Montesquieu et que c'est pour cela que je suis marxiste (les yeux soudain s'hallucinent) : le libéralisme économique, ça ne marche pas et il détruit, à grands coup de monopoles et de concentration, comme dans la presse et les médias, toutes les libertés à commencer par la liberté d'expression. Là, ça les vane, en général, ils me laissent en plan, du style, ce mec il craint. C'est pour ça que tous, après avoir suivi Rocard pour son côté "moderne", l'ont tous lâché. Il craint, le vieux, avec ses Rosa Luxembourg par ci, ses Karl Liebnecht par là, ses Marx et Proudhon en veux-tu, son Mendès-France et son Bernstein. Quand il vous parle de Social-Démocratie, Rocard, ce n'est pas à Bayrou ou Delors, ni même à la Suède, qu'il pense. C'est au mouvement ouvrier depuis sa constitution, dans sa variante réformiste et dans les débats entretenus avec sa variante révolutionnaire. Rocard continue de parler des "erreurs théoriques des communistes et des révolutionnaires". Il serait peut-être même le seul socialiste à pouvoir débattre de manière intelligente avec l'extrème-gauche sans rien céder à ses propres convictions (quand les autres, anti-communistes pourtant, cèderaient du terrain tant ils sont dans l'inculture du mouvement ouvrier). Rocard, comme Mitterrand, c'est Notre histoire. Une autre histoire que celle de Tonton, plus internationale, plus imprégnée d'Internationale Ouvrière et moins de République. Comment ces Besson et compagnie pouvaient comprendre et donc suivre, épauler, amplifier Rocard ? Mais bon, hein, la faute à qui... La Social-Démocratie, ce n'est pas une politique. Ce sont des objectifs et c'est une méthode.
Ségolène est clairement Social-Démocrate. Sa démocratie participative est une méthode intéressante : c'est une nouvelle étape dans le processus long d'approfondissement de la démocratie. Un social-démocrate aime les nouvelles étapes car elles annoncent d'autres nouvelles étapes si elles sont d'abord des étapes de redistribution du pouvoir. Reconnaitre l'économie de marché, ne pas appeler à renationaliser n'est pas renoncer. La Social-Démocratie est un mouvement qui tend à réaliser la Démocratie (comme décrite par Montesquieu) par la Démocratie, en partant du postulat énoncé par Marx (et qui rejoint Montesquieu) qu'il n'est pas de démocratie sans démocratie sociale. La Social-Démocratie, ce n'est pas l'assistance sociale : ça c'est Bayrou (je veux bien lui concéder cette qualité, il est généreux). C'est plus de pouvoir assuré démocratiquement. Dans les pays Scandinaves, les syndicats sont co-associés. A l'arrivée, les meilleurs salaires de l'Union Européenne, les meilleurs conditions de travail, les écarts de salaires homme-femme les plus resserrés. Ce n'est bien sûr pas le "grand soir" : nous n'y croyons pas! Mais un Social-Démocrate doit savoir qu'à l'origine de la Social-Démocratie, il y avait l'espoir d'un grand soir. C'est notre flamme partagée avec les révolutionnaires et c'est, malgré des désaccords plus que gigantesque, ce qui nous en rapproche quand même.
Ségolène agite le drapeau de l'Histoire. Maladroitement, certe. Elle n'a pas cette culture de l'Internationale Ouvrière : c'est Cohen Bendit, qui l'a, mais comme tous les tartampions de sa génération, il n'a aucune ambition. Il est, en quelque sorte, pire que Rocard et Mendès-France réunis. Alors il ne nous reste que la gauche "Républicaine", et dans ce rôle, Ségolène est merveilleuse.
Elle me ravit.
Même sa Marseillaise ou son drapeau, je peux les défendre : disponibles sur le site Désir d'Avenir (cliquez sur sa photo dans les liens), les vidéos des meeting. Rien à redire. Sa République, sa Nation, c'est où on veut aller ensembles. Pas d'où on vient. Sa République, sa Nation sont de gauche. Sa Marseillaise, c'est un chant international, c'est un chant de lutte. C'est un chant "que chantait Louise Michèle, les larmes dans les yeux..." : vous vous rendez compte, Ségolène parle de Louise Michèle devant des jeunes sevrés de Loft et de Star'Ac : comment ne pas aimer Ségolène et même parfois ne pas ressentir comme une sorte d'amour, d'admiration pour son courage à bousculer des lignes, à se réapproprier pour nous des symboles que la droite nous a volés ? Même son Contrat Nouvelle Chance, finalement, c'est pas si mal que ça (même si c'est pas trop mon truc). Mais si c'est utiliser autrement, de façon ciblée, de l'argent déjà utilisé et balancé par le fenêtre à des instituts de formation bidon, alors oui, pourquoi pas ? Tellement de gosses de 17, 18 ans qui ne sont pas diplômés, qui n'ont pas d'argent et se préparent à rentrer dans la culture de la glande, du shit et parfois même de la violence. Alors un premier travail dans une petite boîte, avec un tuteur "de plus de 50 ans, pourquoi pas un chômeur de longue durée rémunéré par l'état" (sic), un premier salaire "au smic" (sic), une évaluation de trois mois puis divers possibilités offertes : pourquoi pas ?
Drôle de campagne que cette campagne... Surtout pour moi, à une telle distance.
Je commence à utiliser mon téléphone fixe pour appeler mes amis, ma mère. Je vais essayer de le faire plus souvent, finalement.
Allez, je vous abandonne.
De Tôkyô,
transparent
Suppaiku
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