samedi 30 juin 2007

大台場の大江戸温泉物語


Photo prise à la station Telecom Center, à Ôdaiba. Au premier plan après les arbres, le Rainbow Bridge. Au loin, à Tôkyô, la Tour... Magique !

Je travaillais à 10 heures, ce matin. Dur dur... J'ai du prendre le vélo pour arriver à la gare à temps...
Aujourd'hui à l'écolde, beaucoup d'étudiants de niveau intermédiaire. Et puis aussi quelques soucis dans une autre école, et hop! un professeur qui doit y aller... La matinée s'est avérée chargée.


Ôdaiba, c'est une ambiance étonante, ça me fait penser au DockLand, à Londres. Ici, on est vraiment dans le 21ème siècle. C'est vaste, silencieux, moderne et fonctionnel. C'est une ville (île) nouvelle. Ce n'est pas très humain...

L'après-midi, visite de Hélène, habituellement professeur à Ikébukuro. Ce qui est bien, quand on travaille "early", c'est qu'on sort aussi "early". J'ai retrouvé Jun vers 17 heures 50 devant Mitsukoshi à Ginza. Après quelques hésitations, nous sommes allés à 大江戸温泉物語/Ôoedo onsen monogatari ("le" onsen du Grand Edo, littéralement, le "Récit du Onsen du grand Edo"). J'aime beaucoup. Cest un peu kitsch, mais j'adore les bains... C'est à 大台場/ Ôdaiba, une mini île qui a été généreusement agrandie, restructurée et renforcée et où l'on construit énormément. Elle est reliée à Tôkyô par le Rainbow Bridge.
Le reste en image...

L'entrée de 大台場の大江戸温泉物語.







Un spectacle pauvre culturellement, des hauts parleurs crachant une espèce de techno sino-japonaise, une soupe insipide, des costumes affligeants...







Des restaurants un peu partout, en fait entre self et restaurants, assez cher pour la pauvre qualité. Mais en même temps un décors "Edo" réconstitué, et tout le monde en yukata.






Quand vous avez commandé au comptoir, on vous remet ce petit boîtier qui sonne quand c'est prêt : vous allez alors chercher votre repas. bi bi bip... bi bi bip...





... et voilà un 天ざる... Des sobas avec des tenpuras...








J'adore le parcours "massage" pour les pieds, en plein air. Ca fait mal.... !!!!!








Tout le monde est en yukata. Tout le monde !
Excusez-moi, en revanche, il n'y a pas de photos du "onsen". Ben oui, tout le monde est nu! Cependant, alors que ces lieus étaient mixtes autrefois, ils sont depuis 150 ans séparés hommes et femmes.









Au retour, dans le métro. J'adore les sacs des Japonaises...

vendredi 29 juin 2007

Tsuyu (suite, et encore)


Une salle d'attente. Ca fait des années que je n'avais pas passé d'entretien.

Je suis bien incapable de mettre un titre chaque jour : c'est inutile... mais bon, il faut bien le faire. Peut-être devrais-je me contenter de la date?
Ce matin, j'étais levé de bonne heure... et je m'en serais bien passé car la chaleur est redoutable, la nuit, et qu'elle se double de cette transpiration permanente. Ce matin, à peine douché et essuyé, mon front s'est mis à couler, couler, j'ai été trempé en deux minutes, et j'ai alors senti que mes bras eux même commençaient à gouter... On s'y fait, et cette transpiration, pour peu que l'on n'ai pas une sueur trop acide, ne sent rien et sèche très vite. C'est assez étonnant, comme sensation.
J'avais rendez-vous vers Hanzômon pour un entretien. Cela m'a permis de penser à moi depuis 15 jours, à réfléchir. Ca s'est bien passé. Ce que je sais est que désormais je veux me penser sur le long terme.


Au Japon, tout est bon pour faire un magazine...


Quand je suis sorti, vers 11 heures 45, il faisait vraiment très chaud et très lourd. Je suis entré dans une librairie, j'ai feuilleté des magazines, bien décidé à acheter le numéro 大奥/Ôoku de 東京人/Tôkyôjin. Je suis toujours frappé par la vacuité profonde de certains magazines japonais, comme Léon, Pen (men with new attitude) ou ce Bobos qui m'a fait sourire : ben ouais, j'y avais pas pensé ! A l'intérieur, rien que du cher, mais en effet axé voyage, randonnées, voitures de sport ou de détente. Pas un seul bouquin... ! Un truc nul, qui se feuillète en kiosque, quoi ! Dans le numéro 8, escapade au mont Fuji !
C'est marrant, cette stéréotypisation du "bobo" car ce "bobo" est essentiellement "bo", comme bourgeois. Car s'il est bien un quartier "bobo", dans le sens qui était donné par les sociologues ayant observé, au milieu des années 90, un comportement bourgeois (culture, goût pour l'art contemporain, métiers "décallés" et modes de vie non normatifs, goût pour les ambiances populaires), c'est plutôt du côté de 下北沢/Shimokitazawa, qu'il faut aller, avec son ambiance "20ème", ou plus loin vers 吉祥寺/Kichijôji. Mais ces gravuves à la 表参道/Omotesandô... !


Gare de Nishi-kasai, vers 18 heures 20.

Il y a eu les cours l'après-midi. J'ai quelques jours de congé en août... Je suis content! Notre "chef" sur le Kantô est passé. C'est amusant, il semblerait que nous soyons allés dans la même école maternelle et primaire à Épinay-sur-Seine. Le monde est résoluement petit... Ces quelques heures ont vite passé et je suis rentré. La chaleur me fatigue...


Le retard du tsuyu et la persistance du soleil rendent fruits et légumes vraiment moins chers ! Ici, Maruetsu, mon "Monoprix" à moi...

J'ai fait quelques courses et je suis rentré chez moi. J'ai terminé le dorama que j'ai "récupéré" cette semaine, バンビーノ!/Banbino !. Un jeune gars qui veut devenir cuisinier italien et qui, à force de courage, y parvient. Avec 松本純/Matsumoto Jun. Bof...

jeudi 28 juin 2007

Chaud et lourd

Levé encore plus tard, aujourd'hui : 11 heures 30. Une chaleur intense qui au moindre mouvement vous fait transpirer : c'est 梅雨. Chaud et humide. Mon heure, en week end, c'est 16 heures. En France, c'est parfait, au Japon, je devrais peut-être décaller vers 14 heures...
Je sors, donc, direction 渋谷/ Shibuya. Je dois acheter du thé, je vais donc en profiter pour me ballader à 下北沢/ Shimokitazawa (le quatier filmé dans Tokyo eyes).
Vous m'accompagnez ?

渋谷/Shibuya est le terminus de la 銀座線/ ligne Ginza. Voici une des sorties.






Au Japon, vous êtes vraiment supposé innocent. Vous pouvez donc ajuster le tarif de votre billet en arrivant en l'incérant dans cette machine qui vous demandera de régler la différence. A Paris, c'est une amende.









Ah, ce carrefour... Quel boucant ça fait ! Il y a désormais 5 écrans sur la place, plus 3 ou 4 autres dans le quartier !






Une belle de Shibuya, version "petite fille".











A Shimokitazawa, il y a des trains...








... des passages à niveau, ding ding ding...








... et encore des trains, des trains, ding ding ding...






... et des gens qui attendent !
A Shimokitazawa, l'ambiance est jeune, très jeune, mais n'a pas du tout le côté "look" de Shibuya (quartier voisin, en fait). Ici, on se croierait presque à Paris. Un léger parfum intello est-parisien plane, avec ses cafés, ses bars musicaux, ses DJs, le look un peu "bohème", les théatres, etc... J'aime bien ce quartier, j'y respire.



Il y a plétors de commerçants. Et malgré qu'on soit la dans un quartier à la mode, les prix sont très comparables aux prix de mon quartier. Les 4 pêches valaient hier 398 yens (2,70 euros), vraiment bon marchées pour le Japon.




En fait, moi, je suis allé visiter 2 boutiques spécialisées dans l'importation de produits étrangers. La Bonne Maman ou Twinning à prix français, ça ne se refuse pas...





J'ai quitté le quartier vers 19 heures 30. Le soleil était couché, mais il faisait très bon, pas trop lourd.







Je vous ai pris cette photo d'une femme sortant de la 井の頭線/ligne Inokashira (qui part de Shibuya/ 渋谷 et va vers Kichijôji/ 吉祥寺 en passant par 下北沢/ Shimokitazawa). Je pense que les Japonaises ont appris à porter les sacs en regardant les magazines de mode américaisn dans les années 50. Elles font toutes comme ça, même si le(s) sac(s) pèsent lourds. En Europe, aux USA (et au Japon aussi), ce sont des proies faciles pour le vol à l'arrachée...






"J'suis snob, j'suis snob, j'suis ravagé, par ce microbe" (B. Vian)
Je suis rentré chez moi en mettant mes emplettes dans mon sac Monop' ! (ah, les délices de Mademoiselle Agnès en visitant le rayon poisson...)









Mon butin de guerre : je vous laisse cliquer pour énumérer. Le grand sac en plastique blanc, ce sont des boîtes en plastique pour bien ranger mon frigo !

mercredi 27 juin 2007

Je suis un délateur, eh eh eh...


Petite délation entre amis...

En allant acheter mon pain mardi, je suis repassé devant le stand Mère Poulard, la biscuiterie/business du Mont Saint-Michel, qui tire sa réputation d'une lointaine "mère Poulard" qui confectionnait des omelettes aux oeufs longuement battus, ralongés à la crème fraiche et cuits dans une dose généreuse de beurre (recette ici). La folklorisation de l'ile sous la pression touristique a transformé cette brave femme et son omelette en une institution costumée "à l'ancienne" avec chorégraphie d'ouefs battus dans de grands bols et poêle à long manche posé sur le feu. Pour faire cracher les devises, il faut bien ça. Bref, une sorte d'image d'Epinal d'un moyen-âge en costumes de Maupassant mis en scène par la loi de décentralisation et la middle-classisation de la société française (le site, ici).
J'en reviens donc à Ginza, où j'ai trouvé ce "gateau de l'omelette au mûr pamplemousse" (sic, mûr sans "e"). J'ai donc écrit à la société Mère Poulard (la célèbre biscuiterie) afin de lui dire que...
"Un stand de votre maison se trouve au magasin "Matsuya" à Tôkyô.
Je suis très surpris d'y trouver vendus sous votre nom des produits que je ne connaissaient pas, remplis d'une crème chantilly et de fruits. Un "gateau de l'omelette", dont je ne saisis pas bien le sens, je l'avoue, car je pensais jusqu'ici qu'une omelette et un gateau participaient de deux recettes particulièrement différentes, notamment concernant le mode de cuisson...
Par ailleurs, il semblerait que le trajet en avion procure quelques oublis en ce qui concerne notre langue : vous conviendrez que ce qui est écrit sur cet emballage ne veut rien dire, à moins que le pamplemousse ne soit vraiment particulièrement mûr et que vous ayez décidé de faire dans la poêsie (le mûr pamplemousse) et faire la surprise quand aux fruits rouges malicieusement cachés à l'intérieur...". He he he... le malicieux...


Il est super fatigué en ce moment : sa société a changé de nouveau système, et ce système fonctionne mal : résultat, 2 à 3 heures sup' par jour, et il doit aller travailler samedi!

Je me suis levé aujourd'hui à 11 heures. Il a fait chaud toute la journée. Lavomatic, courses, dorama : le grand repos... Jun est arrivé vers 21 heures. J'ai préparé des spaghettis all'ragu aux aubergines. En dessert, une salade de fruits. Il est reparti vers 23 heures 30, on n'a même pas vu la soirée passer. On a feuilleté ensemble le magazine 東京人/Tôkyôjin consacré ce mois ci à 大奥/ Ôoku, le "harem" du shôgun entre le 17ème et le 19ème siècle.

mardi 26 juin 2007

Mardi, un jour de semaine...

Ginza, cet après-midi vers 17 h 45, devant Nissan. Un parti politique d'extrème droite "relooké". Le Parti de la restauration, vent nouveau, shin fû/新風.
L'extrème droite est active au Japon. Elle a fièrement pigon sur rue, a sa presse en vente libre.
La gauche, elle, a peur. Elle n'est pas protégée par l'État qui la considère comme illégitime, traitre et complice d'une constitution souvent baptisée de "constitution d'occupation". Les Japonais, ignorant de l'histoire, commencent à intégrer cette idée d'une constitution "imposée".

Il fait chaud, il fait humide. C'est fatiguant, vivement la mi-juillet qu'il fasse bien chaud et plus sec. Climat étrange à l'école. Certains pensent que quelque chose couve, se prépare : c'est normal, on ne nous dit rien. Je pense qu'en fait ça navigue à vue. On parle d'un rachat, ou d'une alliance, on ne sait pas trop. Personne, nul part, ne parle des professeurs, de ce qu'ils deviendront. En revanche, "on" plaint les pauvres élèves qui ont payé des années de cours... Mais en même temps, personne n'envisage vraiment une faillite, une fermeture. Plutôt une réorganisation. Que penser... Il est clair en tout cas que ce silence insite tout le monde à chercher du travail ailleurs, ou, pour le moins, à l'envisager. Quelque chose arrivera dans l'année qui vient.
Il y a deux semaine, dans un de mes cours, une des deux étudiantes a fait dévier le cours vers de la propagande. Une horreur. Je donnais un peu de vocabulaire pour parler de "manifestation" culturelles, sportives et musicales : l'association, le programme, le but, la publicité, ... S'ensuivent quelques minutes où l'on évoque des exemples : Canne, Avignon... Et je leur propose enfin, suivant le plan de cours NOVA, d'imaginer une manifestation et de réfléchir à ce qu'il faut faire. J'aime cette leçon car cela donne parfois des idées amusantes comme le "festival NOVA Ginza", avec des professeurs qui sont dans la rue à vendre des crèpes, qui chantent, et des étudiants qui font un défilé. Ca ne s'invente pas ! Les élèves les plus avancés dans ce niveau peuvent parler à leur aise, le vocabulaire est assez simple pour les moins avancés bref, je n'ai jamais rencontré d'os sur cette leçon que je maîtrise bien à ma façon. Au passage, si certains critiquent ici et là ce que fais NOVA, j'avoue pour ma part trouver une certaine souplesse dans le cadre fixé. Bon, en tout cas, mes étudiantes s'apprétaient à savourer plus de 15 minutes de discussion libre sur le sujet du festival.
L'une d'elle commence : organiser une festival du livre pour enfant. Cela ne m'étonne pas de l'étudiante et déjà je savoure ce qui va suivre : les invités, la récompense voire le Prix, les sponsors, la programmation et les animations... À cette simple suggestion, je m'apprête à écouter un truc original et intelligent qui leur soit abordable (linguistiquement) et profitable.
Si je suis si long à raconter, c'est pour mieux vous faire ressentir la violence de ma chute ! L'autre étudiante, une vioque qui n'écoute pas, suggère tout autre chose, en fait, elle va s'imposer. Dans le métro j'avais vu ces affiches, une enquète : les enfants japonais se couchent à pas d'heure et résultat, ne prennent pas de petit déjeuner. La vioque propose de faire quelque chose car le maire de Tôkyô a dit que c'était un grave problème. Silence gêné de la première élève. J'essaie d'alléger, je dis qu'en effet c'est un vrai problème mais que pour la leçon, l'idée de l'autre élève est une meilleurs idée qui permettra d'utiliser le vocabulaire. Ce qui n'était jusqu'ici qu'une idée de vieille va devenir une idée de vieille conne. Elle en remet une couche, se bute et quand l'autre élève dit que c'est bien, quand même, un festival du livre pour enfant, la vieille peau se bute encore et remet ça, argant qu'il faut faire quelque chose. Je me dis, chiche ! Je lui propose de donner des idées. Et là, c'est le néant. Elle a gagné sa manche, en fait, elle a rien à dire. Elle est vide, cette vieille, elle n'a jamais rien à dire, là, elle atteint le sommet de ses capacités. Par sa réaction butée, l'appel au maire et le rappel des problèmes du Japon, elle incarne à elle seule la raison du sous développement culturel de ce pays : avec des vieux comme elle, comment faire pour donner à ce pays la place culturelle qui lui revient ? Alors, timidement, alors que j'ai décidé de ne plus intervenir dans cette conversation, l'autre élève suggère timidement d'organiser un festival du petit déjeuner. Je suis malheureux comme tout pour cette élève qui mérite mieux. Pour les Japonais qui méritent tellement mieux que cette sous culture que la télévision vômit de toutes ses chaines, avec toujours les mêmes, cette comme démultiplication de toutes les Danièles Gilberts possibles que ce pays a pu générer, gardiennes de tous les conservatismes et garantes d'une fermeture quasi hermétique à tous les vents du Monde. A la télévision, jamais un seul chanteur non Japonais.
Nous partions avec des livres pour enfants, remplis de couleurs, de rêves et d'espoirs. Nous voilà avec des petits déjeuners parce que papa est exploité au travail et que maman est dépressive, incapable de gérer sa progéniture, sa relégation au foyer et la dégringolade fantastique de ses rêves de jeune fille jolie, cultivée et batifollante. La vioque ne va rien proposer, l'autre élève va ramer, ramer. Quand la fin du cours arrive, je reprends mes affaires et je dis à la vioque que l'idée de l'autre élève était plus simple à traiter. Et à partir de là, c'est moi qui en remet une couche. En France, ce problème n'existe pas car les enfants sont couchés avant 10 heures parce que le père est à la maison avant 7 heures. La vieille me regarde et me dit "ah bon ?". Oui, en France, on travaille 35 heures par semaine, alors on a deux fois plus d'enfants qu'au Japon et on a le temps de s'en occuper. Si un enfant ne veut pas se coucher, on le puni. La vieille est vânée. Pour le petit déjeuner, c'est pas une enquète ou un festival, qu'il faut, c'est des parents qui s'occupent de leurs enfants le soir et le matin, qui ont du temps et beaucoup de vacances, comme en Europe. La vieille est sur le cul, ça se voit. L'autre étudiante est un peu gênée, je crois qu'elle perçoit mon exaspération.
Cet après midi, j'ai retrouvé l'autre étudiante. Elle s'est excusée. J'étais gêné car je ne voyais pas de responsabilité chez elle, au contraire, j'étais moi-même confus de n'avoir pu contrôler cette vieille. Elle m'explique qu'elle aurait du être plus ferme vis à vis de l'autre étudiante. Et qu'elle a compris qu'il fallait être plus ferme aussi dans la vie. Elle me l'a dit deux fois, pour me faire comprendre que ça dépassait le cours.
Depuis un an que je suis au Japon, je crois que c'est la première fois que j'ai eu envie de pleurer de bonheur dans un cours Je ne sais pas si je suis un bon professeur de français. Je fais de mon mieux, en tout cas, pour donner un petit peu, chaque fois, de ce qui fait le plus beau de la France : la soif de Liberté.
J'ai quitté l'école le coeur plus léger que quand j'y suis rentré à 13 Heures. Je me dis que j'ai vraiment ma place dans ce pays. Je suis rentré, j'ai payé ma montagne de factures (carte de crédit, électricité, sécurité sociale, etc...). J'ai mangé du pain et du beurre (c'est pas bien).
Demain c'est week end...

lundi 25 juin 2007

Grosse fatigue (à suivre)


Il fait fatigue : depuis quelques jours, la montée des températures, jusque dans la nuit (autours de 23/24°) et de l'humidité ambiante épuisent les réserves d'énergie. Si on y ajoute le cas particulier NOVA, les impôts locaux, on arrive à une fatigue réelle, une forme de démotivation que la grisaille et la pluie augmentent encore. Je ne suis pas seul comme cela, nous sommes nombreux ainsi à l'école, jusqu'à une collègue qui vient de décider de nous quitter. On est pas bien. Ah, si seulement c'était le printemps...
Hier, ainsi, je me suis levé à 11 heures, ramolli par une nuit alternant sommeil et réveil : il faisait chaud et, de plus, ces derniers temps j'ai repris la mauvaise habitude de regarder des vidéos la nuit... Pas bien...


Dehors, le spectacle des parapluies à repris. Si à Ginza les parapluies sont emberlicotés de rubans et dentelles, le parapluie "populaire" est un parapluie en plastique, tranparent de préférence et acheté entre 105 et 500 yens. On le sort parfois même en l'absence de pluie "au cas où", car le temps change vite. Le plus surprenant est qu'on le garde également en faisant du vélo. J'aime bien. J'ai l'impression de me plonger dans une coutume ancestrale du Japon : on apperçoit déjà cela sur d'anciennes gravures; le Japon est définitivement un pays de pluie.
Je suis rentré à 21 heures 50, flemme de faire à manger : j'ai acheté un 弁当. A la maison, j'ai regardé le spécial de Liar game. Il fait lourd.

dimanche 24 juin 2007

Ben... c'est dimanche, et c'est tsuyu.

Réveillé à 8 heures mais levés à 9 heures 30... Nous avons mangé le pain acheté la veille (lire le post de samedi), très bon. Un bon gros pain de 500 grammes, bien cuit comme je l'aime et que j'ai fait griller. Ce matin, le ciel était couvert, l'air était humide. Comme toujours le même train, et puis le même au revoir vers 11 h 20.
J'ai commencé vers 11 heures 40. Nous ne sommes plus que 4 le samedi. On a vaguement reparlé de notre situation. Ca me fait l'impression que personne en veut prononcer de mots irréversibles, mais je pense que chacun a un peu peur quand même, sans oser le dire. C'est comme de la superstition. Les élèves, eux, sont bel et bien là. Une élève s'est plainte dans deux leçons consécutives.
Notre situation n'est pas facile, mais bon...
J'ai quitté vers 19 heures 10 : il pleuvait finement, l'air était lourd. Je me suis préparé rapidement à manger, j'ai regardé l'épisode 11 de 私達の教科書. Pas de gym ce soir, j'irai demain soir. Cette semaine, j'y suis allé 4 fois !
Comme me le suggérait Agnès (merci pour le petit mot), je tâche d'écrire tous les jours. Je me sens bien à nouveau dans ce qui redeviens un journal. Bonjour donc à Paris, à Ris-Orangis, à Choisy-le-Roi, à Dublin, à Londres, à Marcq-en-Bareuil, à Bondy, Pantin et Lisbonne, mais aussi au Texas et à Tôkyô. Bonjour aux beaux restes également.

samedi 23 juin 2007

Ikebukuro...


Je travaillais aujourd'hui à 池袋/Ikebukuro, un quartier situé au nord est de Tôkyô. Un quartier que les Tôkyôïtes n'aiment guère : c'est en effet le quartier par lesquels les lignes 東武/Tôbu et 西武/Seibu arrivent dans la ville : ces deux lignes desservent les 県/ken (départements) voisins de 埼玉県/Saitama, 群馬県/Gunma, 茨城県/ Ibaraki... Autant le département de 千葉/Chiba est regardé avec une certaine indifférence car il s'agit d'abord d'une extension de Tôkyô vers l'est, autant ces département au nord, et particulièrement Saitama, sont considérés comme "la province", au sens péjoratif du mot. Leurs habitants sont considérés comme des "arriérés".


Vous pouvez imaginer assez facilement qu'Ikebukuro plait d'abord à ces "provinciaux", mais n'enchante guère les autres.
A Ikebukuro, l'originalité n'existe pas. Une grande barre placée là chapeaute donc 3 gares (car il faut également compter Japan Rail, JR). Cette grande barre loge les centres commerciaux ... 東武/Tôbu, 西武/Seibu et Parco. Ikebukuro me fait en fait penser à Umeda, mais sans l'humour d'Osaka. C'est une gros centre commercial à ciel ouvert, à ciel fermé et en sous-terrain climatisé avec ses 3 lignes de chemins de fers, ses 2 lignes de métro (有楽町/ Yûrakuchô et 丸ノ内/Marunouchi) et son tramway, le 都電/Toden.
J'avais beaucoup aimé le Dorama 池袋西口公園. Oui, il y a bien cet arrière quartier populaire (à visiter d'urgence en empruntant le 都電/Toden, tramway) qui sera certainement la proie des promoteurs dans les 10 ans qui viennent. Mais il faut vraiment s'éloigner d'Ikebukuro "gare". Il y a même un "petit Montmartre" : la proximité de l'Université 早稲田/Waseda avait fait de ce secteur un quartier "intellectuel" et il y avait une petite concentration de peintres férus de culture française, dans les années 20/30.


De nos jours toutefois, à côté de cette gare sortie de terre dans les années 80/90, il faut le chercher, le "petit Montamartre"...
J'ai travaillé de 10 heures à 17 h 40. Quand je suis sorti du métro, vous ne pouvez imaginer la chaleur qu'il faisait. Un ciel bleu de chez bleu, un soleil franc et net et certainement déjà une humidité supérieur à la normale rendaient les mouvements épuisants, la sueur facile. L'été est là, nous sommes "officiellement" rentrés dans 梅雨/Tsuyu (la "pluie des pruniers", car fin juin est la saison de récolte des prunes).
Les élèves de l'école sont gentils. J'ai pu revoir des collègues que je ne vois qu'épisodiquement. Le midi, j'ai déjeuné d'un 弁当/bentô, une gamelle que j'ai acheté dans un フードホール en sous sol. J'aime bien traduire bentô par son vrai mot en français : une gamelle ! Un plateau repas, disent pudiquement les français, quand il s'agit en fait d'une boîte dans laquelle on met à manger. Une gamelle, je vous dit !
Je n'ai pu résister à l'attrait des tartes portugaises, des tartes aux oeufs, j'adore ça, qu'une pâtisserie récemment ouverte vendait dans ce フードホール.


La journée est passée vite : ça change, travailler dans un autre endroit.
J'ai quitté vers 17 h 45, j'ai fait un saut chez le boulanger du フードホール dont je vous laisse admirer le joli sobriquet. Moi qui pensais qu'elle était Poisson, la voilà boulangère !
Je suis entré dans la gare et j'ai été saisi d'une vague angoisse à l'idée de me perdre la dedans. Les jeunes de Saitama arrivaient, avec leurs jeans larges d'秋葉系/ Akibakei (en gros, ringards d'Akihabara) ou leurs tenues d'apprentis Shibuya, style Janizu/Ayu).
C'est vrai qu'ils sont ringard, ici. C'est pire que Montparnasse avec ses tribus de blancs habillés comme des blancs qui imitent les blancs qui font du RnB en imitant les noirs. Vous voyez ce que je veux dire ?


Débarquer à 渋谷/Shibuya après avoir traversé 池袋/ Ikebukuro, c'est un peu comme passer de Montparnasse à ... désolé, on n'a pas ça à Paris. Comme je vous l'ai dit déjà, Shibuya, pour moi, c'est comme de l'énergie vitale.
Quand on est à 新宿/ Shinjuku et qu'on n'a pas de sous, c'est dure, car il n'y a alors pas grand chose à faire (on peut quand même s'y promener, il y a en fait beaucoup à y regarder/voir). A 六本木/ Roppongi, à moins d'être un puceau hétérosexuel à peine seuvré qui veut se faire "de la" Japonaise, sans le sous, il n'y a rien à faire. A 秋葉原/Akihabara, à moins d'être un puceau "geek" décidé à persévérer dans la musculation du poigner (garçon) ou du majeur (fille), sans le sous, il n'y a rien à faire.


渋谷/ Shibuya, c'est différent. C'est un quartier vivant. C'est jeune dans ce que je préfère de la (ma) jeunesse : c'est terriblement con. Ici, on drague, on couche certainement, on se montre, on mange, on chante, on boit, on exhibe son bronzage. Ici, la rue n'a pas d'âge. On croise même des 30naires qui ne se la pêtent pas, les cheveux lachés et le bras en travers du dos d'une jeunette de 20 ans, tous les deux se poilant de l'on ne sait quelle blague : ça fait tellement de bien, voir des japonais qui rient, qui vivent.
Qu'importent qu'il y ait comme partout ces チンピラ/ chinpira (tête de con), avec leur bronzage, leurs cheveux longs et leurs costumes noirs, leurs chaînes en or, qui cherchent à vous entrainer dans des bars à hôtesse. Ici, il y a de la vie, et l'on y croise avec nostalgie les regards héberlués des touristes qui y débarquent pour la première fois. Unique.
J'ai retrouvé Jun et nous sommes allés à l'exposition パラハ国立美術館展/Musée National de Pragues : une exposition des collections flamandes du XVIIème siècle, autours de Jan II Bruggel et Rubbens. Magnifique, tout simplement. J'ai pu expliquer ici clairement la différence entre la peinture "post" renaissance et les innovations "baroques" que Rubbens a rapporter d'Italie. Plus quelques éléments d'histoire religieuses. J'ai repensé à l'exposition Rubbens, à Londres, que j'étais allé voir il y a deux ans avec Alain, particulièrement 3 ou 4 toiles représentant chacune la même scène de la déposition au tombeau, peintes à quelques années d'intervale et la transformation du corp du Christ en un véritable cadavre, désincarné, lourd et inerte, vidé de toute énergie. Glauque. J'avais ressenti en voyant cette évolution, et le choc de la plus noire des 4 toiles, comme un évident contact avec la définition même de l'art baroque : le peintre a utilisé toute sa technique possible afin de "me" faire mal, de me toucher. C'était réussi. L'art n'est pas fait pour être beau. Il est fait pour toucher. Pour faire mal, pour faire pleurer. Pour faire chanter. Pour faire rire.
On est allé ensuite manger des spaghettis, puis on est rentré. Il était 23 heures.

vendredi 22 juin 2007

Minimini tsuyu

Pluie sur Tôkyô depuis ce matin : c'est pas grave, je travaillais. Des élèves de niveau avancé, ce qui était plutôt agréable : le temps est passé très vite. Demain, je travaille dans une autre école. Et comme je commence à 10 heures, je finis dans l'après-midi. Jun et moi allons donc en profiter pour aller au musée.
Je suis assez remonté intérieurement contre sa société qui a changé le système informatique : il finit désormais tard le soir et avec mon emploi du temps, j'ai le sentiment de le voir comme un voleur... ! Enfin, tout a un temps. J'avais l'habitude toujours, le mercredi quand il vient, de préparer le dîner dans l'heure qui précédait : ce n'était pas grave, finir quand il était là. Ce temps a changé.
Je n'ai pas vraiment tenu à me promener par ce temps, je suis rentré. Il fait très chaud : nous sommes dans Tsuyu, officiellement. Voilà bien une curiosité : les mouvements des saisons sont "décrétés". Le Directeur de la météo s'est excusé pour avoir "ouvert" la saison des cerisiers avec 3 jours d'avances, avec une "fausse prévision". Cela a l'air de rien, mais l'industrie du tourisme local repose essentiellement sur ces saisons. Imaginez : vous réservez un hotel très cher à Kyôto pour voir des cerisiers en fleur et... malheur ! c'est la semaine prochaine ! Les excuses ont revêtu un caractère publique. La même agence en ce moment s'arrache les cheveux : c'est tsuyu, ou c'est pas tsuyu ? L'an dernier, les pluies n'en finissaient pas. Cette année, ça a vaguement pleuvoté jeudi la semaine dernière, ça pleuvote aujourd'hui. Mais le reste du temps, plein soleil ! Je trouve ça amusant, ce chronométrage de la météo, au jour près, dans un pays où la moindre allusion au temps à venir nécessite l'utilisation de toutes les formules plus ou moins proches du conditionnel, les そうだ, でしょう, なりそうだ, みたい... Visiblement, la science est exempte de toute prudence et de toute politesse (modestie, disent les Japonais). Tsuya, ça commence à telle date, point. Quitte à 大変申し上げます ensuite...
J'ai regardé Ségolène Royal sur LCP. C'est quand même une sérieuse révolution... Non, pas Ségolène, internet ! Je ne peux plus l'encadrer... non, pas internet, Ségolène ! Quand au futur premier ministre ou président Socialiste, je crains de savoir qui c'est. J'ai bien connu, et avec d'autres du même courant, j'ai pratiqué cet apparatchik total, pur produit des grandes écoles et dont les réseaux de pouvoir dépassent largement sa modeste place de député maire d'une ville de 2ème couronne de la Région Parisienne. Il a presque mon âge (43 ans, je crois). Je redoute... La fenêtre est ouverte. Il est presque 8 heures.
J'espère que vous avez aimé mes photos de la mer. J'ai pensé à vous tous, et je me suis dit que ça vous ferait plaisir.
Je soir je ne vois pas Jun : il quitte vers 7 h 30, ça le mettrait à 9 h 30 chez moi, et demain je dois sortir travailler vers 9 heures du matin. C'est la vie, comme disent les Japonais qui apprennent le français.

Vidéo en coin : spéciale dédicace à Maru. La plus belle chanson de The Cure pour toujours. J'ai acheté le disque à la sortie, c'était à chialer, et j'en ai chialer tellement les textes de cet album, croisement hybride de new wave et de guerre froide électro-nucléaire, hanté par la fin du monde, étaient... Ils auraient mieux fait d'arrêter après ça...
Cette vidéo première mouture date de 6 mois avant la sortie de l'album Pornography, en juin 82.

jeudi 21 juin 2007

Jeudi ramollo/vélo

Qu'est-ce qu'on peut faire un jour de congés quand on se lève vers 11 h 30, hein ? Cherchez, cherchez... Bah rien ! J'ai donc commencer par remplir le grand sac de linge pour aller à la コインランドリー/coin laundry. Pendant que le linge baignait doucement dans son eau froide, j'ai pris mon petit déjeuner : du pain toasté (Kaiser) au beurre et à la confiture. Il était un bon 13h quand j'ai eu fini tout ça. Ouf. J'ai fait un peu de rangement. Il faisait vraiment très très chaud, malgré le vent.
Je suis sorti vers 15 heures et j'ai pris mon vélo. Je voulais voir la mer, enfin, de la Baie de Tôkyô, voir un petit morceau du Pacifique. J'habite à 10 minutes de la mer... enfin, de l'Océan. C'est un truc que je trouve incroyable à Tôkyô : on ne voit jamais la mer quand à Yokohama la ville semble entièrement dessinée pour l'embrasser : la ville est ouverte sur la mer.


J'ai bien du passer 3 heures au grand parc 葛西臨海公園. J'ai d'abord longé cette étrange rivière qui longe la rivière Ara. Il y a une longue piste cyclable. On arrive enfin à cet espèce de "périphérique infernal", avec ses 3 à 4 niveaux d'autoroutes plus ou moins express, ses sorties et ses entrées, une ligne de chemins de fers et un double pont pour piétons qui semble clore l'estuaire de l'Ara, véritablement barée sur une centaine de mètres par cet amoncellement de ponts. Un bruit de fond de voitures, un train qui passe, on passe "là-dessous" en ayant une pensée émue pour le tremblement de terre, oulala faukeujmedépèch, et d'un seul coup, de l'autre côté, la piste continue mais l'air a changé d'odeur, le vent se fait frais, iodé : l'horizon se dégage.
Sur l'autre rive, la grande pale de l'éolienne tourne tranquilement à la pointe de l'arrondissement de 江東区/Kôtô-Ku et domine une bande boisée verdoyante d'où émergent pourtant quelques usines et autres infrastructures dont l'une, métallique et brillant au soleil attire mon attention.江東区/Kôtô-ku continue bien loin en avant sa courese sur la baie en se prolongeant d'une Île. C'est par là qu'il y a une des discothèques les plus "top" de Tôkyô, avec ses 3 pistes, ses salons, sa piscine et ses jardins. Dimitri From Paris, Tôwa Tei pour ne citer qu'eux, y ont "mixé" et inspiré des soirées. Moi, je ne suis pas de 江東区, mais de 江戸川区/ Edogawa. Juste en face. En allant vers 千葉/Chiba. Que voulez-vous, je garde jusque dans Tôkyô mon côté "est".

Il faudra que je vous parle un jour de 江東区 qui est un des arrindissements que je connaisse et que j'aime le plus, avec ses canaux, ses rivières.江戸川区, bien que ce soit encore Tôkyô, ressemble plus à une ville de première couronne, un peu comme celle où j'ai passé 10 ans, Bondy.
Je continue d'avancer et comme je l'ai dit, de mon côté la mer est plus proche. Il y a un parc mais on ne peut guère le voir : plutôt un espèce d'entrepôt avec des carcasses de voitures, des arbres et quelques immeubles. Je continue, et j'arrive à un virage. Là, c'est vraiment la mer, seule une petite bande de terre, une île, limite vaguement le paysage, mais si peu : on voit très loin.
Je continue et désormais je vais traverser un parc immense, avec ses bassins, ses arbres, ses observatoires pour regarder des oiseaux sauvages : cet endroit a en fait été, comme partout ailleurs, gagné sur la mer et on y a entretenu des marécages où différentes espèces se reproduisent. Par moment, vous ne pouvez imaginer tous les cris d'oiseaux que l'on entend, et on se dit qu'avant les hommes, le monde pouvait être tout aussi bruyant qu'aujourd'hui...
Je me suis assis longuement, plus tard dans un autre endroit ai fait une petite sieste. J'aime dormir dehors : en cela, je me sens terriblement Japonais dans le sens où ici il n'y a aucun tabous pour mettre une petite serviette sous sa tête et dormir n'importe où.

Il y avait sur le pont qui même à la petite île des jeunes qui jouaient à une jeu que je ne connais pas. Mais ils étaient terriblement drôles. L'île "fermait" toutefois, et un message rompit le silence, doublé ailleurs d'une musique d'au revoir. Eh oui, le Japon est aussi le pays de la pollution sonore.
Je suis parti quand j'ai commencé à avoir froid : le vent était très fort. Je suis rentré en passant par le supermarché. J'ai dîné. Je suis ressorti vers 22 h pour aller à la gym : ça me fait un bien du tonnerre. Demain, je me lève tôt...

mercredi 20 juin 2007

Il fait merveilleusement chaud


Mon bus, vers 13 h 00.


Quelle belle journée. Couché à une heure pourtant, je ne m'étais levé qu'à 11h! Un côté rapé/plié, journée perdue. Heureusement, j'avais un peu de "paperasse" à faire, d'abord du côté de la "mairie" de l'arrondissement d'Eodogawa (étaler mes impôts locaux). Ca ne prend pas longtemps mais c'est à l'autre bout, vers 新小岩/ Shin-Koiwa. Bof, petite ballade en bus. L'employé municipal a été très gentil. Je les ai regardé tous travailler, l'organisarion est très différente de la France : le servive était donc le services des impôts municipaux. On peut tout y discuter et la décision est immédiate.


Gare de Shin Koiwa, vers 14 h 30.

On voit une miriade de fonctionnaires s'affairer : le "back-office" est sur place bref, à chaque fois que j'ai eu affaire à la fonction publique, ici, tout seb règle dans l'heure. On doit juste passer parfois d'un guichet à un autre pour "suivre" le dossier en cours de traitement. Mais c'est incroyable de rapidité, comparé à la France où certaines formalités nécessitent plusieurs déplacements. Je trouve que l'organisation est ici plus efficace.


Dois-je les présenter ?

J'ai quiité la mairie et constaté à quel point le corp s'habitue vite à la douceur de la climatisation. Dehors, il faisait vraiment très chaud. Ca ne pouvait mieux tomber : un bus est arrivé juste à ce moment là, ouf ! Retour à la climatisation. Arrivé à la gare, le terminus, j'ai rechargé mon PASMO et pris le train, direction Shinjuku. Le trajet en Sôbu est quand même plus sympathique qu'en Tôzai... En train, on voit le ciel, grande différence.
A Shinjuku, direction ma banque. Je ne me suis pas attardé à Shinjuku, le quartier ne m'inspire plus guère. De plus, l'extrème droite vômissait sa prose. Au Japon, l'extrème-droite s'exhibe partout. La gauche en a peur : les assassinats politiques (de journalistes, d'historiens) existent et les intimidations sont fréquentes.


Passage vers Yoyogi. 16 h 00.

J'ai marché; 代々木/Yoyogi; 千駄ヶ谷/Sendagaya. Je me suis promené dans cet "arrière quartier" où à l'ombre de la Grande Mama Docomo se lovent de petites maisons tranquilles, le grand parc, des rues qui montent et descendent. Quelle lumière, aujourd'hui ! J'ai ainsi pu retrouvé mon petit 神社/Jinja préféré, avec sa scène pour le 狂言/Kyogen et le 能/noh. Sur un terrain relativement petit, un vrai havre de verdure comme coupé du monde. J'ai continué ma promenade et j'ai finalement repris le train. Je devais aller à 飯田橋/ Iidabashi reprendre une carte de bibliothèque à l'Institut.
Puis, direction la gare à nouveau, pour prendre le métro cette fois. Petit stop à 日本橋/Nihonbashi pour acheter du pain chez Kaiser. Jun vient diner tout à l'heure. Je suis rentré à 19h avec le sentiment d'avoir bien profité de ce qui représentait pourtant des corvées. J'ai beaucoup marché, ça m'a fait beaucoup de bien. En fait j'adore la chaleur.

La Tour Docomo, vers 16 h00.


Dans le bus, je regardais les maisons, les jardins défiler sous mes yeux et je me suis dit que ce sont des formes qui me sont désormais bien familières. A Shinjuku, j'ai vite eu envie de partir, sensation de déjà vu et revu : avec la chaleur, les voitures... et comme il n'y a pas de terrasses, finalement un gros quartier quasi insupportable. Bref, un vrai quartier de nuit.
A la maison, ici, il fait bien bon... je suis allongé, un un courant d'air me caresse le dos.



Yoyogi, derrière Shinjuku, 15 h 30. Ah, les passages à niveau...









Pour comprendre Tôkyô : voilà. Oui, il y a des tours, mais c'est essentiellement une ville basse, aux rues étroites. Ici, Sendagaya, derrière Shinjuku, vers 16 h30.








"Mon Jinja".







Je n'ai jamais autant regardé les fleurs que cette année. Si, peut-être aussi dans l'enfance. J'adore les fleurs...







Le sanctuaire lui-même.







De timides voeux...