mardi 27 novembre 2007

C'est le pied, mais ca ne l'est pas


Le titre de ce poste est grammaticalement parfait. Je me suis foule le pied samedi soir dans le grand escalier du metro qui descend sur la ligne Tozai, a Nihonbashi. C'est le pied. Parallelement, j'ai perdu mon "nouveau travail" (et en fait, ca me ravi...). Bref, ce n'est pas le pied. Donc, c'est le pied mais ce n'est pas le pied. Je remplace le deuxieme pied par un pronom et cela cree un truc bizarre (Boris Vian, grand specialiste et maitre pataphysicien, en a produit un grand nombre dans l'ecume des jours, sous forme de zeugme, produisant un effet de mal de mer assez prononce par moment...). Le francais, c'est une langue ou la grammaire n'a de raison que pour produire du sens (semantique). La grammaire est la base meme de notre langue. J'ecoutait sur France Culture un ecrivain rappeler que pour Shakespeare, on peut trouver des centaines de noms de fleurs quand chez Racine on se contentera du simple nom de fleur. Et que pourtant c'est chez Racine que la langue se deploiera dans toute sa saveur. Lisez Proust, le vocabulaire ne represente pas la difficulte principale. Peut etre meme vaut-il mieux bien d'abord maitriser l'histoire de l'art, l'histoire politique ou l'histoire sociale avant le vocabulaire. Mais si vous ne maitrisez pas la ponctuation; mais si l'art des transitions et des outils de respiration vous est etranger; mais si la grammaire, cette boite a outil du sens, vous est peu familiere, alors, oui, alors, vous voila devenu infirme dans cet univers qui vous depasse. Cet univers de la couleur et de l'infinite de nuance de l'ecrivain. Et vous voila tel un aveugle, incapable de distinguer les formes qui se cachent derrieres des ombres et des lumieres que vous ne percevrez que comme de nouvelles complications. Je dis Proust, mais il en serait de meme avec Gide ou Balzac, Genet ou Duras. Ah, Duras, comprendre les silences qui se cachent derriere les mots de ses Barrages contre le Pacifique...
Le temps passe et le train aussi. Le prix du petrole est monte de trois dollars et mon frere au 5eme etage. Elle avait mis la table et une robe rouge fushia. J'ai devore le journal et un gateau en tapant un courrier et la joue du gamin qui n'arretait pas de me faire marcher du cerveau et dans la rue.
Grammaticalement parfait.
Bref, c'est le pied mais ca ne l'est pas.
Je vous raconterai plus tard.
J'ai donc une jolie entorse (je suis victime d'une entorse au pied et au reglement, ha ha ha) et je n'ai plus de travail (en fait, si, ca arrive doucement). Et le soir ou j'ai appris qu'"on ne voulait plus de moi", j'en ai oublie mon velo devant Maruetsu. Et il s'est donc fait embarque par la fourriere...
Mauvaise semaine... "sombre dimanche", disait Damia.


La nouvelle semaine commence beaucoup mieux : NOVA fait officiellement faillite le 30 novembre. D'ici 6 mois, je vais recevoir 80% de 3 mois de salaires impayes (sept, oct et nov...). Je ne pensais pas perdre mon travail, mais bon, ce n'est pas grave : j'ai pris un credit (que je rembourserai quand arrivera la fameuse somme, assez consequente) et j'ai achete un nouvel ordinateur.
Ca fera sourire mes amis...
Un imac 20' 2,4 mhz avec clavier et souris bluetooth... Il devait incarner le nouveau palier, la nouvelle etape... pas grave, une etape nouvelle a bel et bien ete franchie. Du coup, ne m'en veuillez pas de mon orthographe : je ne peux plus ecrire les accents. Je pourrais avoir recours au correcteur automatique, mais alors c'est pire : les accents lies a la grammaire disparaissent (sur les a, les ou, les e des participes passes...) et cela me semble encore pire pour la raison expliquee plus haut.
J'ai un nouveau mac... je garde l'ancien bien sur. Mais ses delais de traitement pour les photos, les videos, ses difficultes aussi a traiter plusieurs taches lourdes... Ca m'a fait bizarre, cette grande boite qui est arrivee le premier jour de chomage... Et puis non, je ne suis coupable de rien, et ca ne change rien au fait que j'attends beaucoup d'argent das quelques mois. Bref, le chomage a casse la frime, il me reste l'outil, superbe, rapide. Et les albums photos a venir, les videos, etc. Ouvrir iPhoto prenait parfois 3 minutes (j'en stocke environ 22.000) et corriger une photo declenchait parfois le petit moulinet orange... Ouvrir iTunes prenait une minute (60 Go) et alors, les deux applis en meme temps, en surfant sur le net et en compressant une video (eh oui, il m'arrive de faire tout ca a la fois...), ben... La, c'est incroyable, c'est vraiment instantane !
Mon licenciment ne m'a pas empeche d'aller me promener a Takao. Il faisait beau, tres beau meme. Takao, ce n'est pas bien loin, une heure de train a tout casser, mais c'est deja la campagne, et puis c'est une grande promenade sympathique, un vague cote initiatique : le mont monte, monte, monte... On est au milieu d'une foret, on oublie la ville et ne pense qu'a monter, monter, monter... ca ne s'arrete pas. Nous avons emprunter a l'aller comme au retour d'autres chemins, plus "aventureux", et c'est vrai que celui du retour (la route numero 3) ressemble bel et bien a une aventure. Nous avons pu admirer les premiers erables rouges (紅葉), j'ai repense a Kyoto il y a trois ans. Oui, il y a deja trois ans...
Je pense que c'est cette promenade qui a sensibilise mes chevilles. Et ce sont mes soucis professionels qui m'ont distrait l'espace d'une seconde. Mon corp s'est rappele a mon esprit : redescend sur terre... Mon pied a trinque mais quand j'y repense, j'ai vraiment loupe une marche et j'aurais pu me faire tres mal dans ce tres grand escalier... Alors, une foulure...


J'ai recu hier la decision finale du directeur. Il "ne peut pas me garder". C'est interessant car pour tout dire, si je ne m'etais pas tordu le pied, c'est moi qui comptais lui ecrire : je ne voulais pas rester. J'aurais du me fier a mon instinct : il n'y avais pas de lumiere dans l'ecole la premiere fois ou j'y suis alle. C'est lui qui m'a contacte et recontacte, vu ce que devenait Nova, j'ai dit oui. Et puis j'etais fatigue de courir apres les recruteurs. Je voulais tenter autre chose. Je n'ai pas eu tort et pour tout dire, je n'ai pas le sentiment d'avoir failli. J'ai fait comme j'ai pu avec le temps qui m'a ete imparti, le quasi non-training et le manuel qui n'en est pas un que l'on utilise dans cette ecole, ainsi que la methode d'enseignement contraire a des principes elementaires de FLE (a cet egard, malgre son format tres batard, NOVA en etait bien plus respectueux, et cela n'empechait pas les etudiants de parler environ 60/70% du temps, et sans avoir recours au japonais). Je suis persuade d'avoir fait de bonnes lecons les deux derniers jours (soit les 9emes et 10emes jours). Comme chaque classe est unique et ne vient qu'une fois par semaine, je ne sais pas bien comment il eut pu en etre autrement... Le directeur a demande aux etudiants s'ils voulaient continuer avec moi. J'avoue que c'est sur ce point que ma decision de ne pas travailler dans une telle ecole a ete prise. Meme a Nova, je n'ai jamais entendu parler d'un tel truc... Il m'est arrive de faire des mauvaises lecons. Mon chef, Christophe, me prenait a part. On demontat mon plan de cours, on traquait l'erreur : trop de vocabulaire, pas assez d'exercice, objectif de communication (c'etait le but de NOVA) trop flou, plan de lecon mal maitrise... Eh bien meme apres ce genre de moment laborieux, vexant, fatiguant, Christophe trouvait toujours le moyen de me dire qu'il avait malgre tout aime tel ou tel truc, que mon appli etait bien trouvee, que tel autre cours etait vivant. Je n'ai pas eu droit a cela.
C'etait une ecole avec Cherie FM en fond sonore dans l'entree. Ou de l'accordeon.
Je n'ai aucun regret. Cette parenthese m'a permis de sortir de la "fin de NOVA". Et puis un autre ex-NOVA, parti lui en septembre, a ete licencie de son nouveau travail une semaine avant. Il est en proces, lui. Nous soupsonnons vaguement sa patronne de ne l'avoir embauche que pour coucher avec lui. Et comme il est PD...
Il y a une abondance de profs disponibles, certains en profitent. Mais les specialistes s'accordent a dire que l'an prochain, c'est le contraire qui est a redouter : NOVA etait le robinet a visas...
Pendant que je vous ecrit, il y a de l'eau glacee qui degouline le long de mon pied... J'ai visite un hopital pour la premiere fois. L'hopital de Kasai est grand, vaste et clair, moderne. Je pense que des chambres ont peut y voir la baie. J'ai paye les frais d'inscription de 2.100 yens, mais le reste des soins etaient tres abordable. C'est remarquablement propre, tres bien equipe. On m'a donne des medicaments : je pense qu'en France on m'aurait donne les memes (un anti-inflammatoire non-steroidien et un inhibiteur de la pompe a proton COX2 pour eviter que l'anti-inflammatoire ne detraque l'estomac). Je ne peux pas prendre l'imhibiteur (qui est incompatible avec mon traitement). Et une bande compresse pour maintenir le pied. Je vais deja beaucoup mieux.
Alors, que me reserve donc cette semaine...

mardi 20 novembre 2007

Yoyo...


Un très joli parc au nord de Tôkyô, 六義園/ Rikugien, dimanche dernier en début d'après-midi. Les teintes de l'automne, bientôt celles de l'extrème limite, le rouge des érables et puis, sans qu'on s'en soit vraiment rendu compte, la désolation de l'hiver dont la chute vertigineuse des températures nous donne, déjà, comme un avant goût.

Sur Tôkyô, le temps est plutôt beau en ce moment. Il y a bien quelques passages nuageux, leurs pluies sporadiques mais, dans l'ensemble, le ciel est très clair.
J'envoyais un mail hier à mes amis, bien au chaud dans le métro, et je m'exprimais ainsi,
"Il fait froid... moins que chez vous mais la nuit on descend a 3 degres... On a toutefois du soleil, ca aide. Et du grand soleil d'hiver... Je suis dans le metro, je viens de franchir le pont de la riviere Ara: la mer sur la baie est couleur de plomb, un gris profond. C'est vraiment l'hivers.
Beaucoup de travail de prepartion a l'ecole mais ca se passe bien. J'ai eu vraiment tres peur. Financierement c'est hard mais eclaircie en vue. Mon nouveau poste est mieux paye. A partir de janvier... Nova me doit 3000 Euros. J'en recupererai 80% dans 6/8 mois.
Je ne travaille pas le dimanche. De mon experience, je suis maintenant contre le travail du dimanche et les jours feries et meme la nuit: vivre c'est d'abord partager. Depuis un an j'etais prive du rythme de la societe, de la tranquilite du temps arrete du dimanche et des cris d'enfants dans les parcs. Du vrai repos du temps arrete dont on est prive quand on se "repose" en semaine. Mon ecole est dans un quartier "normal" de Tokyo. Je commence a avoir des envies de demenagement. Peut etre pour l'ete prochain. Un appartement plus proche de l'ecole, plus "central". Mais la ville est si vaste et les ambiances y sont si differentes... J'ai le temps avant d'avoir le coup de foudre. Et puis ca coute cher... Mais en fait cette histoire m'a donne le sentiment de la duree... Je fait des projets. Le nouvel an, ce sera, encore, Kyoto.
Je me dis qu'a 42 ans je ressemble au reve que je faisais en pensant a moi, plus tard. J'enseigne, je vis au Japon, j'ai un copain...
Bon, ecrire avec un mobile c'est pas evident! Bonjour a Londres, Marcq-en-Bareuil, a Choisy-le-Roy et Ris-Orangis, a Lisbonne.
Bises de Tokyo
Suppaiku"
Sapin de noêl high-tech à Omotesandô Hills.

Je vous le laisse tel quel, sans les accents bien sûr puisque mon keitai en est dépourvu, ni aucune correction d'aucune sorte malgré le style propre aux emails envoyés sur un portable, ce style un peu concis-excusez-moi-ça-fait-mal-au-doigts-de-taper-avec-
deux-doigts-mais -j-essais-de-faire-des-phrase-quand-même.
J'ai titré "yoyo" parce que l'école, ce n'est pas tout rose non plus. Ben, disons qu'on n'a pas rien sans rien... (ou le contraire, ôtez-moi ce doute...). Je passe pas mal de temps à éplucher un "manuel", à préparer mes cours à partir de ce "manuel" (dont le style et l'usage ne sont pas toujours évident puisqu'il n'y a aucun guide d'objectifs léxicaux ni grammaticaux et qu'un parti pris pour le "français parlé" oblige à calquer l'expression sur ledit manuel : "est-ce que vous allez au cinéma ?"; on ne parle plus vraiment comme ça, la forme en est-ce que tombant en désuétude au profit du style direct...), bref, pas mal de travail et finalement, le baptème du feu en ce moment, avec ses hauts et bien sûr ces bas : j'en ai accumulé 2 hier et cela me met le moral au plus bas (d'où le yoyo). Le stress accumulé ces deux derniers mois à NOVA n'aide pas, loin de là... J'ai l'impression d'avoir perdu mon sourire hier soir, j'ai refait des rêves étranges... Le matin, j'ai fait un "pâté" : le prof qui parle beaucoup. My mistake, un cours non maîtrisé. Le soir, une élève qui s'est plainte, elle ne me comprenait pas. Et c'est vrai que, focalisé sur l'épluchage des leçons, sur le bon déroulement de la leçon lié à cette bonne préparation j'ai oublié un truc dans la "méthode", et l'étudiante s'est estimée lèsée. Elle s'est plainte.
J'ai bien entendu eu une discussion avec le directeur dont j'ai bien entendu accepté les explications d'autant qu'elles étaient fondées (j'ai mal fait un truc...), et j'ai eu droit aussi au rappel du motif pour lequel il s'est séparé d'un de ses professeurs. Une étudiante s'est elle aussi plainte une fois à NOVA, une seule fois (c'est un bon chiffre). La différence est que toutefois, à NOVA, après un brieffing/rebrieffing assez fastidieux, la conversation s'est conclue par un "ce n'est pas grave, j'ai aussi eu de bons retours". Cela n'a pas été le cas hier soir et cela me donne l'impression d'être sur un siège éjectable. J'ai déjà accepté d'être "sous payé" deux mois (ma période d'essai) et d'avoir un statut (vacataire) extrèmement précaire, ça accroit l'impression... Bref, sur cette "mésaventure", je ne concluerai pas que "c'est la vie"... Je repense à Odile, à sa façon de voir les choses. Je crois qu'elle voit juste.

Même parc que précédemment. Ne pas travailler le dimanche, c'est partager le rythme commun.

Elle va arrêter de travailler en janvier. Alzeimer. Ca me fiche une peine pas possible de savoir qu'elle va quitter BNPP, le travail. Ca a été une femme active, elle a toujours travaillé et d'ailleurs elle travaille toujours malgré la maladie qui avance, avec ses rémissions et ses retours. Elle m'expliquait la dernière fois que depuis un an toutefois, malgré une augmentation régulière des doses, son traitement avait cessé d'agir efficacement, qu'elle était de nouveau prise par cette sensation de ralentissement, qu'un rien la fatiguait nerveusement, le transport, l'agressivité des gens dans les espaces publics. Je revois cette femme, sa démarche ralentie, ses gestes comme mesurés et puis parfois aussi ces poussées d'énergie, ses éclats de rire. Et aussi, son intelligence du métier, son esprit analytique précis, sa façon de poser un "produit" (une transaction) à plat pour en saisir la logique, trouver la faille. On s'entendait bien car j'ai cet esprit là, aussi, mais mois en sens inverse, moi, j'ai plutôt l'esprit déductif. Tous les deux, on a résolu pas mal d'incidents récurents car après qu'elle ait eu expliqué la mécanique, je replaçais ladite transaction dans son contexte global et je déduisait assez rapidement des évènements possibles. Le tout alternant avec des conversations sur la musique baroque ou tel ou tel écrivain, notre pose thé l'après-midi. Nous n'allions pas à la machine à café, non. Et puis, sur l'histoire du produit, Odile, c'était une mine : elle a vu les swaps et les forex dans leur berceaux, quand ce n'étaient encore que des documents papiers, un peu inédits, avant qu'ils ne se démultiplient en ces millions de transactions quotidiennes qui font que la masse de papier en circulation représente à peu près cent fois la richesse réelle.
Le capitalisme financier, c'est un métier palpitant car il raconte mieux que beaucoup de choses ce qu'est l'histoire des hommes. Si vous en avez l'occasion, visitez un jour une salle des marchés. Celle d'une grande banque, un grand plateau ordinaire, avec des centaines de traders excités devant leurs 4 écrans qu'habitent des courbes, des dépêches et des programmes eux même inscrustés de courbes, fromages et écrans de saisies, occupés en permanence à téléphoner et recevoir un, deux, trois coups de fils, leurs bureaux encombrés de papier brouillons sur lesquels ils dessinent des trucs aléatoires avec le stylo qu'ils machonnent, ces traders qui parfois d'un coup s'interpellent, une agitation se créée, ou alors qui ne s'interpellent pas mais avertissent discrètement ceux de leur équipe, on est en concurrence aussi, ici : les amis ne comptent pas dans ce monde de l'instantanné, du meilleurs prix/pris, de la marge calculée au millième près; et puis il y a ce flot d'informations en continu, déversées sans arrêt par les écrans plasma, BBC News-CNN-Bloomberg-LCI..., le monde qui se répend dans cet espace de l'économie réelle du monde : ici, on ne décide rien, mais on créée la richesse de ceux qui décideront demain si vous gardez votre emploi ou pas.

Le nouveau visage de Yûrakuchô, à côté de Ginza. Le métro. Désormais, une excroissance ultramoderne qui part de Ôtemachi avance en direction de Ginza.

J'ai adoré travailler en salle des marchés. Ca va vite, et cette vitesse est le coeur de la tragédie humaine. La première fois, j'ai repensé à la faillite des Bardi, cette famille dont on étudie (étudiait?) la banqueroute au 14ème siècle, à Paris, en DEUG. Ils prêtaient de l'argent à l'Europe entière et puis, au 14ème siècle, inflation, dévaluation et insolvabilité des grandes couronnes (la Française, l'Anglaise) et voilà qu'un "comptoir" fait faillite et avec c'est toute la maison qui est tombée. A cette époque, le capitalisme se contentait des lettres de cachet (ancètre du compte chèque moderne, doublé d'une possibilité de rachat du cachet à un prix différent de sa valeur), les emprunts et les contrats de commerce (ancètres lointains des "futurs" : les marchants finançaient l'armement d'un bateau, les marchandises rembourseraient les frais...). Les Bardis ont fait faillite, les Médicis ont inventé la filiale ! Que l'une d'elle fasse faillite, cela ne gène en rien le reste de la société! Nous de cessons depuis des centaines d'année d'anticiper notre richesse à venir et nous avons fait de cette anticipation le coeur même du monde présent. Ca donne le vertige : il faudra bien rembourser un jour... Ca s'appelle un Krach. C'est la dernière obsession de Rocard le schizophrène (cette hantise ne l'empêche pas de remettre bientôt un rapport à Sarkosy).
Tout ça pour dire qu'avec du recul... c'est Odile qui a raison, ma psy disait la même chose et mon père avant elles. Comme dit ma mère,"c'est toi qui voit". J'y vois très clair.

jeudi 8 novembre 2007

Flemme d'écrire...

... mais pas de communiquer ! Alors aujourd'hui quelques photos uniquement, de tout et de rien, quelques traces de ces derniers jours, entre noel qui s'installe, l'automne qui est bien là, le plaisir des dimanches retrouvés, les bons repas partagés -que je les ai préparés où que je les ai pris au restaurant-, mes nouvelles habitudes dans le quartier de Ebisu où je commence à travailler.
Je vais bien. Je récupère du stress intense des derniers mois. J'ai pas mal de travail mais c'est très stimulant. L'école est petite mais j'aime déjà l'ambiance de classes, d'école. Ne pas être un étranger importé pour plaire à quelque capricieux/se. C'est beaucoup plus sérieux, l'ambition est différente. Je suis allé travailler deux heures pour la première fois à la Maison Franco-Japonaise à deux pas. Il faisait beau dehors et le soleil éclairait la salle de lecture.
Je vous laisse à ces quelques photos. Et comme toujours, vous pouvez les agrandir en cliquant dessus !

feu idrant

rose thé (japonaise)

noël déjà

couleurs d'automne

cuisine japonaise

à la maison, cuisine vitesse

couleurs d'automne

Maison Franci Japonaise, Ebisu

Marrant, devant la gare de Shibuya

Un dimanche à Tôkyô

Pourquoi donc je n'aime pas notre époque... ? Publicité pour une carte de crédit.