vendredi 29 février 2008

葛西, vendredi 29 fevrier 2008

Mal de tete alternatif, respiration alourdie, nez qui gratte : bienvenue en Allergie.
Je suis assez heureux d'avoir trouve le temps de vous ecrire, et encore plus d'avoir recu un mail gentil d'Agnes et un autre de TB, inquiet de ma "disparition". Je pousuis mon chemin avec des hauts et des bas, en une journee, c'est incroyable ce que l'humeur peut changer... Comme je le disais hier, je n'ai pas de gout pour grand chose, mon energie n'est pas concentree, elle s'evapore. Je ne suis pas aide par mon Kafunsho / alergie au pollen. Ca mange les forces... c'est un peu comme un debut d'etat grippal qui dure... qui dure... qui dure. Mais ca va mieux car desormais ca ne perturbe plus mes nuits comme ca l'a fait en debut de semaine.
Je suis rentre chez moi hier soir, et comme tous les jeudis, j'ai fait le menage et ma lessive : je suis pret pour le week end. Je vais retrouver Jun.
Au travail, ben... l'autre interimaire va se faire un salaire superieur au miens de plus de 60%, je suis degoute. Lui, ca le fait rire.

Je me sens seul.

Je repense a ma collegue Odile... Ici, je n'ai personne avec qui parler, je ne connais personne, la langue (l'anglais) m'est etrangere. Je suis obsede par mes urgences financieres et mes envois de medicaments, il y a
des fois, je me dis que tout cela ca fait un peu trop. Si j'y rajoute que je suis etranger dans ce pays, que ma ligne de metro est bondee comme a Paris un jour de greve suivie a 90%. Alors voir ce type incompetent rester jusqu'a 10 heures le soir et au final recevoir la mega paie... Alors, voir m'entendre dire par J. qu'il me manque la connaissance de certains produits (en termes feutres) pour etre pris dans son equipe et, ce matin, entendre qu'ils embauchent une personne experimentee mais... qui ne connait pas bien les produit, ca file le
degout. Pas de la nausee. Du degout.
A l'oppose, mes relations s'ameliorent nettement avec mon chef et je vais desormais faire un travail nettement plus interessant (proche de celui pour lequel je suis considere pas assez... mais quel cretin !). Bref, ca va plutot bien puisque je vais avoir l'occasion de montrer ma valeur. Il y a des fois, si j'en avais la possibilite, je refuserai les propositions de travail des gens qui n'ont pas voulu de moi avant. Ca, ca vient de mon pere. Proletaire, mais fier de moi. Un esclave, jamais.
Avec Odile, nous bavardions de musique, d'architecture. Nous nous sommes aventures sur le terrain politique mais tres peu car nous savions que nous avancions en terrain mine (elle a toutefois ete etonnee que je vote
Royal). Mais c'est une femme de beaucoup d'esprit, parfois amusante, un peu titileuse comme j'apprecie bref, je ne m'ennuyais pas et le travail se faisait tranquillement. J'ai beaucoup appris sur le travail lui-meme,
sur la Finance.
Je suis bien loin de cela, et meme si j'apprecie de manger seul, ne meme pas me voir proposer de partager le dejeuner, meme pour la forme, ca conforte mon isolement. Je me parle beaucoup a moi-meme et ce n'est pas
ce qui est le mieux quand on traverse une passe comme celle que je traverse depuis des mois. Je prends du recul et me prends parfois a rever, a buller comme je le faisais a BNPP...
Je suis bien loin de mes pauses the avec Mulgon...
Cependant, qui dit travail plus interessant dit obligatoirement travail avec d'autres personnes... Odile me disait que je deriderait un mur... On va voir.
Bon, je dois filer faire la cuisine. J'ai ecrit ce mail pendant ma pause dejeuner, je le reprends maintenant pour le poster.

jeudi 28 février 2008

葛西, jeudi 28 fevrier 2008


La vue du bureau est exceptionnelle. Le soir, la couleur du couchant est magnifique. Ici, le MidTown.

Ca fait bien longtemps que je n'ai pas ecrit. Je n'en ai que plus de sympathie pour les soixantes et quelques lecteurs quotidiens qui visitent mon journal public et qui parfois en profitent pour visiter ici mon album photo, et la quelqu'ancien post. Cela fera 4 ans que je partage des pans entiers de ma vie. Avec le meme soucis que lors de la premiere journee. Etre honnete avec vous au sujet de ce que je ne raconte pas et au sujet de ce que je raconte, ne pas vous mentir, mais delimiter la delicate frontiere qui protege l'intimite de mes sentiments bref, ne pas rentrer entierement dans ma vie privee. Bref, me reserver le droit d'habiller pour rester dans le vrai. Contradictoire ? Je ne crois pas a l'auto-fiction, cette scorie pour middle classes des annees 90. Il y a plus de mensonges dans un deballage du moi que dans un roman de Madame de Scudery, empoule, enrobe, invente. Car il y a ce que l'ecrivant n'ecrit pas, cache par le deballage du moi conquerant et envahissant. Des origines bourgeoises, par exemples, peuvent tres bien se retrouver maquillees dans le "cool" d'un moi debride et "sincere". Du coup, l'Honnete Lecteur se retrouvera coince du cote des ringards s'il ose critique cette attitude cool et cette verite. Je me souviens de discussions au sujet de Dustan et Reimes, je me faisais traiter de reac, d'insensible a la douleur" -sic-(une fois, pas une espece d'intello post soixant'huitarde au discours d'assisatnce sociale...). Et au passage, il faut quand meme reconnaitre que les ecrivants en question, en matiere de
qualite litteraire, de recit et de vecu... Faire d'un seropositif qui passe son temps a danser, bouffer de l'extasy et se goder le nouveau heros des temps modernes, je doute tres tres fort, mais quand en plus le tout est arrose d'une philosophie de bazard, in-di-geste. Et que le type a l'arrivee devienne directeur de collection...
Et on appelle cela roman, et on appelle ceux la romanciers.
Non, des ecrivants. Ils ecrivent a l'aide d'un ordinateur et d'une imprimante, et ils ont les relations necessaires pour demultiplier ces traces de l'air du temps. Regardez aujourd'hui, il n'en reste deja plus grand chose... Quand les classes moyennes n'ont plus rien a raconter, il leur reste le discours sur la forme, et l'aboutissement est cette exploration d'un faux soi. C'est comme la TV realite : on voit tout, mais en fait, chacun sait quand meme qu'il est observe.
Ecrire tous les jours ou en tout cas le plus frequement possible, raconter dans un blog ce qu'autrefois j'ecrivais dans mon journal releve d'un autre exercice. Je ne cherche ni la performance, ni l'effet de mode, ni a plaire, ni a choquer bref, j'ecris d'abord pour moi, puis pour mes amis avec la tres difficile contrainte de savoir que je suis
lu. Pas facile...


Samedi dernier, mega tempete surprise. Depuis, ke souffre d'allergie au pollens.

Mes periodes de silence sont des periodes de fatigue. La fatigue d'acrire est une terrible maladie quand on aime ecrire. Et figurez vous que ces derniers temps j'ai meme eprouve une fatigue d'ecouter de la musique... Je suis tres fatigue en dedans. Une fatigue qui revient de loin, je crois que c'est celle de ma mere. Je serais alors en ecrivant moi, Suppaiku, capable de liberer le pessimisme de cette femme qui a experimente les mauvais traitements infliges par ses parents puis la vie difficile d'une jeune campagnarde mariee a un Algerien (pas a cause de lui, mais de la societe) et enfin le chomage d'un mari victime des grandes restructurations des annees 70 avant que le dit mari ne developpe un cancer lie a sa profession (les delices de l'amiante). Ma mere. Mon pere. Il m'arrive de lire sur mon visage l'abattement de ma mere. Et c'est drole mais c'est quand je ris que je ressemble le plus a mon pere, son large front, la grande bouche du Kabyle... Les Kabyles me reconnaissent toujours.
Bref, que je sois fatigue d'ecrire, autant vous dire aussi vite que c'est pas la grande forme. Je me souviens chez ma psy, c'etait ce que je resumais pas "entre deux". Entre mon pere et ma mere.
Il y a deux facons de considerer une situation intermediaire. En pensant "encore", ou en pensant "deja" ce qui, au gre des situations, s'avere pour l'un ou l'autre ou positif ou negatif. Si je devais donner mon impression toutefois, je balance vraiment entre les deux et il n'y a pas que du mauvais car par moment non cote
"pessimiste" m'invite a moderer mon impulsivite, a reflechir. Et mon cote "optimiste" m'aide a penser les solutions, les options.
C'est que ce n'est pas facile, etre au chomage au Japon, et maintenant interimaire. Et toujours seropositif sous traitement. Qui s'apprete a rentrer dans le systeme japonais qui ne couvre pas, comme le fait le
systeme francais, a 100%...
Vous voulez savoir... je m'admire !


De l'autre cote, le Fuji. Un plaisir, travailler dans un tel endroit. Le reste, ben... c'est du travail !

Mais ne vous etonnez pas si ce que je vis en ce moment me fatigue, vous en avez l' explication. Si vous etes remonte dedans mon blog, vous deviez avoir compris que de toute facon, je me suis lance un sacre defi, en venant ici ! Ceux d'entre vous, lecteurs plus recents, vont donc decouvrir le tableau. Certain que je connais vont jaser, la nouvelle va certainement meme circuler, ou re-circuler. C'est ecrit depuis longtemps, bref, les jaseurs... Je suis fidele au petit garcon en moi, au post adolescent qui ecoutait du rock et militait : je batis ma
vie, et ma vie est un choix. Mes heros d'enfance et de jeune adulte furent Leo Ferre, Sartre, Beauvoir, Louis XIV, Vivaldi autant vous dire, des individualites fortes, qui ont bati leur vie comme un choix, et meme
comme une bagarre.
Je ne suis pas une victime. Je l'ai deja ecrit, Beauvoir a sauve ma vie au detour d'un ete. Je n'allais pas bien dans ma tete, je devais avoir vingt ans, son journal m'a sauve. Elle m'a fait visiter le Bresil, le Candonble, les batailles de l'apres guerre. Plus tard, continuer la lecture de son journal, lire Les Mandarins, c'est elle qui m'a conduit a
Sartre, que j'avais un peu lu, mais "comme tout le monde".
Je hais "tout le monde"
J'ai decouvert chez Sartre une authentique honnetete : se decrire a travers le personnage de Mathieu - un salaud, un lache, un intellectuel bavard et inconsistant dans l'Europe de l'entre-deux guerre - releve
d'une lucidite qui nourrit toute mon admiration, au dela meme de l'oeuvre litteraire, philosophique, politique du personnage. C'est l'experience et les choix qu'il fait qui font l'Homme/ la Femme, et non des "prises
de positions". C'est pour cela que justement, on peut changer, changer parce qu'on s'est trompe, et que justement, parfois, on doit changer, changer si l'on veut rester honnete avec ce que l'on pense etre soi-meme
et la promesse que l'on s'est faite, "je suis libre de ma vie". Sartre a change a plusieurs fois, mais il n'y a aucun reniement. Admirable.
Leo Ferre est un double de moi, que je ne suis pas et que je ne serai jamais. Il dit les mots que je voudrais dire et il les dit comme je voudrais les dire. Que dire d'autre ?
Vivaldi ? Sa musique exprime tout, je dis bien tout ce qu'il y a en moi. Tout. Mais pour apprecier Vivaldi et rentrer en moi il vous faudra des annees et des annees d'ecoute de ses milliers de concertos que l'on ne
commence que depuis peu de temps a veritablement faire revivre. Vivaldi me raconte. Comme j'ecrivais a un ami il y a une semaine, "il m'ouvre le coeur tout grand".
Louis XIV... Un heros d'enfance qui m'a rendu amoureux de l'Histoire. Ceux qui me connaissent le savent, je lui dois beaucoup, a ce "Heros", comme l'appellent les operas ecrits a sa gloire. La vie m'a amene a lui
preferer Louis XV, mais... XIV! Pour XVI, absoluement rien! Oh, si, j'ai du liberer Marie-Antoinette des centaines de fois, dans mon enfance, mais bon... un truc de gosse, quoi ! Et vous ?


Les pruniers sont en fleur!

On a les heros qu'on peut. Les miens sont un peu lies au hazard. Ma mere avait longtemps achete Historia. Bien sur, Historia, c'et nul mais moi, ca m'a fait rever. La decouverte de l'Amerique, Louis XIV, la Revolution, les guerres de religions... C'est a cette epoque que j'ai appris a ne pas aimer Napoleon. J'ai depuis confirme mon aversion, au point de lui contester jusqu'a l'existence d'un style propre puisque le plus gros de ce qui fait le "style empire" est apparu dans les annees 1780. Avec moins d'or, c'est vrai...
Ferre... Que de souvenir en
ecoutant Ferre. Avec des parents pauvres, en Seine Saint Denis, on ne respire pas beaucoup la culture. Les mots du poete me faisaient vraiment quelque chose. Et ses musiques... Quand a Vivaldi, il m'hebergeait quand
j'etais seul en moi... Ca remonte a l'ecole primaire, on devait dessiner en ecoutant de la musique. C'etait les sempiternelles "saisons". Je ne sais pas trop ce que j'ai dessine.

Dehors, un grand soleil, un ciel bleu pale et un horizon plus pale encore, une temperature relativement douce mais un vent puissant. C'est le temps aujourd'hui a Tokyo. Je vois tout ca de la Tour, de mon bureau.
Nous dominons la ville. J'ai repense au film Stupeur et Tremblement. La vue est differente, mais ca fait un peu le meme effet. Le soir, c'est vraiment extremement beau.
Le contact avec la ville, entendez un centre, me manque de plus en plus. Je suis la de devoir prendre le metro 40 minutes pour venir au travail et donc ne pas pouvoir vite rentrer chez moi pour ressortir. Et si a Paris, habiter en bordure, a Gambetta ou Menilmontant, permet de profiter de Paris, a Tokyo, habiter l'arrondissement d'Edogawa donne vaguement l'impression d'habiter a Bobigny... ou Bondy. Je connais bien,
par la bas...
A Paris, ce que je goutais, c'etait les delices de la ville en velo. Les nuits d'ivresse, les jours de soleil, les dimanches apres-midi, aller ici ou aller la, bonjour Paris, me voila. En habitant aussi loin, j'ai un peu l'impression d'etre relegue. J'aime mon studio, pourtant, je m'y sens bien, en securite. C'est vraiment mon chez moi. Je donnerais beaucoup pour le demenager de quelques kilometres vers
l'ouest, dans cette Shitamachi que j'aime visiter. Juste pour pouvoir, rentre chez moi, vite me changer et pouvoir si je le souhaite ressortir, prendre mon velo, et etre a moins d'une heure de tout... J'en suis encore bien loin, et mes espoirs du mois derniers se sont reveles etre ce que sont tous les espoirs : des illusions. J'ai
tellement dechante, j'en ai tellement traverse, ces derniers mois, que comme chacun le fait en pareil cas, j'ai decolle quand j'ai senti le reel changer. Et c'est vrai que revenir a la finance, meme si cela n'est pas un reel choix, a represente ma seule sortie possible. Et la rapidite avec laquelle cela s'est fait m'a surpris. J'ai arrange ma situation, la banque m'a fait planer.
Je reste pourtant dans une situation tout ce qu'il y a de plus precaire : interimaire. Et pour etre franc, interimaire au Japon, ce n'est pas etre interimaire en France. Pas de prime de fin de contrat ni de conges
payes, meme pas la securite sociale payee par l'employeur les deux premiers mois. Tiens, d'ailleurs, c'est sur ce sujet que je commence a me demander si Clinton n'est pas finalement mieux qu'Obama, parce que l'optionnel et volontaire... je commence a bien connaitre.


Qui dit allergie, dit masque ! Votre serviteur!

J'ai du faire un vrai boulot de chiotte pendant trois semaines, pour un salaire ridicule, moins que NOVA. Cependant, celui qui m'encadre, commence maintenant a changer de comportement, car bien entendu, il a
bien fallu que je fasse des choses qui n'etaient pas prevues au milieu de mon "boulot de chiotte", et je les ai bien faites, et je les ai vite faites, et elles portent la marque d'un savoir faire evident, et elles m'ont permis au passage, en plaisantant, de dire que c'est du facile. Et c'est du mega facile. Comme il est deborde, ca l'aide. Pendant ce temps, une autre equipe a un interimaire pas sorti de la panade, et qui fait plein d'heures supplementaires, et donc il aura une super paie. Va comprendre... Il a raison, mais moi je taffe, et pas d'heures
supplementaires.
Le contrat s'arrete dans un mois. J'ai passe un CV, on verra. J'ai bien peur d'etre trop ceci et pas assez cela, voila mon probleme. Cela etant, je suis bien conscient de ma valeur, professionelle, s'entend. Et comme j'ai du l'ecrire, j'ai une fichue chance avec cet ex-BNPP Tokyo qui travaille juste a cote de moi... Mon reve, ce serait... demenager avant l'ete, entre Kiba et Kayabacho... Ca veut dire bien des choses, en termes professionels, non ?
La musique me fatigue parfois, la lecture aussi, et meme les dorama.
Pourtant, avec Jun, nous regardons pas mal de videos. Films d'auteurs francais ou "grands publics", on y prend un certain plaisir. Remis d'attaque financierement, je pense retourner au cinema.


Dans le metro. Des fois, on voit de ces choses... Elle, elle doit etre blindee et a du passe son apres midi a se faire masser dans un institut. Une momie...

Je refais un peu de japonais.
Je dois un peu me forcer car au fond de moi, comme je l'ai dit, il y a une certaine fatigue, mais je retrouve aussi de l'energie.
NOVA, ca tuait l'energie.
Je retrouve le gout de faire des choses, cela revient par petites doses. Je regarde de nouveau les vetements en pensant que c'est aussi pour moi, j'ai envie d'ecouter de la musique que je ne connais pas. C'est une seve qui remonte et qui, pour tout vous dire, s'etait tarie avec NOVA. La fin de mon contrat arrive dans un mois, je ne vois qu'un changement a venir, mais il y a comme une dynamique qui se met en place. Je retourne a la gym... J'ai aussi recu les papiers pour les salaires impayes de l'an dernier...
En fait, ca va...

lundi 4 février 2008

葛西, lundi 4 fevrier 2008


(information en passant, je viens de poster mon week end... ca faisait tres longtemps... avec en bonus pour samedi, --->un mini album photo<---).
Vous y avez acces dans le menu a gauche.


Ca y est, je l'ai fait.
Profitant de mon temps libre -je n'ai rien a faire car il me manque deux applications principales-, je suis alle dans la grande salle opposee a mon poste de travail et je vous offre ce matin sur Tokyo avec le Fuji en Guest Star, etes vous heureux ?
Moi, ca m'a fait plaisir, de le voir si bien. Et si vous regardez bien, le blanc sur les toits, c'est la neige d'hier qui a remarquablement bien tenu et s'est solidifiee dans la nuit. Voir le Fuji le matin, c'est etre assure d'une belle journee. Je n'ose imaginer de la lassitude devant le spectacle qu'offre cette montagne dont la forme et le relief epousent si bien la lumiere du soleil au point d'etre visible sous differentes couleurs... J'aime le Fuji et mon coeur palpite a chaque fois que je le vois. C'est comme ces vieilles maisons que je photographie, c'est ce que j'aime de ce pays, ce qui m'en a fait rever etant gamin. Et Tokyo est par moment une ville si grise, si monotone que voir ainsi surgir le Fuji, borde de ses montagnes, c'est fantastique. Cette ville cache ses charmes avec une adresse incroyable. Et ils sont nombreux pour qui sait les voir. Cela etant, a la tete que font les Tokyoites le matin, cela fait longtemps qu'ils les ont oublies, ces charmes...


La neige a donc bien tenu, et j'ai eu un peu d'apprehension ce matin en sortant : les Japonais ne salent pas la chaussee. Pire, ils versent de l'eau chaude qui fait fondre la neige certe, mais transforme certains trottoirs en veritable patinoire...
Cet apres-midi, je n'ai pas travaille : il me manque les deux applications principales... Je savoure...
Je vous ai confectionne l'album photo de samedi et poste ces messages. Flemme d'ecrire plus, excusez-moi. Je termine Une fille d'Eve, de Balzac et beaucoup de passages decrivent notre societe, notre president avec une precision qui donnent le frisson quand on pense que cela a ete ecrit il y a plus de 150 ans...

dimanche 3 février 2008

葛西, dimanche 3 fevrier 2008


Neige, tempete de neige, Tokyo en blanc!
Leves un peu tard encore.
Hier soir, Jun et moi avons pas mal parle d’argent. Il m’a somme d’etre econome. Je me suis montre radin. Il m’a parle exactement comme ma mere l’a toujours fait, ne comprenant pas que je puisse vivre pour depenser, sans economiser.
Ben oui, je sais…
Je le sais depuis l’ete dernier, avant meme la fermeture de NOVA, je me suis mis alors a moins depenser, a avoir de l’argent d’avance (c’est a dire un solde positif en fin de mois), mais c’etait trop tard. Ce qui est acquis en revanche, c’est que desormais je vais moins depenser. Tout d’abord mon travail ici n’est que temporaire, ensuite je suis desormais a moins quelque chose, comme me le disait Jun en riant. C’est rare, qu’on puisse parler d’argent avec moi comme ca…
Arthur est film tres mignon, j’ai ete surpris, et ca collait parfaitement avec un dimanche de neige… Le soir, j’ai fait des gauffres, comme tous les dimanches. Je me suis resolu, la mort dans l’ame, a appeler ma mere pour qu’elle m’aide a passer le mois. Vraiment la mort dans l’ame. Pas d’autre solution…
Et demain, c’est le travail… Photographirai-je le Fuji ?

Voici mon quartier sous la tempete de neige. Un phenomene rare a Tokyo, et encore plus rare est qu'elle ait tenu.
C'etait joli. Et nous, on etait bien au chaud...


samedi 2 février 2008

葛西, samedi 2 fevrier 2008


Vous connaissez le mochi, cette pate de riz obtenue par une cuisson de riz a la vapeur suivie d'un long petrissage a coup de ce qui ressemble a une enclume, destine a obtenir une texture elastique, extremement legere. On peut alors sucrer, fourrer de pate de haricot, de feve de soja, de marron ou, comme ici, de sesame noir, et confectionner des gateaux de mochi. Celui-ci, achete a la gare de Nishi-Kasai ou il y a en ce moment un stand d'une boutique de Kyoto, etait delicieux. On l'a mange en bordure de la Sumida.

Un samedi sous le beau temps et dans le froid. Leves fort tard, nous sommes sortis fort tard. Objectif, une promenade dans l’arrondissement de Chuo, sur l’Ile de Tsukishima, ou les tours d’habitation extra hautes construites au debut des annees 90 contrastent avec des restes – nombreux- de la shitamachi portuaire. Vous pouvez regarder le --->mini album photo<--- express que je vous ai concocte (petit bonjour a Berenice, voisine de ces quartiers). C'est ce que j'aime le plus dans cette ville, cette ambiance.
Nous avons prolonge notre promenade jusque Toyosu ou nous avons visite Lalaport, un centre commercial qui rappelle les centres commerciaux du monde entier. A chaque fois, j’y pense a Stephane et Helena, a toutes les fois ou nous sommes alles faire des courses, a ces espaces faits pour les familles avec des enfants. Il y avait des familles avec des enfants. Un temps lent y regne, entre course et terrasses de restaurant.

Ici, la terrasse donne sur la Baie de Tokyo…

Le quartier de Toyosu est lui un quartier assorti a cet espace. Une sorte de ville nouvelle ou on a rase les anciennes usines et les anciennes maison pour construire ce havre de consommation et les tours de grand standing qui vont avec. Un espace deshumanise a souhait, froid, vide. Les restes de l’ancien Toyosu sont eux presque depaces, sordides, comme coupes de tout. Mais heureusement, le tout se font rapidement dans l’entrelat des canaux de l’arrondissement de Koto.
Le soir, je n’avais pas envie de faire la cuisine… Je voulais regarder Hakuchi avec Jun, mais je crains de l’avoir prete (a Martin ?). On a regarde Ring 0, et j’ai ete surpris d’y voir Nakama Yukie, que je ne connaissais pas encore a l’epoque ou j’ai vu le film (une soiree Canal plus pendant l’ete 2002). Je crois que c’est mon prefere des trois.
On a emprunte des films a regarder ensemble dimanche. Volver, que Jun n’a pas vu, et Arthur et les Minimois. Il est prevu qu’il pleuve toute la journee, on a tout prevu!

vendredi 1 février 2008

葛西, vendredi 1er fevrier 2008


Vue sur Tokyo depuis la "canteen". Il y a pire...

Ma journee est terminee. J’ai enfin eu acces a ce qui me servira a travailler, un dossier Excel. C’est peu, mais c’est un debut. Je suis etonne de mon peu de fatigue : ca se passe bien. Pour la deuxieme fois ce midi, je suis alle manger a la “canteen”, une mini cafeteria pas tres chere : hier, j”ai mange le Bento marocain (un delicieux poulet parfume, du riz) et aujourd’hui un bento “chikin furai” vraiment delicieux, fraichement cuisine. Chaque fois 600 yens, ce qui est plus que raisonnable (disons 4 euros). L’endroit est ensoleille, oriente sud-est, on appercoit la baie de Tokyo, la Tour de Tokyo…
L’apres-midi est passe tres vite. Hier soir, je suis parvenu a me coucher vers 23h30.
Tout a l’heure, je retrouve Jun. J’ai fait ma lessive tres rapidement apres le travail, j’ai lance la cuisson d’une sauce pour des spagghettis. Je suis passe en express a la sortie du bureau a la boutique ou travail Nordine, un ancien Nova. Il fait des crepes, et je l’en envie presque…